Avant de changer de nom en septembre, Sounds Like Hell Fanzine vous propose de retrouver tout l’été des morceaux choisis de ses publications magazine. Aujourd’hui, retour sur l’interview de The Great Old Ones, publiée en mai 2017, dans le numéro 5 « Spécial Hellfest ».


Avec seulement trois albums à leur actif, les Bordelais ont su devenir une des valeurs sûres de la scène hexagonale grâce leur Black Metal influencé par la mythologie horrifique de Lovecraft. À l’occasion de l’acte II du festival In Theatrum Denonium, nous avons pu rencontrer Benjamin de The Great Old Ones…

Propos de Benjamin Guerry recueillis par Mario Tfk.

 

Le thème principal de The Great Old Ones est l’œuvre de Lovecraft. Pourquoi ?

J’ai commencé seul. Au départ, The Great Old Ones était un projet solo. Je voulais faire du Black Ambiant… Quand j’ai écouté mes compositions, je me suis complètement retrouvé dans l’univers de Lovecraft. J’ai donc continué dans ce sens-là et du coup c’est devenu le thème principal du projet. C’est un écrivain qui a un univers très cohérent et qui permet de développer un concept intéressant – Lovecraft est devenu un membre à part entière du groupe.

Avez-vous déjà pensé au jour où vous aurez fait le tour de ses œuvres ? Vers quoi vos compositions évolueront-elles ?

Il y a encore beaucoup de choses à exploiter dans l’œuvre de Lovecraft. Le premier album proposait des histoires différentes sur chaque morceau. Le deuxième était basé sur Les Montagnes Hallucinées. Le dernier est une suite de Le Cauchemar D’Innsmouth… J’essaie toujours de raconter quelque chose de différent, sinon ce ne serait pas intéressant. Pour l’instant, je n’y ai pas encore pensé, et je ne préfère pas le faire. Pour moi, l’œuvre de Lovecraft est inépuisable !

Comme tu le dis, votre dernier album EOD : A Tale Of Dark Legacy est en rapport direct avec la nouvelle « Le Cauchemar d’Innsmouth ». C’est donc une suite. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs de quoi il en retourne ?

C’est l’histoire de Robert Olmstead qui est en route vers la ville d’Arkham, un lieu important dans les œuvres de Lovecraft. En chemin, il s’arrête dans un village, Innsmouth, en l’occurrence. Les habitants sont des êtres assez particuliers qui font partie de l’Ordre Ésotérique de Dagon et vouent un culte à Dagon, un grand ancien intégré au mythe de Chtulhu. D’ailleurs, l’album s’appelle EOD qui veut dire Esoteric Order of Dagon – L’Ordre Ésoterique de Dagon ndlr -.

Mis à part quelques vagues inspirations de l’univers de Lovecraft au cinéma, il est rare de trouver des adaptations fidèles de son œuvre. Peut-on espérer un clip de votre part ?

Artistiquement ce serait largement faisable, mais j’ai toujours dit aux membres du groupe que je serai très exigeant quant à la réalisation. Je n’ai aucune envie de faire un clip dans lequel on ne nous verrait que jouer, je n’en vois pas l’intérêt. Je pense qu’on partirait vers de l’animation, que ce soit avec du stop motion ou de la marionnette par exemple. Le souci, c’est que ce genre d’exigence a un coût. On a mis en ligne une « lyrics video » pour la sortie de EOD sous forme d’artworks animés tirés des peintures de Jeff Grimal, le deuxième guitariste/chanteur de The Great Old Ones. Ce n’est pas réellement un clip mais on fait avec les moyens à notre disposition !

Tous les opus que vous avez sortis ont une identité qui leur est propre… mais ils ont tous un point commun. En effet, mis à part Lovecraft, une certaine richesse instrumentale se dégage de vos albums. Était-ce un choix de votre part ?

Oui, c’est une musique d’ambiance. Après, on n’est pas contre des morceaux plus courts qui permettent de faire des titres plus tranchants, plus directs. Pour poser une ambiance, il faut du temps. Pendant la composition, je ne me dis pas qu’un morceau doit durer tant de temps. Il s’arrête quand il doit s’arrêter. Quand j’ai commencé à composer, j’ai composé avec 3 guitares parce que ça permet de créer des nappes et des choses différentes. Dans Tekeli-li, on a un titre qui dure 18 minutes, et dans EOD un morceau de 4 minutes, donc tout dépend de l’ambiance et de ce que j’ai à raconter.

Vous jouez ce soir au In Theatrum Denonium. Ce théâtre italien se prête parfaitement à votre musique. Qu’est-ce que vous avez pensé en voyant ce lieu ?

Nos amis de Regarde Les Hommes Tomber nous avaient déjà parlé du lieu puisqu’ils étaient présents lors de la première édition. Mais quand on est arrivé sur scène pour décharger le matériel, nous avons été éblouis ! Je pense que la salle va bien se prêter à notre univers !

Le groupe est programmé au Motocultor Festival cet été. Tu dois être content qu’ils aient réussi à atteindre leurs objectifs avec le crowdfunding ?

C’est super ! C’est un excellent festival, on y a déjà joué en 2013 et on a été très bien accueillis ! En tout cas l’horaire de notre passage n’est pas encore annoncé donc je ne peux pas trop en dire, mais on en est super content en tout cas ! J’adore le Hellfest, mais le Motocultor est un fest plus tranquille, plus familial.

Je vous laisse le mot de la fin ! 

Merci à toi pour l’interview ! J’espère qu’on va faire honneur au Théâtre de Denain ! En tout cas, on va tout faire pour !


The Great Old Ones, c’est :

Benjamin Guerry : Guitare/Chant

Jeff Grimal : Guitare/Chant

Aurélien Edouard : Guitare

Jérôme Charbonnier : Basse

Léo Isnard : Batterie

Pour contacter : https://www.facebook.com/thegreatoldones/


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