Avant de changer de nom en septembre, Sounds Like Hell Fanzine vous propose de retrouver tout l’été des morceaux choisis de ses publications magazine. Aujourd’hui, retour sur l’interview de Existance, publiée en janvier 2017, dans le numéro 3.


C’est animés par une verve remarquable que les musiciens d’Existance ont accepté de répondre à nos questions à propos de Breaking The Rock, leur nouvel album. Après un EP sorti en 2012, suivi de près par le très réussi Steel Alive sorti en 2014, ils ont dû œuvrer d’arrache-pied pour sortir ce Breaking The Rock. En effet, les départs de leur batteur et de leur bassiste n’ont pas facilité la chose… Retour avec le groupe en personne.

 Propos du groupe recueillis par Simon Tirmant

 

Salut les gars ! On vous laisse vous présenter !

Julian : Salut ! Existance a vu le jour fin 2008 ! Il a pour but de perpétuer un style de musique que l’on a dans le sang: le Heavy Metal 80’s ! Nous avons à notre actif une démo éponyme sortie en 2012, un premier album Steel Alive sorti en 2014 et nous venons de sortir notre deuxième album Breaking The Rock.

 

Votre nouvel album a pris du temps à arriver… Mais il faut savoir qu’il y a eu quelques changements de line-up entre-temps…

Antoine : Effectivement, nous avons rencontré pas mal de soucis ces derniers temps… Mais c’est du passé ! On a recruté un nouveau bassiste et un nouveau batteur, Julien et Nicolas. C’est le fruit de six mois de boulot intense ! Nous avons appris à nous connaître musicalement et personnellement. Sachant tout cela, je trouve que nos fans n’ont pas trop attendu ce nouvel album. Deux ans d’intervalle entre deux albums, ça reste convenable ! On préfère proposer de la qualité plutôt que de sortir un album par an, juste histoire d’en sortir un… On s’était fixé une date de sortie pour 2016 et on l’a fait !

 

Vous revenez avec un nouvel album intitulé Breaking The Rock. Vouliez-vous partir sur de nouvelles bases pour cet opus ?

Julian : On souhaitait une touche plus agressive pour cet opus, avec des riffs plus puissants et accrocheurs. On voulait aussi garder l’aspect mélodique et avoir des refrains qui restent en tête. Le jeu de Julien et Nicolas apporte forcément une nouvelle touche à Existance. On a gagné en puissance !

 

Antoine : En ce qui concerne notre façon de composer, tout part d’un riff de guitare. J’arrive en répétition et j’entends Julian jouer quelques riffs, et quand il y en a un qui me plaît, je l’enregistre. Il ne reste plus qu’à bosser dessus et voilà ! (rires)

 

Votre album sort sous un nouveau label: Black Viper Records que vous avez vous-même créé. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Julian : Cela faisait un moment qu’on en parlait entre nous. Avoir son propre label c’est avoir une plus grande autonomie, on devient décisionnaire sur tout et aussi bizarre que cela puisse paraître, on sait combien d’albums sont vendus ! Mais, c’est aussi beaucoup de boulot en plus… Alfie Falckenback, le fondateur du label Mausoleum Records, notre ancien label, est décédé cette année et le label disparaît avec lui. C’est pour ça qu’il a fallu réagir et c’était le moment ou jamais pour créer Black Viper Records.

 

Vous êtes originaires de Picardie et pourtant, à l’écoute de vos morceaux, on croirait entendre un groupe de Hard américain. Vos influences y sont-elles pour quelque chose ?

Antoine : Je pense oui ! Depuis que l’on est gosse, on a pris exemple sur tous ces grands groupes, à force de les regarder en VHS. Au fil du temps et sans forcément s’en rendre compte, ça devient une partie intégrante de ta personnalité. Aujourd’hui encore on s’inspire d’eux, tout en bossant d’arrache-pied pour grandir jour après jour.

 

Revenons à l’album. Comment avez-vous choisi le studio pour y enregistrer Breaking The Rock ?

Julian : On voulait retourner là où nous avions fait Steel Alive. Le Boss Hog Studio est vraiment un excellent endroit pour travailler sereinement et sérieusement ! Clément, l’ingé son, est rigoureux et ne laisse rien passer, c’est quelqu’un de très professionnel. Nous étions très satisfaits du boulot fourni auparavant… Pourquoi aller ailleurs ? Et puis, il a une grande qualité : la patience… Et il en faut avec nous ! (rires)

 

Selon vous, quel est l’avantage de chanter en anglais ? Y a-t-il une volonté de s’exporter à l’international ?

Julian : C’est la suite de ce que disait Antoine un peu avant, on a toujours écouté cette musique, depuis notre plus tendre enfance. Et même si mon père me faisait écouter de bons groupes de chez nous comme Vulcain, Sortilège ou encore Warning, la majorité avait un chant en anglais, alors la question ne s’est pas posée au moment de créer le groupe. De plus, je me sens plus à l’aise avec cette langue, aussi bien pour écrire que pour chanter. Et effectivement, c’est plus simple pour s’exporter à l’étranger, même si ce n’était pas calculé pour ça.

 

« Breaking The Rock » a fait l’objet d’un clip qui est sorti début octobre. Pourquoi ce titre et non pas un autre ?

Julian : On a choisi « Breaking The Rock » tout simplement parce que c’est le nom de l’album et que c’est un de nos titres favoris. Je savais déjà ce que j’allais raconter avant d’écrire les paroles. On en a tous parlé et tout le monde était enthousiaste alors l’idée du clip pour cette chanson a été vite trouvée !

 

Pour le plaisir une question « Rêves »… Que souhaitez-vous (dans votre imaginaire le plus fou) à Existance ?

Julian : Tourner plus de dix-huit mois à travers le monde, comme à l’époque, et m’imprégner des différentes cultures de chaque pays pour avancer.

Antoine : Avoir joué sur tous les continents du monde en une année !

Julien : Emménager dans un tour-bus et jouer tous les soirs dans une nouvelle ville.

Nicolas : Faire ce que beaucoup de musiciens rêvent de faire : partir loin, très loin de la vie classique pour faire de la musique non-stop.

 

Je vous laisse le mot de la fin…

Julian : Merci à tous d’avoir lu cette interview jusqu’à la fin ! Continuez d’être derrière les groupes que vous aimez, continuez d’acheter des CDs, d’aller aux concerts et aux festivals, de boire de la bière et grâce à vous le Heavy Metal ne mourra pas !


Existance, c’est :

Julian Izard : Chant, Guitares

Antoine Poiret : Guitares

Nicolas Martineau : Batterie

Julien Robilliard : Basse

Contact : www.facebook.com/existanceband/

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