#TOUCHEPASÀMONUNDERGROUND, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground du Nord/Pas-de-Calais/Picardie pourra s’exprimer ! Cette semaine, c’est Scratch Bulb qui s’est confié à nous !

Salut ! Comment le groupe se porte-il depuis que la première fois que nous nous sommes rencontrés (c’était en avril 2015, NDLR) ? 

Salut ! En ce moment-même, on ne répète plus depuis quelques temps car nous avons été très pris par l’enregistrement de notre premier album. Je pense qu’on est plus unis que jamais. On a des projets pour l’avenir, donc je dirais que tout va bien pour nous !

Vous aviez sorti une démo à l’époque… C’était très « root » et le groupe venait juste de naître. Elle vous avait permis de vous produire dans des bars-concerts… Mais quels en avaient été les retours ? 

Alors pour être honnête, à part le « bouche-à-oreille », on n’avait pas eu trop de support de diffusion en dehors des réseaux sociaux et Bandcamp, donc on a eu du mal à défendre notre démo. On a quand même écoulé une partie de nos stocks, mais il nous en reste pas mal. À l’époque, on n’était pas hyper convaincus de la production… Du coup, on n’a pas fait le « forcing » en ce qui concerne la promotion. C’était cool de pouvoir faire découvrir ça à notre entourage et aux autres groupes de la région.

Vous revenez avec un album. On n’a pas eu beaucoup d’informations. Est-ce que tu peux nous éclairer sur la manière dont vous l’avez enregistré ? 

On s’est longtemps posé la question du comment… Pour finir, on s’est dit qu’on allait le faire nous-mêmes ! On est un jeune groupe, on n’a pas trop de budget. Mais ce qui est cool, c’est qu’au lieu de dépenser des masses d’argent pour un ingé-son et un studio, on a préféré investir dans du matériel et mobiliser celui des copains pour faire notre son. Un bon pré-ampli et de bons micros suffisent ! En l’occurrence, j’ai pris en charge toute cette partie, donc je me suis occupé de tout le monde comme une « bonne » maman (rires) ! Les batteries ont été captées dans notre local de répétition à Tourcoing. Le reste, dans ma cave personnelle, où j’ai monté une semblant de « home-studio » ! Ça n’a pas été tous les jours facile, mais on s’est quand même bien marrés ! Je pense que le résultat sera à la hauteur de nos espérances ! En tous cas, plus que sur la première démo, le contraire aurait était vraiment démoralisant.

Votre style mélange tout ce qui se fait de mieux dans les musiques extrêmes. Chaque membre vient d’un univers différent et ça se ressent. Comment faites-vous pour compiler vos sources d’inspiration ?

En fait, ça se fait naturellement. Généralement, je ramène une idée de riff, et on essaye de broder avec ça ! Au début, j’écrivais tout pour tout le monde, histoire d’avancer, mais le but était de trouver un équilibre pour travailler tous ensemble. Et on y arrive plutôt bien ! Après, je dois avouer que c’est majoritairement un travail de guitare/batterie, mais Lord (basse) arrive toujours à rajouter sa touche Rock’n’Roll, et ça nous fait vachement de bien ! Le chant se pose naturellement une fois que les compositions sont en place !

Votre album est donc en cours de conception, mais est-ce que vous avez commencé à démarcher des labels pour qu’ils assurent une éventuelle distribution ? 

Absolument pas ! Pour l’instant, on est vraiment indépendants… Mais on est en contact avec un ingénieur-son externe qui connaît du monde et qui pourrait nous orienter vers des gens intéressants. Sinon, on verra une fois le mixage terminé.

Chaque membre de Scratch Bulb est impliqué au sein de la scène Metal du Nord. Que penses-tu de l’évolution de cette dernière, malgré les fermetures récurrentes des bars/concerts ?

Ces fermetures ont vraiment été comme un coup de poignard pour nous. Ceci dit, il y a toujours des événements et, j’ai l’impression que les groupes sont de plus en plus motivés. On voit plein de copains qui commencent à se faire un nom et à trouver des plans sympas. Ça crée une espèce de concurrence assez saine, et c’est très bon ! Je pense aux copains de Psykokondriak qui tournent à mort, les Stupid Karate qui sortent un EP tous les trois mois, les mecs de The Witch qui sortent un album, Stengah qui joue au Wacken, les Sunstare qui s’en sortent pas mal… Donc comme disait mon père : « La nature ne connaît pas le vide ». Ceci dit, on est quand même bien remontés contre ce genre de décisions et on soutient tous les lieux de diffusion. Ce qui est difficile, c’est de trouver un espace de création stable pour bosser et de trouver le temps de bosser. Sinon, il y a toujours des solutions, même si tu veux jouer dans des « squats ». Si tu en as marre de Lille, il faut aller voir ailleurs !

Ton dernier mot ? 

J’espère que le futur sera fait de bon son pour tout le monde. Nous, on veut en finir « Joe ». Donc, on vous donne rendez-vous à la rentrée pour les concerts. Supportez votre scène locale ! Merci à Sounds Like Hell et comme on dit : « Au plaisir ! ».

Pour contacter : https://www.facebook.com/Scratch-Bulb-1594844284106498/

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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