Avant de changer de nom en septembre, Sounds Like Hell Fanzine vous propose de retrouver tout l’été des morceaux choisis de ses publications magazine. Aujourd’hui, retour sur l’interview de The Lumberjack Feedback, publiée en mars 2017, dans le numéro 4.


On ne présente plus The Lumberjack Feedback, fer de lance de la scène Doom/Sludge de notre belle région des Hauts-de-France. Après plusieurs EPs, ils nous reviennent en janvier 2016 avec leur premier album Blackened Visions. Suite à cela s’en suit une année bien remplie avec de nombreuses dates et un passage remarqué au Hellfest Open Air…

Propos du groupe recueillis par Kévin Delattre

 

On peut résumer votre musique à un savant mélange de plusieurs styles. Entre votre EP Hand Of Glory et Blackened Visions, vous n’avez cessé de peaufiner et de faire évoluer votre propre style. Comment fonctionnez-vous en termes de composition ?

La liberté est totale et je pense que c’est notre principale force. Si un morceau sonne et qu’on s’y reconnait, tu peux être sûr qu’il se retrouvera sur un album ou en live. Quant à la composition de nos titres, là aussi c’est très varié. Soit une idée naît lors d’une improvisation, soit un membre apporte une idée qu’il veut travailler. À titre d’exemple, le titre « IMereMortal » a été composé et enregistré en trente minutes. C’était tellement spontané qu’il nous était impossible de passer à côté. Je pense que cela se ressent énormément quand tu écoutes ce titre…

Deux batteurs dans une même formation, c’est assez rare pour qu’on le souligne. Comment l’idée vous est-elle venue ?

Nous étions en pleine réflexion Sébastien et moi. Nous venions d’enchaîner les changements de line-up à la batterie et à la guitare. Nico, qui avait quitté le groupe un an auparavant, nous a alors contactés pour reprendre sa place. Entretemps j’étais déjà entré en contact avec un batteur, Chris, qui figure sur l’EP Hand Of Glory. J’ai alors envisagé des tas de possibilités avec une double section rythmique – Dès le premier essai, c’était parfait – On a eu l’impression que c’était ce qu’il nous fallait depuis le début. La suite, vous la connaissez !

Je résume donc deux batteurs mais pas de chant. On peut dire que d’une manière ou d’une autre, vous n’aimez pas être consensuels…

Tout s’est fait par la nature des choses. À l’origine du projet, il devait y avoir du chant mais très vite nous avons constaté que ce n’était pas nécessaire à notre musique et qu’il y avait d’autres moyens de parler et de transmettre des émotions. Beaucoup de personnes sortent de nos live avec un sentiment d’apaisement et des idées plein la tête. Nous aimons faire travailler l’imagination de nos auditeurs. 

L’artwork et tout le côté visuel de Blackened Visions ont été travaillés avec soin. Accordez-vous beaucoup d’importance à l’aspect visuel de votre musique en règle générale ?

L’artwork et le visuel du groupe en général sont une partie qu’il nous est impossible de négliger. Que ce soit en live ou sur album si tu veux captiver l’auditeur, il faut le faire entrer dans ton atmosphère par tous les moyens possibles. Les visuels travaillés par Seb ont pour nous autant d’importance que la qualité du son de nos albums. Si tu savais le temps qu’on passe à se prendre la tête avant de valider un artwork…

Là où beaucoup de formation du genre cherche à obtenir une production « sale », vous nous avez livré un son épuré, soigné où tout est audible à la première écoute…

Nous avons une philosophie : si un morceau est bien joué alors il sonnera dans toutes les circonstances. Si tu ajoutes à cela le fait que nous sommes de véritables « geeks » du son, tu obtiens ce son naturel, sans aucun trigger, sans recalage dans tous les sens. Nous voulons être proches de nos morceaux en live. Pour ce qui est de la qualité du son sur notre album, c’est également grâce au travail de Mathias Sawicz et Olive T’servrancx (Studio Electrik Box), avec qui nous avons travaillé pour allier la puissance du live et la précision du studio. Tu ajoutes à cela le mastering de Colin Martson et tu obtiens notre dernier album…

Vous avez eu l’honneur de remplacer Dopethrone sur la Valley au Hellfest Open Air 2016. Alors, heureux ?

Cela fait maintenant quelques années que nous sommes en contact avec le Hellfest  mais malheureusement chaque année les éléments ne s’accordaient pas. Lorsque l’occasion de remplacer Dopethrone s’est présentée, nous avons saisi cette chance. Pourtant encore une fois, c’était un défi à relever car nous étions tous overbookés professionnellement à cette période. Il a même fallu répéter très tôt le matin avant d’aller enchaîner sur la journée de travail et remettre ça le soir de 23h à 2h du matin. Vu les retours que nous avons eus, je peux te dire que ça valait le coup ! Nous sommes très fiers d’avoir participé à ce Hellfest 2016 !

On peut dire que 2016 a été un excellent cru pour vous. Quel est le meilleur souvenir que vous garderez de cette année ?

La veille du Hellfest, nous avons eu la chance de nous rendre au centre pénitentiaire d’Annoeullin pour rencontrer des détenus, échanger avec eux et leur jouer un peu de musique à laquelle ils n’ont pas accès vu que leurs seuls moyens d’écouter de la musique sont la radio et la télévision. Je vous laisse comprendre le fond de ma pensée concernant les choix de diffusions de nos télévisions et radios. Cela restera un grand moment pour nous.

Merci de vous être confiés à Sounds Like Hell et bien évidemment, je vous laisse le mot de la fin.

Merci à Sounds Like Hell pour votre soutien et votre présence. LOUD & LOW !


The Lumberjack Feedback, c’est : 

Simon Herbaut : guitare

Arnaud Silvert : guitare

Sébastien Tarridec : basse

Nicolas Tarridec : batterie

Virgile Chaize : batterie

Pour contacter : https://www.facebook.com/thelumberjackfeedbackband/


https://www.youtube.com/watch?v=ZPpZax62H24

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