Avant de changer de nom en septembre, Sounds Like Hell Fanzine vous propose de retrouver tout l’été des morceaux choisis de ses publications magazine. Aujourd’hui, retour sur les Chroniques Albums « International », publiées en mars 2017, dans le numéro 4.

Au menu, les albums de DIZZY MIZZ LIZZY, AVENGED SEVENFOLD, BLACK SITES, BORN FROM LIE, EMPTINESS, ENTROPIA INVICTUS, HETROERTZEN, INFINITYUM, KLONE, LOCK UP, MOONLOOP, NIGHTMARE et WITCHES.


Le Coup de Cœur :

DIZZY MIZZ LIZZY

FORWARD IN REVERSE

Columbia Records / Sony Music

Hard Rock Alternatif

5/5

 

 

Dizzy Mizz Lizzy est enfin de retour ! Pourtant plébiscité par ses fans, le groupe avait disparu de la circulation pour enfin revenir en 2009 ! 2016, le groupe sort enfin un nouvel album, Forward In Reverse… Et qu’il est bon de se retrouver en compagnie d’un groupe qui n’a pas perdu sa flamme d’antan ! Ce nouveau rejeton est particulièrement dynamique à l’instar des titres « Terrified In Paradise » et « Love At Second Sight ». Les guitares pleines de distorsions ne cessent de séduire des mélodies parfois plus Rock tantôt plus alternatives sur « Brainless »… Mais le groupe n’a pas oublié d’inclure des moments d’accalmie parfois plus « Pop » rythmant ainsi l’album : le nostalgique « Something So Familiar », l’atmosphérique « Frey » et le mélancolique « Say It To Me Anyway » se sont chargés de cette besogne ! Rarement nous n’avions vu un groupe nous proposer un album si abouti qui transpire à la fois le professionnalisme et l’innocence. Cet album a un truc. Mon album du mois ni plus ni moins !

Axl Meu


AVENGED SEVENFOLD

THE STAGE

Capitol Records

Metal Mélodique

4/5

 

 

 

Élaborer un album dans le plus grand silence pouvait valoir tous les mauvais présages et annoncer une bouse incommensurable. Mais de temps en temps, oublier le commercial et poser ses couilles sur la table ne fait pas de mal (à condition de ne pas les claquer bien sûr…). Et il faut croire qu’avec The Stage, Avenged Sevenfold avait besoin de les poser ! The Stage vient rappeler le talent de création et la maîtrise des cinq gusses et ne se contente pas de rester sur des acquis en ressassant une méthode refroidie. Alors inutile de préciser que ce fut tout à l’honneur de la bande californienne et que le résultat est loin d’être dégueulasse. Bien au contraire, The Stage se permet d’innover et d’enchaîner brillamment les ambiances. En fait, The Stage pourrait se résumer à un Avenged Sevenfold retrouvant la flamme intrépide de ses débuts. D’ailleurs, cela effacerait (presque) le décrié Hail To The King et son « hommage » bien trop souvent incompris…

Romain Richez


BLACK SITES

IN MONOCHROME

Mascot Label Group

Metal Melodique

3/5

 

 

 

Y a pas à dire, Black Sites dégage une certaine estime. La bande s’inspire d’un pedigree panoramique d’influences classiques et modernes de Metal et de Hard Rock comprenant Black Sabbath, Deep Purple, Judas Priest, Iron Maiden ou encore Queensrÿche, pour ne citer qu’eux… Mais avec In Monochrome, le groupe nous propose une musique aux riffs audacieux et accrocheurs sans pour autant tomber dans le copier/coller des formations Metal actuelles, à l’image de « Dead Languages » que le groupe s’était empressé de dévoiler en avant-première. Alors attention, on est loin de l’album de l’année, voyons plutôt ce premier opus comme une façon de présenter le fruit de la collaboration forte entre quatre musiciens. Sur l’ensemble de neuf titres, c’est un Metal, certes simple mais efficace.

Simon Tirmant


 

BORN FROM LIE

THE PROMISED LAND

Brennus Music

Metal Mélodique

3/5

 

 

 

Born From Lie est le genre de groupe à recommander en cas de recherche de riffs à rendre ta grand-mère addict au headbang et tes voisins un poil furax (« In The Dark », « We’ll Meet Again »). Une de ces formations passionnées et talentueuses que rien ne semble pouvoir arrêter et qui fera assurément parler d’elle (« No Escape »). The Promised Land quant à lui n’est autre qu’un disque solide et homogène s’inscrivant comme une digne prestation soignée et travaillée démontrant l’étendue artistique d’un groupe promis à un bel avenir (« Far Away From Here »). En fait, il ne manque plus que ce minuscule petit quelque chose qui donnera des ailes à Born From Lie et lui fera ainsi atteindre sa terre promise. En attendant, The Promised Land est le second acte d’une discographie destinée à grandir rapidement, mais est surtout un album très personnel à l’univers extrêmement riche. Bref, à découvrir !

