DIGITAL NOVA

ORPHELINS

NFFP Records

Metal Alternatif

4/10


Il arrive un âge où tout homme comprend que la vie est cruelle et c’est en acceptant cette règle du jeu qu’il grandit. Les quatre Marseillais de Digital Nova illustrent parfaitement ce passage à l’âge adulte mais à leurs dépens.

Proposant onze titres, ce deuxième opus se veut album de la maturité. Celui où l’on s’éloigne de ses influences. Celui où l’on fait ses propres choix. Malheureusement, il faut attendre le neuvième titre, « Immortels », pour qu’il se passe quelque chose. Enfin un texte plus personnel, qui dresse un constat et qui n’aligne pas les poncifs adolescents de type «  Les gentils seront toujours les derniers  » (les dés sont jetés) ou encore «  Prenez garde, la peur est là, elle abrutit vos enfants  » (la peur). Certes, il est difficile d’écrire et de chanter en français. Nos oreilles ne pardonnent pas. Et on peut saluer ce courage chez François Le Goazigo qui alterne chant rap et hurlantes comme aux plus belles heures du Neo-Metal. C’est là d’ailleurs que le groupe nous déçoit à nouveau. Si le tout est de bonne facture, les titres s’enchaînent sans originalité et surtout se ressemblent entre eux. Un solo de guitare (sous les cris) ou quelques nappes d’électro (Orphelins) n’offrent pas la bouffée d’oxygène attendue. Et que dire du spectre de Mass Hysteria qui plane d’un bout à l’autre de l’écoute…

Nul doute que le groupe assure bien son rôle de chauffeur de salle quand ils partagent l’affiche avec AqME ou Tagada Jones mais il va en falloir un peu plus pour nous convaincre que la relève est assurée. On soulignera toutefois les efforts du groupe pour soigner son image en vous invitant à visionner les clips « Esclave et Maître » et « Immortels ».

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