Ce jeudi 18 mai, l’Aéronef de Lille a fait vibrer les murs avec une soirée placée sous le signe de l’Electro et la programmation de Perturbator, Danger et Horskh. Si Perturbator est l’enfant chéri que le public de la région est venu applaudir, notre attention, chez Sounds Like Hell Fanzine, s’est portée sur le groupe qui ouvrait le dancefloor à la sauce Indus : Horskh !

Horskh, c’est un duo français. Bass (Bastien) est à la programmation, aux claviers, à la guitare et au chant… Briou, lui, est en charge de la batterie. Oui ! Une vraie batterie et une vraie guitare électrique en live ! Après Down, un EP sorti en 2014, le groupe sort en avril 2017 son premier LP de douze titres : Gate. Le temps de la confrontation au public était donc venu, aussi bien pour présenter le bébé que pour botter des culs. Car, certes, Horskh propose une musique à faire remuer les popotins mais il est aussi la promesse d’une bonne claque dans ta gueule !

Il est 20h30 précises quand le groupe arrive sur scène sur une courte intro. Le public, qui n’est pas encore au complet, parle encore. Joie des retrouvailles entre potes et interrogations : « Tu connais ce groupe ? », « Paraît que ça envoie comme du Nine Inch Nails ? », « Ah oui ? Moi on m’a dit que c’était un peu dans le délire de Carpenter Brut… ». Les bavardages vont vite cesser. Quand Bass se saisit du micro c’est pour hurler de suite à plein poumons ! L’assemblée est stupéfaite et essuie quelques rires nerveux… jusqu’aux premiers stroboscopes blafards qui viennent trancher avec des lights poussiéreuses rouges. Là, le silence se fait entier et les premiers rangs se resserrent.

Le groupe dispose de trente minutes pour marquer les esprits et entend saisir la balle au bond. Le titre « Strayed Away«  est parfait pour l’exercice, avec sa montée dark en guise d’introduction et ses rythmes martiaux à faire hocher les nuques. Les applaudissements ne trompent pas et le groupe est acclamé pour la première fois. Pour autant, le chanteur ne s’essayera pas au dialogue avec le public pendant toute la durée du concert. Sa mission est de réveiller la foule, pas de chauffer la salle. Une distance qui permet de garder une atmosphère froide et tranchante (à l’image de leurs aînés de Laibach) mais qui n’empêche pas la sueur (froide donc) de couler et de remplir la salle d’une moiteur crasse.

Se faisant face sur la scène, batterie et claviers se renvoient la balle mais il faut bien avouer que tous les regards suivent le leader qui tantôt branche sa guitare, tantôt envoie les programmations quant il n’est pas « tout simplement » au front à headbanguer en hurlant. Le show se déroule sans accro, même si par moment le groupe pêche par manque d’expériences : difficile en effet de tenir le personnage de porte-parole du côté obscur quand le public ne vous connaît pas encore…

Néanmoins, les deux titres qui concluent le set mettront tout le monde d’accord. Après « Engaged And Confused » qui a eu les honneurs d’un clip, et « Morbid Positiv », autre petite bombe de l’album, il est temps pour Horskh de quitter la scène. Pas de rappel mais est-ce bien utile à l’entreprise ? Non ! Horskh sort de scène comme un bataillon d’armée quitte le théâtre des opérations : sans un regard en arrière pour les victimes du camp adverse encore clouées au sol.

Un début de soirée atypique donc pour le public Electro de la salle qui se relèvera très vite – soyez rassurés – pour acclamer Perturbator qui occupera la scène juste après le combo. Horskh a fait le boulot, façon Blitzkrieg. Gageons qu’il gagnera ses galons dans ce type de programmation, mais aussi dans des festivals plus Rock et Metal…

 

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