BULLRUN

DARK AMBER

Rock/Metal

Indépendant

4/5


Ils sont de Paris, ils sont trois et leur groupe fête ses six ans en 2017. BullRun sort, non pas son nouvel album, mais un tout nouvel EP, Dark Amber, déjà connu de l’entourage du groupe, puisqu’il est sorti en avril dernier. C’est un fait, ce Power trio promet de belles animations dans le pit, ce que nous permet de croire le fameux objet…

Nous sommes en face d’un groupe qui, dès le premier morceau, place la barre haut en proposant un Hard/Heavy très bien produit. Niveau production, on ne peut faire mieux. Le groupe est très exigeant, voire un peu trop. Les six morceaux se laissent donc écouter dans les meilleurs conditions possibles, à condition d’avoir un bon casque sur soi.

Néanmoins, quand on écoute BullRun, on est vite surpris par la tournure que prennent les événements. On se croirait projeté dans la deuxième moitié des années 90’s à l’époque où Metallica sortait ses deux (trop) controversés albums, Load et Reload, le tout boosté par quelques riffs et lignes vocales très typés Motörhead dans l’âme. Il n’y a qu’à écouter le premier titre «  The Devil In Me » pour se rendre compte que Rémy Gohard est le fils illégitime de James Hetfield et de Lemmy Kilmister. Encore mieux, « Dark Amber » fait directement référence à « Fuel » (Metallica)… Les structures étant hyper similaires.

Alors, ce n’est pas que les compositions ne soient pas efficaces, loin de là, mais personne ne s’attendait à ce que les Parisiens soient mangés à la sauce américaine. Quoi qu’il en soit, les six titres proposés restent d’excellente facture. C’est groovy à mort et le tandem Rémy Gohard (basse)/Mark Dezafit (batterie) fait le plus bel effet sur CD (qu’en est-il en live ? On se tarde de le savoir). Ce dernier varie les tempos, notamment sur « Faster Than Light », un peu plus mid-tempo dans l’âme, mais non pas moins intéressant. Cependant, les Parisiens sont (surtout) adeptes de la vitesse comme le suggèrent le dynamique « Highway Glory » et le sulfureux « Burn », deux titres visiblement taillés pour être joués sur scène.

Au cours de ces 24 minutes, BullRun ne perd jamais notre attention. Le groupe a sélectionné le meilleur de ses pépites pour faire le coup d’une massue sur l’auditeur. Peut-être est-ce la raison pour laquelle le groupe a décidé de sortir un EP et non pas un album pour finir ? Surtout, le groupe a sorti du lot ses refrains les plus attractifs, ceux qui interpellent l’auditeur à chaque coup de cymbale. On est tartiné par ce Rock dénué de tout effet superficiel (mais très propre) et tous ces hymnes qui se bousculent, qui rendent compte d’un état d’esprit particulier, le Rock ’n’ Roll dans toute sa splendeur.

Dark Amber est l’EP qui met à jour les ambitions des Parisiens. Faire l’effet d’une bombe, tout en mettant en exergue une formation qui sait visiblement composer de morceaux très efficaces. Est-ce suffisant pour se construire une réputation fiable parmi cette marée humaine de groupes à énorme potentiel ? On ne sait pas. Quoi qu’il en soit, laissez-vous emporter par leurs mélodies et peut-être que vous y trouverez votre compte. 

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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