Nous sommes toujours sous les sunlights des tropiques de la International Lille Tattoo Convention… Après avoir fait nos adieux au soleil d’Espagne, verre de Mojito à la main, nous reprenons notre route à la recherche de nouveaux tatoueurs à interviewer ! Entre deux shows d’effeuillage « caliente » et colorés, nous avons eu l’opportunité de discuter avec Loxiput, mi-Grenoblois mi-Lillois… 

Propos recueillis par Justine


Bonjour Loxiput ! Tout d’abord, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Salut, je m’appelle Loïc alias Loxiput. J’ai bientôt 33 ans et quelques kilomètres d’aiguille à mon compteur. Je travaille au sein du salon Blacksheep Tattoo à Grenoble avec ma pote Emy, Cowboy et Monstro. Dans l’équipe, il y a également Ced qui est notre perceur. J’ai deux petites filles et une femme formidable. Je suis également chanteur au sein d’un groupe de Hardcore nommé Eight Sins qui propose des musiques bien lourdes pour se décrasser les cages à miel.

D’où ton pseudo vient-il ?

Excellente question ! Mon surnom de gosse, c’est Lox à cause d’une sombre histoire capillaire. Ça me faisait rire d’avoir un blase avec « pute » dedans… Et surtout, c’est une fausse référence médicale, histoire de faire l’intellectuel, à l’os occipital aussi appelé « Occiput ».

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans cette voie ?

J’adore dessiner et ce depuis que je suis en âge de tenir un crayon. J’ai certainement dû faire tomber une bonne partie de la forêt amazonienne tellement je suis un gratte-papier ! En sortant de ma première séance de tattoo, j’ai absolument tenu à me lancer dans le métier… J’ai commencé le tattoo en autodidacte. Ce ne fut pas l’une des meilleures idées que j’ai pu avoir, bien au contraire… Mais par la suite, j’ai été aidé par un pote, M. Houtz, qui m’a accueilli dans sa boutique. Enfin, Emy m’a formé en bonne et due forme. Depuis, je pratique à fond avec plaisir !

Peux-tu nous parler de ton salon ?

Dès que tu rentres chez nous, tu y trouves des dessins cool, des photos partout et surtout le sourire de notre manageur Chris aka « Monstro ». On met en avant notre travail et ce qu’on aime faire. Du coup, les gens viennent nous voir pour se faire tatouer nos dessins ou des créations dans notre style. Emy a la plus large palette de style, elle est capable de s’adapter en créant des motifs uniques et originaux. Cowboy lui, est un véritable passionné de crâne et de cinéma. Il évolue dans un style en noir et blanc entre « Blackwork » et « Dot ». Monstro, notre dernier apprenti, se dirige vers quelque chose de très particulier. Il a un style un peu naïf qui se situe entre le chamanisme et la trisomie.

Par quoi es-tu influencé ? 

Les dessins-animés, les films d’horreur ainsi que les univers de cabinet de curiosités m’ont toujours fasciné. J’adore mater des documentaires sur des sujets bien occultes. Je suis aussi un collectionneur compulsif de bizarreries allant des jouets et monstres des années 80/90 aux chiens en porcelaine à fleurs. Je collectionne toutes ces choses que je trouve moches et belles à la fois en fait.

Quelle est ta spécialité ?

J’évolue avec plaisir dans deux styles. J’ai longtemps fait du Newschool bien thrash et hyper flashy. J’en fais toujours un peu, mais je me suis remis à mes premières amours : les monstres bien « glauques » et des personnages mal dans leur peau pour citer mon pote Cowboy. J’adore tatouer des bestioles complètement étranges. Pour citer des mots à la mode, on peut classer mon style dans la catégorie « Blackwork ».

Aurais-tu une anecdote sympathique à nous raconter ? 

Mon moment « Gold ». J’avoue avoir tatoué « beau gosse » en lettring sur le bras d’un gars dans mes jeunes années. Le tattoo était sûrement aussi beau que son porteur… (Rires)

Nous sommes donc à Lille pour une convention de tatouage… Depuis combien de temps participes-tu à ce genre de salon ?

On peut me voir en convention depuis environ quatre ans. Fini le stress des premières fois ! Maintenant, c’est un lieu où je revois des gens que je n’ai pas l’occasion de voir souvent.

Quel est ton ressenti quant à l’International Tattoo Convention de Lille ? 

C’est une très bonne convention ! On a été très bien accueillis. La musique est plutôt sympathique… Bon, parfois ils passent du Hip Hop, ça gâche tout (Rires). Il y a du monde et les gens ont l’air contents d’être là ! Quand je leur fait mal, ils sont contents aussi. Va comprendre ! (rires)

Selon toi, les gens s’y sont rendus par curiosité ou par envie de s’y faire tatouer ? 

Écoute, j’ai la sensation que les gens sont là pour se faire encrer ! Ils ont vraiment envie d’avoir de l’encre dans leur corps ! C’est une bonne chose pour nous. Personnellement, j’ai de la chance… Des personnes ont réservé leurs prestations avant le week-end via Internet. J’ai eu d’autres demandes après… Je pense que je vais finir sur les rotules mais ça va le faire !

Sounds Like Hell Fanzine est un média qui promeut la scène Metal… Quels sont tes genres musicaux préférés ? 

J’aime beaucoup tout ce qui touche au Metal Hardcore. Je suis ouvert à certains morceaux de Hip-Hop, mais aujourd’hui, c’était vraiment pas ça !

Où pourrons-nous te croiser la prochaine fois ?

Je serai en guest à Nancy chez « De l’Encre et Des Trous », à Montpellier chez « Peau de Lapin » et à Lyon chez  « Merci Bonsoir » puis à la convention de Besançon et d’Evian.

Les derniers mots sont pour toi… 

Ma nouvelle devise, « Ugly Tattoo For Ugly People », car j’ai tout type de freaks à tatouer et je crois que je les aime bien ! Et va écouter les Eight Sins, nous sommes géniaux !

Pour contacter : 

https://www.facebook.com/loxiput/

Un petit aperçu de son travail :

Eight Sins, le groupe de Loxiput :

A propos de l'auteur

Justine

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