Avant de changer de nom en septembre, Sounds Like Hell Fanzine vous propose de retrouver tout l’été des morceaux choisis de ses publications magazine. Aujourd’hui, retour sur l’interview de Unsu, publiée en janvier 2017, dans le numéro 3.


Cela fait un moment que les Lillois d’Unsu arpentent les planches du Nord et même d’Europe. Les nordistes ont beaucoup de ressources et distillent sur scène leur Grindcore énergique et efficace. Après la sortie de leur premier album K.I.A.I. (Kill Icons And Idiots) en 2014, le groupe a pris de l’ampleur. Il était donc plus que temps d’aller faire un tour du côté de la métropole lilloise et d’interroger ces joyeux lurons.

Propos du groupe recueillis par Kevin Delattre

 

Pouvez-vous présenter Unsu à nos lecteurs  ?

Salut  ! Unsu est un groupe de Grindcore situé à Lille. Nous existons depuis 2009 et le line-up actuel date de 2013. Nous avons enregistré différents EPs et Splits, travaillé avec des labels comme Douchebag Records et Kaotoxin avant de sortir notre premier album K.I.A.I. (Kill Icons And Idiots) en décembre 2014 en autoproduction.

 

Depuis 2014, le line-up a été remanié et votre album K.I.A.I (Kill Icons And Idiots) est sorti. On imagine que la sortie de cet album est considérée comme un moment charnière pour vous  !

Oui, il nous a permis d’avoir un peu plus de visibilité sur la scène internationale. On y travaillait déjà depuis un bon moment en donnant des concerts un peu partout en Europe, mais la sortie d’un album donne toujours plus de résonance à la «  notoriété  » d’un groupe. De plus, le travail de composition et d’enregistrement de l’album nous a permis de façonner un peu plus notre son et notre mise en place.

 

La production de K.I.A.I (Kill Icons And idiots) sonnait beaucoup moins «  garage  » par rapport aux nombreuses productions de la scène Grind. Ça lui donne un côté plus clair et plus lisible. Était-ce l’effet recherché  ? 

Oui ! Nous avons collaboré avec le CMP Studios pour la batterie et surtout avec Ugo Sana de Trepan’Dead pour le reste des instruments, le mix et le mastering. C’est un ami de longue date. Ugo est un passionné et surtout un vrai pro. Il nous a donné de bons conseils. Pour le «  lay out  »,   c’est le fruit du travail de Christophe D’Haese de Trepan’Dead également. Son travail est efficace, sobre et nous correspond vraiment !

 

Deux ans après la sortie de cet album, j’imagine que vous avez de nouveaux titres en stock  ?

En fait, pas tant que ça  ! Pas qu’on soit fainéants, bien au contraire. On répète très régulièrement, mais cela prend du temps de composer de bons titres. Dans le sens où l’on veut être satisfaits de chaque riff, de chaque partie de batterie et de chant, de chaque arrangement… Nous voulons donner à chaque morceau une identité propre, le tout en essayant d’être le moins redondants possible. Et tout ça, sur des morceaux d’au maximum 1’30… Tu vois l’enjeu. (rires)

 

Comment abordez-vous le côté composition  ?

En général, j’arrive avec quelques riffs en répétition et on les fait tourner jusqu’à trouver le bon pattern batterie. Je fais partie de ceux qui sont incapables de composer entièrement un morceau tout seul… J’ai besoin de l’énergie et de l’avis de chacun… Pareil pour les autres ! Parfois cela va très vite, les idées s’enchaînent et le morceau passe le cap des répètes suivantes, parfois c’est plus long à se mettre en place…

 

Le Grind est essentiellement une musique qui se vit et se comprend réellement en live. Est-ce que vous partagez ce point de vue  ?

Absolument  ! Le Grind est une musique qui se vit sur le bois et dans de petites salles. Rares sont les groupes que j’apprécie sur les grosses scènes  : soit le son n’est pas à la hauteur, soit c’est en extérieur et je ne suis pas trop fan. Les petites et moyennes salles sont le top pour le grind. Bien sûr, on voudrait tous fouler la scène d’un festival important et toucher plusieurs milliers de personnes en même temps, mais ce n’est pas trop mon truc. Ensuite, c’est vrai qu’il est important aussi que le public réponde présent, ça alimente notre énergie sur scène !

 

J’ai eu l’occasion de vous voir, il y a quelque temps, en live à l’ArtGressif. J’ai ressenti un côté très ordonné dans un bordel ambiant extrêmement communicatif. L’ordre et le désordre, n’est-ce pas l’essence même d’Unsu  ?

Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle. À nous de proposer le meilleur du groupe en proposant le meilleur son et de jouer le mieux possible. Donc oui, notre bordel est organisé. Ensuite, vient le bordel du public et c’est là tout l’intérêt du live.

 

Le bar a fermé… On imagine que cela vous a touchés…

C’était devenu un peu notre quartier général… Yann et Alecks sont des gars géniaux, avec le cœur sur la main, qui font ça par amour de la musique extrême. En plus d’avoir fait jouer un maximum de groupes dans leur bar, tu peux les croiser très régulièrement en concert. Après, ça fait un moment qu’ils ne pouvaient plus organiser d’événements suite à des plaintes de voisinage, donc on s’y attendait tous. Là, ils viennent de faire une série de dates pour terminer en beauté cette aventure, on vient d’y jouer avec Trepan’Dead et ce fut une soirée excellente sous tous les angles.

 

Ma dernière question concernera la scène Grind de la région des Hauts-de-France. Qu’en pensez-vous ? 

Elle est très limitée  ! Il ne reste que quelques valeurs sûres comme Trepan’Dead, L.A.R.D.O.N.S, Gronibard, et Putrid Offal ! Sont apparus aussi ces derniers temps quelques groupes comme Insane Order, Essen Meine Scheisse et Anal T.V…


Unsu, c’est:

Dam: Chant,

Micky: Basse

Adrien: Batterie

Manu: Guitare

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