Sacrée affiche ce soir à l’Aéronef de Lille ! Deux formations emblématiques dans leur style (Thrash et Death) qui, ces dernières années, se produisent plus souvent qu’auparavant dans l’héxagone, ce qui n’est pas pour nous déplaire puisque ce n’est pas tous les jours que de tels monuments du métal se déplacent de la capitale des Flandres ! Ils sont accompagnés sur cette tournée de deux autres formations qui auront la lourde tâche d’ouvrir les hostilités devant un public pas nécessairement acquis à leur cause. On en parle juste après.

C’est sur le coup de 20h30 que King Parrot, premier groupe de la soirée, investit la scène, devant un public assez nombreux, composé d’autant de curieux que de connaisseurs malgré le fait qu’un bon nombre de fans en soient encore à faire la queue aux stands de merchandising, littéralement pris d’assaut. Le propos du combo consiste en du Grindcore. Sur le papier ça a l’air sympathique, mais très rapidement le set devient ennuyeux au possible. Le frontman ne chante pas très pas bien et n’a pas beaucoup de charisme et le son est vraiment à la limite de l’audible. Certains fans sont tout de même à fond mais cette première formation n’a pas réellement marqué les esprits. Tout devient vite répétitif et les musiciens ne semblent pas très enthousiastes. Dommage.

Après un faux-départ avec King Parrot, il était temps de voir ce qu’allait donner les Américains de Prong, formation évoluant dans un registre Thrash/Groove. Ces derniers étaient présents à la grande époque de leur style, en même temps que Pantera, Sepultura, Machine Head pour ne citer que les plus connus mais n’ont pas rencontré de succès équivalent à ceux de leurs confères. Cette tournée était l’occasion de changer un peu la donne. Si le son s’avère meilleur que pour King Parrot, on sent tout de suite que le répertoire de Prong a vraiment très mal vieilli. Les titres ne passent pas très bien l’épreuve du live et que le groupe, comme son prédécesseur ne soit pas apprécier d’être sur scène ce soir.

Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses : les patrons du Thrash Metal Américains venus tout droit de la légendaire Bay Area sont présents ce soir à Lille ! Avant la montée de la formation sur scène, le public scande le nom du groupe. Les lumières s’éteignent et puis ça commence ! Dès le début, le combo nous montre qu’il est en grande forme ce soir et il va le prouver ! Les titres s’enchainent les uns après les autres, la setlist étant majoritairement basé sur Bonded By Blood, leur album culte, avec pas moins de quatre extraits, de quoi ravir un public en ébullition ! Devant la scène, c’est la guerre dans le pit ! Les slammeurs ne tardent pas à s’en donner à cœur joie non plus. Les pauses marquées par le groupe entrecoupés de petit speechs par Zetro sont un véritable soulagement ! Sur « Blacklist », les premiers headbanguent comme une seule personne tandis que « Piranha » voit naître un impressionnant circle-pit, (qui curieusement ce soir ne sont pas aussi nombreux qu’a l’accoutumée)… Sans oublier évidemment le traditionnel Wall Of Death sur « Strike Of The Beast ». En résumé, les mastodontes d’Exodus ont atomisé le public ce soir et livré une performance colossale ! A la fin du set, nombreux sont les spectateurs à sortir prendre l’air.

Curieusement, juste avant la montée des rois du Death Metal brise-nuques, le public ne semble pas aussi chaud bouillant que pour Exodus. La montée du groupe sur scène est suivie par un public silencieux et attentif. Enfin jusqu’à ce que le groupe commence à jouer et là tout le monde rapplique ! Une fois encore, c’est la folie dans le pit et les slammeurs sont encore plus nombreux ! Les floridiens sont aussi en grande forme et viennent le prouver à tous ceux qui avaient des doutes à ce sujet. Toutes les 2/3 chansons, le groupe marque une pause, comme pour permettre à l’auditoire de respirer et de retrouver ses esprits. La setlist est à moitié basée sur Slowly We Rot, pas moins de sept chansons en seront interprétées ! Mais le combo n’en oublie pas Ten Thousand Ways To Die,  un EP qui comprends deux nouveaux titres dont le morceau précédemment cité. Contrairement à Zetro, John Tardy ne s’adresse que très peu à son public, ce qui est regrettable. Cela dit, au niveau de la performance, les gars n’ont de leçon à recevoir de personne ! On déplorera le fait que des bagarres ont manqué d’éclater dans le public à trois reprises. Nous savons que les fans présents ce soir ne sont pas des enfants de cœur mais tout de même, ces comportements ne sont pas tolérables ! Après une attente dans le noir, Obituary revient achever les derniers survivants avec « Til Death », « Don’t Care » et l’énorme Slowly We Rot en guise d’ultime rappel et qui voit le pit atteindre une intensité et une violences inédites depuis le début de la soirée !

Bilan de la soirée : En dépit de deux formations d’ouverture qui sont un peu passé à côté de leurs performances, les titans du Thrash et du Death que tout le monde était venu applaudir ont complétement explosé la baraque avec des sets monstrueux ! En espérant revoir une affiche de ce calibre prochainement et que le reste de la tournée se passe bien pour nos chers vétérans. 

Live Report proposé par Lucas Linkedens

 

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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