Avant de changer de nom en septembre, Sounds Like Hell Fanzine vous propose de retrouver tout l’été des morceaux choisis de ses publications magazine. Aujourd’hui, retour sur l’interview de Moonreich, publiée en mars 2017, dans le numéro 4.


Une véritable vague de Black Metal a traversé la France ces dernières années   et Moonreich en fait partie. Le groupe qui a connu un important changement de line-up au cours de l’année 2015 ne cesse toutefois de faire parler de lui. Nous avons donc posé quelques questions à Weddir, désormais seul rescapé du line-up d’origine, afin d’en savoir un peu plus sur ceux qui ont fait vibré la Temple en Juin dernier à Clisson…

Propos de Weddir recueillis par Lucas Lindekens

 

Salut Weddir ! Dans la mesure où il s’agit de votre première interview pour Sounds Like Hell Fanzine, peux-tu présenter Moonreich à nos lecteurs ?

Moonreich est le groupe que j’ai fondé en 2008, comme projet solo à la base. Ça ne l’est pas resté bien longtemps… L’envie de monter sur scène pour partager la colère de la musique du groupe était trop forte. Depuis, l’entité a fait son chemin et a sorti quelques albums et EPs, toujours avec la même passion, le même but : produire une musique sincère.

Tu as recruté l’ensemble des musiciens composant le line-up actuel durant l’année 2015. Que s’est-il passé avec l’ancien line-up ?

Je me suis séparé des précédents musiciens pour diverses raisons. Cela a été le fruit d’une réflexion difficile, mais nécessaire. Le groupe que nous formons aujourd’hui est plus remonté que jamais et les musiciens, bien plus concernés par ce que fait le groupe.

Vous avez sorti votre dernier disque au mois de septembre 2015, Pillars Of Detest. Dans quel état d’esprit te trouvais-tu quand tu as enregistré cet album ?

C’était assez spécial, c’était vraiment dans l’urgence. Mais dans un sens, j’étais assez rassuré par le fait que je connaissais finalement bien les musiciens qui m’entouraient en studio. Le batteur, qui est aujourd’hui un membre à part entière du groupe, est un ami de longue date – on se connaissait déjà bien musicalement et humainement – je n’avais donc pas d’appréhension particulière par rapport à ça. Le pauvre n’a eu que deux semaines pour apprendre et maîtriser les chansons !

Moonreich propose un Black Metal qui ne se base pas uniquement sur le blast-beat ininterrompu. Est-ce un choix de la formation que de vouloir proposer quelque chose de différent ?

En fait, Moonreich est un vecteur qui me permet non seulement de transcrire des émotions mais aussi de mixer toutes mes influences. Je trouve cela de plus en plus fascinant, car contrairement aux débuts du groupe, j’écoute aujourd’hui beaucoup plus de musique. La musique de Moonreich est bien plus riche aujourd’hui ! Pour ce qui est du Black Metal, il s’agit évidemment des racines du groupe, mais on ne veut certainement pas se contenter de recopier ce qui a été fait depuis les années 90. Je pense que ça se ressentira encore plus sur les sorties futures du groupe… Le Black Metal étant à mon sens plus un état d’esprit et une philosophie, il n’est pas nécessaire de rester dans les clous en termes de musique pure. Quel est l’intérêt de faire de la musique si tu n’apportes rien ?

Quels ont été les retours quant à cet album ?

Ils ont été plutôt bons ! Avec le recul je pense qu’il s’agit d’un album de transition entre ce que le groupe faisait avant et ce qu’il fera demain. J’en suis très fier en tout cas. Mais il faut savoir que les retours de la presse ne m’intéressent guère. Nous faisons avant tout de la musique pour nous-mêmes. Si en plus elle touche des gens, c’est tout bon pour nous.

Moonreich s’est également fait remarquer lors du dernier Hellfest. Quels souvenirs en gardes-tu ?

J’en garde évidemment un excellent souvenir. C’était la première fois qu’on y mettait les pieds en tant que musiciens, on est vraiment honorés d’avoir pu s’y produire. Je ne sais pas si cela nous a ouvert des portes mais ça a permis à pas mal de curieux de nous découvrir, et c’est une bonne chose. On pratique un style assez confiné au final et avoir l’opportunité de présenter sa musique à autant de personnes est quelque chose de très rare. On a hâte d’y jouer à nouveau.

Y a-t-il des groupes avec lesquels tu rêves de tourner et des festivals dans lesquels tu rêves de te produire?

Pas vraiment ! On vit un peu au jour le jour et on prend chaque opportunité comme une chance, notre seul rêve aujourd’hui est de continuer à faire une musique qui nous comble et qu’on aime partager. C’est tout ce qui compte pour nous.

Quels sont tes projets sur le long terme avec Monnreich ? Y a-t-il un nouvel album de prévu ?

On a quelques dates qui arrivent en 2017 partout en France, on prépare une toute nouvelle setlist avec des morceaux qu’on n’a jamais joués ou très peu, ça va être bon de les rejouer. Pour ce qui est d’un nouvel album, il est trop tôt pour en parler ! Je répondrai donc « peut-être ».

Je te laisse le mot de la fin !

Merci à Sounds Like Hell Fanzine pour le soutien et l’attention ! Merci aux lecteurs ainsi qu’aux gens qui nous écoutent et qui se déplacent pour nous voir en concert !


Moonreich, c’est :

Weddir : Chant, Guitare

L : Chant

Sinaï : Guitare

Siegfried : Basse

Pour contacter : https://www.facebook.com/Moonreich/


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