Romain Richez


EMPTINESS

NOT FOR MUSIC

Death Experimental

Season Of Mist

4/5

 

 

 

Le groupe belge n’en est plus à son coup d’essai : quatre albums et deux EPs lui ont fait une belle réputation underground. Avec ce nouvel effort de sept titres, c’est la purge. Un nouveau départ où tout ce qui le rattachait encore au Death ou au Black est mis en sourdine pour ne garder que la lourdeur, la peur et l’ambiance cauchemardesque. Et un effort, l’auditeur aussi devra en faire un ! De premier abord repoussant, ce chant des sirènes devient vite entêtant et hypnotique et nous entraîne, sans qu’on ne s’en aperçoive, au fond d’un océan froid et implacable. La basse est lourde sur « It Might Be », la ritournelle electro malsaine sur « Your Skin Won’t Hide you »… Twiggy Ramirez lui-même ne s’y est pas trompé en proposant de produire l’opus ! Un nom qui devrait permettre à Emptiness de toucher un plus grand public avant le Hellfest de juin prochain.

Hyacinthe Gomérieux


ENTROPIA INVICTUS

HUMAN PANTOCRATOR

Black Death Symphonic

M & O Music

3/5

 

 

 

Pour toi Baphomet, je brûlerai les anges et corromprai les cieux de l’Eden. Pour toi Satan, je ferai résonner tes litanies depuis les ténèbres. Pour toi Entropia Invictus, je noircirai mon âme au son de ton Human Pantocrator. Pour toi lecteur, je tenterai d’être sombre et concis en précisant que Human Pantocrator tronque efficacement l’euphorie et l’ivresse pour une ambiance sombre, lugubre et pesante mais émotionnellement dévastatrice (« Reflection », « Cosmogenic Pandemonium »). Les parties orchestrales sublimant à ce titre parfaitement la noirceur du Black Death proliféré pour parfaire cette sensation environnante de chaos symphonique et de jugement dernier (« I Will Overcome », « Tree Of Creation »). De manière divinement théâtrale, Entropia Invictus tisse de sombres psaumes aux allures de sentence sur la créature humaine et sa condition, comme si le Christ Pantocrator n’était qu’un joyeux pantin martyr et la Création une abomination…

Romain Richez


HETROERTZEN

UPRISING OF THE FALLEN

Listenable Records

Black Metal

3/5

 

 

 

Forts d’une assez grande expérience en matière de production avec déjà six albums à leur compteur, les Chiliens de Hetroertzen reviennent cette année avec leur nouvelle progéniture : Uprising Of The Fallen. Si Uprising Of The Fallen ne sera pas l’album Black Metal de l’année, il reste néanmoins un album très agréable à écouter. L’ensemble de l’opus est porté par une instrumentale lourde et efficace à l’image du titre « Zealous Procreation » et pour les puristes du genre, le morceau « The Fallen Star » fait son petit effet. Le chant est peut-être ce qu’il y a de moins abouti, mais il est suffisamment bon et écorché pour ne pas dépareiller du reste… C’est donc aux fans du genre de se proclamer !

Simon Tirmant


INFINITYUM

LORD OF THE INFINITE

Epic Pagan Metal

M & O Music

4/5

 

 

 

Jadis une vieille légende narrait qu’une bande de valeureux guerriers venus du fin fond de Nantes réveillerait tes tympans et terrasserait le Mal avec un album qui te trouera le cul ! Après maintes et maintes péripéties, le jour de grâce est arrivé, Infinityum est lâché et l’heure est donc venue de voir Lord Of The Infinite sonner la corne de la grande bataille dans ta discographie. Alors alerte à la bête mythique ! Car Infinityum est bien ce genre de Dragon Epic Pagan Metal bien sympathique à recommander d’urgence aux druides et guerriers fans d’Equilibrium ou d’Ensiferum. Lord Of The Infinite a largement de quoi susciter l’envie d’empoigner sa dague et son bouclier juste pour se retrouver dans une sombre taverne et picoler un bon coup entre deux bastons. Alors mes frères, levons nos chopes et partons chevaucher nos blancs destriers pour casser de l’ogre et du troll…

Romain Richez


KLONE

UNPLUGGED

Pelagic Records

Acoustique

5/5

 

 

 

Attention chef-d’oeuvre ! Klone qui avait déjà marqué les esprits en 2015 avec son album Here Comes The Sun enfonce le clou en immortalisant les interprétations « acoustiques » de ses morceaux (tirés de ses deux derniers albums). En grosse majorité captée au Théâtre de la Coupe d’Or de Rocheford, il ne fait aucun doute que ce Unplugged récoltera l’adhésion de toute une paroisse. Car qu’on se le dire, ce disque renferme une innocence et une honnêteté sans bornes dès « Immersion », un extrait du dernier album, totalement revisité… Et il en sera de même durant tout le séjour ! La voix raillée de Yann s’accorde pleinement avec les guitares acoustiques de Guillaume et d’Aldrick… À cela, il ne faut pas oublier l’apport non négligeable d’Armelle, elle qui s’est chargée de poser quelques parties d’accordéon et de clavier quand bon lui a semblé, notamment sur « Fog ». Le groupe va toujours plus loin, ne cesse de repousser ses limites et excelle à tous les niveaux ! « People Are People », le célèbre tube de Depeche Mode a même fait l’objet d’une reprise… Un album aussi bien recommandé que recommandable.

