KOZH DALL DIVISION

KOZH DALL DIVISION

Thrash / Death

Send The Wood Music

4/5


Né d’une rencontre fortuite entre Laurent Plainchamp (ex-Kristendom, Artsonic, No Return), Vincent Desca et Chris (Grazed), Kozh Dall Division est un projet studio dont le but est de se faire plaisir. Leur style ? Thrash et Death à gogo. Mais ce n’est pas tout… Ce projet se distingue des autres grâce au nombreux invités qui figurent sur l’album ! La crème de la crème du Metal français !  

Effectivement, à l’écoute de cet album, vous trouverez des chanteurs qui sont encore dans le circuit tels que Crass (Crusher), Max Otero (Mercyless), Arno Strobl (Carnival In Coal), Tanguy (T.H.I.N.K.), Eric Forrest (E.Force, ex-Voivod) Fab et Ludo Loez (Sup/Supuration), Dog et ADX… Mais aussi, pour couronner le tout, Philtor (ex-No Return) qui est de retour. Les fans « Old School » sont donc conviés au festin !

Le trio laisse parler sa créativité et s’adapte au style de ses invités… Ces derniers  sont même à l’origine de leurs propres lignes de chant et ils ont écrit leur texte. L’éclectisme est donc privilégié si bien que chacun des musiciens y met sa fibre, sa touche personnelle aussi bien sur le plan vocal que musical.

Cerise sur le gâteau, Laurent a parfaitement réussi à s’imprégner de l’univers de chacun. « Squads Of Despair » (qui voit Philtor au chant) nous montre qu’il n’a rien perdu de sa voix d’antan. On continue dans le Death avec « Your Life »… Crass, lui aussi, nous sort le grand jeu avec une prestation plus que convaincante. Petit changement stylistique avec ADX et son très efficace « 13/11/2015 » qui laisse planer une certaine émotion – Le but est clair, il s’agit de rendre hommage aux attentats qui ont touché le Bataclan.

Les choses reprennent de plus belle avec un Eric Forrest et son « Contorted » un brin psychopathe. Max Otero nous sort des vocaux qui s’inscrivent dans la lignée des pères du chant guttural Chuck Schuldiner et John Tardy. Tanguy, quant à lui, nous offre un titre plus Hardcore/Punk dans l’esprit. Les deux parties d’« Amanda » enregistrées par les frères Loez nous offrent une magnifique composition dans un esprit très Doom/Death. « The Night » avec Arno Strobl au chant (qui a d’ailleurs fait l’objet d’un clip) sème la controverse en se détachant de l’univers Death installé par les autres morceaux.

Enfin, Laurent, lui, ne chante que sur trois titres. Ne se fiant pas à un seul style, l’album reste toutefois cohérent de bout en bout. Autre élément surprenant, la production « faite maison » demeure très correcte bien que la batterie programmée soit un poil trop synthétique et manque de relief.

Malgré les petits défauts évoqués en fin de chronique, la qualité est là. Cet album est une vraie réussite. Autant vous dire qu’on attend le deuxième volet avec impatience.

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