Avant de changer de nom en septembre, Sounds Like Hell Fanzine vous propose de retrouver tout l’été des morceaux choisis de ses publications magazine. Aujourd’hui, retour sur l’interview de Fake Off, publiée en mars 2017, dans le numéro 4.


Le moins que l’on puisse dire est qu’avec deux albums, un changement de line-up et désormais un EP, Fake Off mène toujours ses riffs et ses textes avec une certaine rage émotive. Alors, quelques mois après la sortie de son EP cinq titres, Boréal, il était grand temps de revenir sur la formation lilloise. Donc qui de mieux pour parler de Fake Off que Fake Off justement ?

 Propos de Mika et Clément recueillis par Romain Richez

 

Salut ! Tout d’abord, comment décrire Fake Off et sa musique ?

Mika : Salut ! On a toujours eu un peu de mal à qualifier / étiqueter notre musique, on joue une sorte de Punk Hardcore intense, mélodique et déstructuré, avec des accents Screamo, Post-Hardcore voire Post-Rock !

Boréal sort deux ans après son prédécesseur Climatic Accidents, Landscape-Making. Alors selon Fake Off, qu’est-ce que Fake Off a pu apporter à son identité sonore à travers Boréal ?

Mika : Boréal est plus sombre et agressif, que cela soit dans les titres, les textes ou même l’artwork.

Clément : Niveau sonore, les compos sont plus incisives, et plus fluides avec des arrangements plus « classiques » par rapport à ce qu’on a pu faire parfois auparavant. On a davantage travaillé pour tenter de rendre les compos « efficaces ». Mais l’ambiance a aussi évolué, cherchant beaucoup le « fil du rasoir » : entre puissance et sensibilité.

Gueuler c’est bien, mais ça ne fait pas tout, alors d’où vient l’essence des textes de Fake Off et leurs messages ?

Clément : Les textes sont souvent un mélange entre des choses de nos vies, des images et des métaphores. Boréal exprime le malaise et le mal-être d’une personne, cette coupure entre ce que l’on peut vivre, ce qu’on se sent imposé de vivre et cette recherche d’apaisement avec soi-même. C’est une manière de dire « Faites attention à vous et à vos proches, détachez-vous de ce qui vous enferme et luttez contre ce qui vous empêche d’exister », en espérant que chacun puisse s’approprier à sa façon nos textes…

L’artwork de Boréal semble assez planant et répond directement au parti-pris du disque. Quelques mots sur cela ?

Clément : On trouve beaucoup de références géographiques dans les milieux Screamo ou Post-Rock, et ce sont des styles musicaux dont on se sent musicalement proches. Entre nous, on discute longuement les thématiques des albums, on essaye d’avoir une ambiance générale entre les compos, les textes, « l’univers poétique », etc. Le tout pour toujours proposer quelque chose de cohérent entre visuel et auditif.

Chose n’ayant rien à voir, quel est le meilleur souvenir de Fake Off sur les planches ?

Clément : Le coucher de soleil sur les collines et les sapins de la campagne de Rockykany (Fluff Fest) pendant notre set reste un excellent souvenir ! Jouer au milieu des ruines de la « Sun City » en Hongrie était assez dingue aussi. Mais les caves, squats et cafés restent nos principaux concerts, et c’est bien comme ça ! Ces concerts reflètent les choses que nous véhiculons par notre musique : passion, DIY, et expression sans adoubement ni sponsor quelconque. La scène Hardcore  est bien vivante et c’est une chance d’en faire partie !

Pour oublier le sérieux dans tout ça, un petit mot de la fin ?

Mika : Un truc revenait souvent pendant la dernière tournée et je trouve ça cool de conclure là-dessus : « T’es pas la moitié d’un con toi ! Et la bonne moitié en plus ! ». Merci pour cette interview.


Fake Off, c’est :

Mika (chant)

Aubin (guitare)

Louis (guitare)

Clément (basse)

Greg (batterie)

Contact : www.facebook.com/fakeoff59/


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