Axl Meu


LOCK UP

DEMONIZATION

Listenable Records

Death/Grind

4/5

 

 

 

Il aura fallu attendre six ans pour que Lock Up remette le couvert ! Et tout ce que l’on peut dire, c’est qu’avec Demonization, les Britanniques ne comptaient pas faire dans la dentelle ! Ça claque, ça blast et ça nettoie nos tympans de fond en comble avec des titres estampillés « Death Grind ». Les titres, ne dépassant que très rarement les trois minutes, permettent de mettre en avant la palette d’influences dont est pourvue la formation… Ça joue très vite, c’est gras – l’univers Punk n’est jamais très loin – Mais ce n’est pas tout, les titres sont également riches de sombres tonalités à l’instar de « We Challenge Death ». Les intonations prises par ce dernier sont souvent très lugubres et très malsaines… En quelques mots, Lock Up nous a offert un album pertinent qui s’apprécie tout aussi bien sur scène qu’au casque… Espérons juste que la formation aura le temps de poser ses flight-cases un peu partout en France ! Wait & See !

Axl Meu


MOONLOOP

DEVOCEAN

Listenable records

Progressive Death Metal

4/5

 

 

 

Moonloop revient à la charge avec un nouvel opus, Devocean ! Avoisinant les soixante minutes, on voit que le groupe a décidé de conforter ses relations avec sa principale source d’inspiration, à savoir Opeth. Mais on y trouve également différentes variantes musicales qui lui inculquent une personnalité plus qu’intéressante… Après un « Megalodon » tapé par une guitare pleine de distorsion, on monte en puissance avec l’arrivée de la batterie et du chant guttural… L’album offre quelques merveilles à l’instar « Zeal » qui avec son « groove », ses tempos variés et ses cassures de rythme, rassurera plus d’un fan de Metal Prog ! Enfin, « Oceans », pièce maîtresse d’un peu plus de neuf minutes nourrie de passages acoustiques et rythmiques un peu « Djent » dans l’âme, vous prouvera une fois de plus que Moonloop peut vous emmener loin dans son délire musical. Les Espagnols confirment donc leur stature de fer de lance du renouveau progressif en Espagne. C’est un groupe de Death Metal progressif à suivre de très près. Il plaira sans doute aux fans d’Opeth mais pas que…

Gregory Poidevin


NIGHTMARE

DEAD SUN

AFM Records

Heavy/Power

5/5

 

 

 

Le cinq majeur de Nightmare amputé de son pivot et de son meneur, quelle allait être la nouvelle tactique d’équipe ? Eh bien, chez Nightmare, le vieil adage « on ne change pas une équipe qui gagne » n’est pas de rigueur, car ils préfèrent renforcer l’ossature à chaque Mercato. Ici, les heureux élus Olivier Casula et Magali Luyten (batterie et chant) musclent clairement le jeu et élargissent la palette des Grenoblois. Ainsi, le chant de Magali s’offre le luxe d’apporter un grain supplémentaire, sorte de masculinité féminine qui sublime ces nouvelles compositions. Côté musique, à côté de choix classiques ancrés dans le Power Heavy Metal, de nouvelles incursions thrash, apparaissent et donnent clairement une couleur plus fraîche et moderne. En bref, pour ce dixième album, Nightmare tourne une page en ne faisant pas un opus de plus mais un album de mieux !

Kal Tyson


WITCHES

30 YEARS THRASHING

Mighty Spell Records

Thrash Metal

4/5

 

 

 

Ça fait maintenant 30 ans que les Witches font « du Thrash dans notre froc » (Copyright Matthieu David) donc du coup, pour marquer le coup, ils ont décidé d’offrir à leurs fans un EP contenant quatre titres réenregistrés issus de leurs premières démos (« Silly Symphony », « In The Name Of God », « Lessive Agressive », « Thrashing Witches ») pour un total de 14 minutes ! Et quelle claque, Witches casse la baraque et offre une seconde jeunesse à des titres que les plus jeunes n’auraient pu connaître s’il en avait été autrement… Tout est carré, incisif et gratifié d’un petit « Punk » pas des plus dégueulasses. Vite, un passage dans le Nord avec Agressor !

Axl Meu

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