With The Dead

 

Love With The Dead

 

Rise Above Records

Doom Metal

5/5


With The Dead pourrait être considéré comme un All Star Band du genre Stoner Doom. A sa création en 2014, prenez la section rythmique d’Electric Wizard et Ramesses à savoir Tim Bagshaw et Mark Greening, associée-là à Lee Dorrian (Cathedral, Napalm Death) et le combo nous offre le must pour le line-up d’un groupe de Doom ultra lent et massif. Depuis, Mark Greening s’en est allé laissant sa place à Alex Thomas (ex-Bolt Thrower) à la batterie. La basse étant confiée maintenant à l’ex-Cathedral, Leo Smee.  

Si l’album éponyme With The Dead, sorti en 2015, avait déjà fortement marqué les esprits par sa qualité et l’empreinte forte distillée par des compositions aux ambiances oppressantes et malsaines, Love With The Dead , le nouvel album va encore plus loin en matière d’atmosphères. Love With The Dead repousse les limites d’un genre dont on pensait pourtant avoir exploré tous les recoins de la noirceur et de la lancinante lourdeur des rythmiques hypnotiques. C’est un sentiment d’oppression permanent qui nous assaille durant les soixante-six minutes de l’album. Le Doom reste le terrain de jeu favori de nos quatre compères mais celui-ci avec Love With The Dead se fait encore plus sépulcral, lâchant son flot de pesanteur et de lourdeur malsaines. Le chant de Lee Dorrian est encore plus incantatoire que d’ordinaire comme sur « Isolation »  qui ouvre l’album où le phrasé navigue entre discours possédé et nihilisme “pessimiste”. Il fait plier son être sous le joug de ses traumas.

Love With The Dead est lent, très lent, massif et hypnotique. Pour preuve, les fantastiques  « Anemia »  et « Watching The Ward Go By » qui dévoilent toute leur aura de désespoir et, au détour d’un break faussement non tourmenté, annihile toute notion de salut. « Egyptian Tomb », « Reincarnation Of Yesterday » et peut-être encore plus « Cv1» opèrent comme des mains appuyées sur nos poitrines déjà suffocantes, nous faisant frôler une expérience de N.D.E. (Near Death Experience) par la rencontre avec des entités spirituelles malfaisantes n’ayant pour seul but que d’éteindre notre souffle par leurs visions viciées et cauchemardesques, puisant dans nos chairs le peu de vie sortant encore de nos poumons.

With The Dead nous offre un album magnifique, une véritable référence dans l’univers du Doom, un album à ranger à côté de Dopethrone d’Eletric Wizard, de Gothic de Paradise Lost, du Forest Of Equilibrium de Cathedral ou encore du Psalm 9 de Trouble. Cela en dit long sur la qualité de celui-ci. Étouffant, voilà le mot qui résumerait au mieux l’état dans lequel nous immerge Love With The Dead, déployant une lourdeur de tous les instants, posant une véritable chape de plomb dès les premières notes. Lee Dorrian et ses amis ont réalisé un album mortifère, extrême, angoissant, repoussant les limites des tréfonds que l’on pensait pourtant ne pas pouvoir dépasser. With The Dead signe un album fort, sombre, hanté où comme le hurle Lee sur « Anemia » tout espoir s’en est définitivement allé…  “No hope… No Love”. Tout est dit!

 

 

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