Déjà à l’origine d’un franc succès dans leur pays d’origine, les Mother’s Cake ont pourtant encore bien du chemin à faire s’ils veulent s’imposer sur le continent Européen – Il ne suffit pas de gagner des tremplins à la TV autrichienne pour susciter l’émoi de tout un peuple, notamment ici en France ! – Et si No Rhyme, No Reason, le nouvel album de la formation était celui qui permettrait au Power Trio de se conforter une belle place dans le paysage musical Européen ? Nous aimerons bien le croire… 

Les Power Trio sont des formations surprenantes. À quoi bon avoir besoin de cinq instrumentistes quand trois font l’affaire ? Ici, Mother’s Cake se la joue raffiné dès « No Rhyme Or Reason », un morceau clin d’oeil au titre de l’album… Si le groupe n’innove rien sur son premier morceau, saluons-là un groupe qui a su marquer les esprits avec une basse bien fuzzy et ce, d’entrée de jeu.

Alors oui, il nous a été difficile de mettre une étiquette sur le style proposé par les autrichiens tant les influences diverses et variées se bousculent. « H8 », le premier titre de la formation met en exergue ce cas de figure. Composé de deux parties distinctes, une plus « Rock Alternatif » l’autre plus atmosphérique digne des plus grands moments composés par la bande à David Gilmour, « Black Roses » a su s’infiltrer dans la brèche ouverte par « H8 ». Le tout est particulièrement doux – la basse fuzzy va à la rencontre d’une voix féline pleine de caractère -.

Quand vous écouterez No Rhyme, No Reason, l’importance accordée à la section rythmique vous surprendra peut-être. Cette dernière est souvent engagée par des parties de basse mémorables, groovy à souhait. La quatre cordes rentre souvent en harmonie avec des fûts, une caisse claire et cymbales avant d’être rejointe par une guitare vivace à l’occasion du refrain. « Now Or Never » et « The Killer » suivent ce schéma avec perfection. C’est très « Energetic Pop » dans l’âme et ça ne manque jamais de feeling…

Chaque titre possède un trait de caractère qui est lui est propre. Ainsi, l’album évite de se répéter. Rien n’est redondant… Nous en sommes déjà à la moitié et Mother’s Cake a encore bien de bons moments « Rock » aux accents pourtant si lacunaires à nous offrir, dont ces deux fameux « Big Girls » et « The Sun ». Ces titres « bâtard » sont comme les dignes héritiers des classiques Led Zeppelin et Pink Floyd… La guitare à demi saturée se fond dans la masse et vante les mérites d’un groupe qui a réussi à faire l’amalgame du Rock des années 70 et du Rock moderne.

Le voyage ne touche pas encore à sa fin et pourtant le trio est loin d’avoir exhibé toutes ses facettes. Le meilleur reste à venir, notamment sur « Street Ja Man », un titre Blues Rock, qui se voit à lui tout seul l’étendards d’un univers propre. Bienvenue dans le monde de Mother’s Cake ! Une contrée où la bâtardise jette sans arrêt son dévolu sur un « space cake » bien lisse. – La basse slappée s’en souvient encore. –

Cet album est une pure réussite. Pourquoi ? Le groupe ne cesse de se renouveler et ce, à chaque titre ! Mother’s Cake est fort d’un style qui lui est propre… C’est une sorte de Rock Pop/Psychédélique. Oui, on est loin du Hard/Metal, mais avouons-le, cette parenthèse Rock/Prog/Alternative nous a fait du bien. 

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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