#TOUCHEPASÀMONUNDERGROUND, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France pourra s’exprimer ! Cette fois-ci, c’est Ogarya qui s’est confié à nous. 

Présentez-vous ! Depuis quand le groupe existe-t-il ? Quel est votre style de prédilection ?

Med : Salut ! Nous sommes donc Ogarya, groupe de Brutal Death Metal. Nous sommes basés en Picardie où nous répétons régulièrement. David le chanteur vient de la région parisienne, et Cat la chanteuse vit en Belgique. Le groupe existe depuis début 2015, mais on est au complet depuis le printemps 2016. Je pense parler au nom de tous les membres du groupe en disant que notre style de prédilection est le Death, plutôt orienté Brutal ou Technique, on est marqués par des groupes comme Cattle Decapitation, Fleshgod Apocalypse, The Faceless, Allegeaon ou Origin pour n’en citer que quelques-uns.

Le groupe a la particularité d’avoir deux chanteurs : une femme, un homme. Les deux font dans le chant growlé. N’avez-vous pas envisagé d’y poser quelques chants clairs ? 

Cat: Effectivement c’est peu commun le combo homme et femme en chant growl, et le chant clair peut apporter une petite touche différente. Si on est bien attentif on peut m’entendre en faire à deux reprises (sur « Ubiquity » et « No Wisdom Possible ») mais de façon très très succincte et discrète. N’étant pas très chant clair à la base, je ne veux pas qu’il prenne une place importante car je me sens mieux dans le growl.

Vous avez donc sorti votre premier album dernièrement. C’est Ubiquity. Quelle est la signification de ce titre ? 

Med : Ce terme est présent dans de nombreux domaines et correspond bien à ce que je recherche dans notre musique. Le don d’ubiquité est comme l’omniprésence,  la capacité à être présent partout et simultanément. Si on le transpose à ma façon de composer ça serait comme une vision globale de la musique, sans m’impliquer dans un style défini mais en essayant d’être dans différents styles de metal. C’est peut-être pour ça qu’on a du mal à définir quel style de Metal on joue. Les morceaux ne sont pas si différents que ça à première vue mais quand on regarde dans le détail on peut entrevoir diverses particularités associées à des styles de Metal censés être très différents. C’est aussi lié au monde d’Ogarya, qui est un système solaire imaginaire, où tout tourne autour d’un soleil noir. Ce soleil est une sorte de portail vers un monde parallèle où vivent des « dieux » manipulant les habitants à leur insu. On y a inventé sept planètes, dont les caractéristiques s’inspirent des sept péchés capitaux. Les « dieux » de ces planètes sont à la fois liés en une seule pensée, et en même temps peuvent se dématérialiser dans des êtres multiples d’où « Ubiquity ». Ils surveillent sur chaque planète le parcours qu’entreprennent les habitants de cette-dernière. On les voit agir dans certains morceaux comme par exemple pour les dieux « Egyptiens » de Black Sun, le « gérant » de la planète des plaisirs de No Wisdom Possible, ou encore le Titan de T-era Former.

Comment avez-vous abordé l’écriture des morceaux ? Les morceaux étaient-ils déjà ficelés quand vous avez commencé à faire des concerts ou vous avez ajouté des parties au fur et à mesure ?

Med : Pour la plupart des titres, l’écriture s’est faite d’une traite. En une journée je peux avoir toute la base du morceau, mais pour d’autres morceaux je suis revenu dessus bien trop de fois en supprimant, remaniant, combinant jusqu’à enfin avoir quelque chose qui me convient. En général ce ne sont pas ces compos que j’apprécie le plus… Les morceaux sont toujours aboutis en concert, il se peut que j’ajoute quelques fioritures en plus, ou que je les joue un peu différemment, mais quand on les joue en concert elles sont à 99% comme nous les avons apprises la première fois.

Où l’album a-t-il mixé et capté ?  

Med : Nous avons enregistré l’album chez nous, on a un petit studio dans le sous-sol. On avait envie de le faire nous-mêmes et puis évidemment ça nous a fait économiser pas mal d’argent. Il a ensuite été mixé et masterisé par HK du Vamacara Studio, qu’on a connu grâce aux réseaux sociaux en découvrant des groupes avec lesquels HK a travaillé. On a trouvé qu’il se démerdait vraiment bien et que le son de ses productions était génial, donc on l’a contacté et il a accepté de bosser sur notre son. On est ravis d’avoir fait ce choix.

Cet album est disponible via Bandcamp comme la plupart des groupes le font aujourd’hui. Pourquoi avez-vous décidé de le mettre en libre écoute alors qu’il vient juste de sortir ? 

Med : Il est en écoute effectivement, mais limitée (tu as le droit à 3 écoutes avant que Bandcamp ne te demande de l’acheter). On a fait ça parce que personne ne nous connaît pour le moment, donc on a pensé que ce serait pas mal que les gens puissent nous découvrir et décider ensuite d’acheter ou pas l’album. Après on sait très bien qu’aujourd’hui la musique a du mal à se vendre, l’album a été mis en téléchargement gratuit sur plusieurs sites dès sa sortie. Il y a tellement de groupes aujourd’hui que les gens prennent moins le risque d’acheter du son s’il ne vient pas d’un groupe qu’ils suivent déjà. On voit le streaming et même le téléchargement comme des bons moyens de se faire connaître, et heureusement il y a des gens qui écoutent et qui ensuite veulent nous soutenir en achetant le CD.

Aujourd’hui, beaucoup de groupes ont recours au crowdfunding pour arriver à leurs fins. Comment avez-vous financé la production de votre disque ? 

Ely : On a partagé les dépenses entre nous. Mais on a eu moins de frais que beaucoup de groupes parce qu’on l’a enregistré nous-mêmes, et que Med a géré toute la partie visuelle. Il a créé tous les designs de la pochette, notre lyric video aussi, il prépare les t-shirts en ce moment. Au final on a juste payé le studio pour le mix et le mastering, et le pressage des CDs…

Où pourrons-nous vous voir jouer par la suite ? 

Ely : Pour l’instant on a une date prévue au Black Pearl de Laigneville dans l’Oise le 11 mars avec Dawn of Decline et Evolution Zero. On est encore jamais montés sur scène tous ensemble, alors on attend de voir ce que ça va donner et de pouvoir se rôder un peu en tournant pas trop loin de chez nous, et après on lancera les recherches pour jouer dans d’autres régions. Grâce à l’expérience qu’on a acquise dans nos autres projets, on a déjà quelques idées de lieux où on pourrait aller jouer. Et si jamais quelqu’un veut nous proposer une date, il ne faut pas hésiter à nous contacter sur Facebook ou à cette adresse : ogaryametal@gmail.com.

Sounds Like Hell Fanzine promeut les groupes de la région des Hauts-de-France. Avez-vous quelques groupes à nous faire découvrir ?

Ely : Il y en a tellement ! Alors si on se limite aux groupes de notre coin à nous, aux gens qu’on croise régulièrement (ce n’est pas forcément que du Brutal Death,  parce qu’il n’y en a pas beaucoup) on peut te citer : Infected Society, In Entropy,  Katalysth, Refraction, Monolyth, Reisselpud, Coma Blues, Either Way, Crushburn, Litige, Adrenaline, Yrzen, The Sideline Haters, The Freedom of Speech, Split Brain. Voilà, j’oublie forcément des groupes, désolée pour eux! Et merci à toi pour l’interview !

Pour contacter : https://ogarya.bandcamp.com/album/ubiquity-3

Pour contacter : https://www.facebook.com/Ogarya/?fref=ts 

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.