#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France pourra s’exprimer ! Cette semaine, c’est Kinderfield qui s’est prêté au jeu !
Propos de Thomas et Alex recueillis par Axl Meu

On a pu vous découvrir il y a quelques semaines au Red Studio de Douai… Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Thomas : Kinderfield, groupe de Metal Industriel. On est quatre et on vient de Lille.

Alex : Au départ, nous n’étions que deux, et par la suite nous avons dû recruter un batteur et un bassiste. Ça a été assez compliqué de trouver des musiciens qui soient motivés et ambitieux pour pouvoir mener ce projet à bien, mais maintenant le gang est au complet !

Kinderfield est encore une formation très jeune, et pourtant, elle est déjà forte de plusieurs sorties impressionnantes. Parlez-nous un peu de Doppelgänger, votre dernier EP. Comment l’avez-vous composé ?

Alex : Alors, merci ! Doppelgänger a été composé par nous deux, Alex et Thomas, respectivement à la guitare et au chant. Nous avons essayé d’aborder une approche plus électronique dans notre manière de composer en utilisant des samplers et des synthétiseurs aux sons assez tranchants. Notre EP a été produit dans un appartement avec du matériel de base… Juste ce qu’il faut pour représenter l’ensemble des instruments présents sur l’album.

Le premier morceau de l’EP, « The Devils Of The 6th Floor » annonce la couleur. Vous distillez un Metal Indus qui n’est pas sans rappeler Marilyn Manson… 

Thomas : On nous compare souvent à Marilyn Manson, il va falloir qu’on se détache vite de cette image et que les gens trouvent d’autres références ! Et oui, comme tu le dis ce morceau annonce la couleur : synthés et guitare. Ça tape sans faire mal aux oreilles. Le texte développe à la fois l’idée que nous n’allons jamais laisser tomber ce projet et des idées plus noires…. Double lecture, Doppelgänger, tout est lié !

Korn n’est pas très loin. Vos titres sont souvent très groovy, à l’instar de « Her ».

Alex : Si c’est ce qui en ressort, ce n’est pas quelque chose de voulue. Pour ce morceau, pour le coup, nous nous sommes inspirés d’un morceau des Daft Punk, « Crescendolls ». Notre but est nous inspirer de titres qui n’ont rien à voir avec le Rock ou le Metal pour pouvoir ainsi prétendre faire quelque chose de différent.

Vous avez révélé le 12 janvier dernier un tout nouveau morceau, c’est « New Wounds ». Est-ce que vous pouvez présenter ce titre et sa vidéo ?

Thomas : J’avais réalisé les deux premiers clips de « Her » et de « Black City ». J’aime scénariser et diriger mes propres courts métrages pour prétendre à plus gros plus tard. Je me fais donc la main sur les clips. Le problème, c’était l’argent pour financer ces tournages… Un vrai désastre. Entre le changement de line-up et d’autres problèmes personnels, je n’arrivais pas à trouver les moyens… On a dû puiser dans le peu de thunes qu’on avait pour ces deux clips… Si t’as pas les moyens, tu fais avec ce que tu as. À défaut d’avoir de l’argent, nous avons un cerveau ! Le clip de « New Wounds » ? Je l’ai tourné à l’aide d’un Iphone avec les décors que j’avais autour de moi, le groupe et les potes… C’est de l’exposition, ni plus ni moins. La chanson parle d’une meuf perchée dans ses délires. J’ai rendu l’image agressive pour le spectateur.

Quel est votre plan pour vous implanter un peu partout dans la région ? 

Thomas : On passe notre temps à contacter des bars et des salles. On distribue des cartes de visites, on fait participer les gens sur notre page Facebook, on répond un maximum aux commentaires Youtube, et on vise plus haut que la région ! Tous les mercredis, on se voit pour parler du projet, et on contacte des organisations.

Quand le nouvel album verra-t-il le jour ? 

Thomas : On est en ce moment sur un upgrade de notre EP Doppelgänger pour la sortie officielle en mars. Il comprendra des inédits.

Alex : Concernant le deuxième album, on cherche tranquillement une direction artistique différente par rapport au premier. On veut faire mieux, donc plus de matériel, plus de moyens…

Où pourrons-nous nous voir jouer par la suite ?

Alex : On se produira le 10 février au Do It Yourself à Lille avec Gradients et A Daft Of Clarity ! Pour le reste ça arrive sur notre page Facebook

Parlez-moi de votre apparence scénique !

Thomas : Des masques, des cagoules, du make up… La scène est un endroit où le reste de ta vie est en suspens. Tu partages un moment intime, mais avec beaucoup de gens, c’est extraordinaire. Faut se donner les moyens de s’éclater ! Il y a trop de groupes qui jouent en putain de bermuda… Il faut sortir du lot si tu veux qu’on te voit et, surtout, ne pas avoir peur.

Alex : Les masques installent une distance entre nous et le personnage public et scénique.

Que pensez-vous de la scène locale des Hauts-de-France ?

Thomas : Y’a quelques bonnes lourdeurs comme This Friday 13 ! En fait, en France en général, j’ai l’impression qu’on se réveille enfin depuis quelques années. Les groupes de Metal comprennent qu’ils ne sont pas obligés de passer pour des clowns s’ils veulent tourner un peu. On a enfin décidé d’affirmer cette musique en se prenant au sérieux et en arrêtant de s’excuser de ne pas faire dans la dentelle.

Contact : https://www.facebook.com/KinderfieldOff/ 

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.