#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France peut s’exprimer ! Cette semaine, c’est Ghost Town Dog’s qui s’est prêté au jeu !
Propos de Donathan (chant, guitare) recueillis par Axl Meu.

Présente-nous Ghost Town Dog’s. Quel est le parcours musical de ses membres ? 

Le groupe existe maintenant depuis trois ans. Ghost Town Dog’s tient sa force dans le côté très éclectique des influences de ses membres. En effet, Julien, ancien guitariste de Carving, apporte un côté très Punk, tandis que Pedro à la basse ramène une assise et un groove qu’il a su transcender ces dix dernières années au sein de Dusk, un groupe de Surf Rock. Max à la batterie vient du Metal et moi, Donathan, j’ai fait partie d’un trio Rock dans l’esprit « années 70 », Stiff/Neck. J’ai également été chanteur du groupe Redstone, qui faisait dans le Southern Rock.

Vous jouez donc un Rock assez gras, qui n’est pas sans rappeler Black Stone Cherry et Kyuss. Qu’est-ce qui vous a motivés à jouer ce genre de musique ? C’est l’univers de John Garcia qui vous fascine ? 

Etant moi-même un grand fan de la scène Rock/Stoner des années 90 avec Kyuss ou Fu-Manchu, j’ai toujours voulu monter un projet qui s’inspirerait de ce style tout en y intégrant des sonorités un peu Grunge à la Alice In Chains. John Garcia a été un pionnier et reste une grande inspiration pour moi en tant que chanteur. Tu parles de Black Stone Cherry… C’est typiquement le style de groupe qui nous parle, ne serait-ce que dans la voix ou même dans les solos de guitare. Ils ont un coté très Classic Rock qui nous correspond tout à fait. Nous avons immédiatement su trouver un terrain d’entente, entre guitares tranchantes, rythmiques lourdes et chant bien placé…

Vous avez mis l’ensemble de vos titres sur votre compte SoundCloud. Ils permettent de nous faire une idée de ce que présente le groupe. Les compositions sont assez variées, et c’est sûrement « Don’t Let Me Be A Monster » qui doit le mieux fonctionner en live. Ses tempos sont plus incisifs…

C’est souvent ce morceau qui récolte le plus de suffrages lors de nos concerts ! Mais, ce qui est intéressant, c’est qu’on a pas mal de potes qui sont plutôt branchés « Metal »… Et avec des titres comme « City Is Burning », on parvient souvent à trouver un terrain d’entente ! (rires) Le but de ce premier EP était surtout de poser des bases solides et de montrer au travers de ces cinq titres la rage et l’envie qui nous animent !

Quelles thématiques abordez-vous dans vos musiques ? 

On parle de grands espaces et d’évasion avec des titres comme « Dangerous Rodeo » : une voiture, des potes, quelques bières et le tour est joué ! On aborde aussi, dans « City Is Burning », le côté « ultra-consumériste » de notre société qui nous bouffe à petit feu et qui nous fait parfois oublier l’essentiel. Certaines compositions ont un côté plus sombre comme « Nightcrawlers ». Elle est le reflet de ce genre de soir où rien ne va…

Où avez-vous enregistré votre premier EP ? Où pouvons-nous le trouver ? 

Nous avons choisi le Boss Hog Studio à Ham-En-Artois pour enregistrer notre premier EP. Nous avons rencontré Clément grâce à nos potes de Morpain. Nous avons immédiatement pu travailler avec lui, et ce dans de bonnes conditions. Nous avons apprécié la disponibilité et l’investissement dont il a fait preuve. Nous avons choisi de faire presser nous-mêmes ce premier EP, qui sonne comme un aboutissement de deux ans de travail. Il est disponible à Cultura Hénin-Beaumont ! Merci à eux !  Nous sommes agréablement surpris par les retours que nous avons sur le CD. Autant sur le son que sur les morceaux en eux-mêmes, ça fait plaisir !

Avez-vous prévu de sortir un album prochainement ? 

Pour l’instant, on a carrément le nez dans ce premier EP. Il est encore tout jeune et tout chaud pour nous. Même si de nouvelles compositions sont déjà bouclées, on veut défendre ce premier album au maximum dans les mois qui arrivent. Nous sommes avant tout un groupe de scène, et il nous tarde de défendre notre petit protégé comme il se doit. Cependant nous n’excluons pas le fait d’enregistrer un nouvel EP de cinq titres d’ici un an.

Quand on pense au mouvement Sludge dans le Nord, on pense surtout aux groupes Spiritual Driver et Headblaster. Les connaissez-vous ?  

Oui, je connais ces deux groupes… Un peu plus Spiritual Driver puisque j’ai déjà eu l’occasion de partager la scène avec eux quand j’étais encore chanteur dans mon ancien groupe. Ils font du bon boulot et s’inscrivent vraiment dans la mouvance Sludge !

Quel regard portez-vous sur la scène des Hauts-de-France ? 

C’est une scène pleine de ressources. Grâce à l’investissement d’une poignée de passionnés qui ouvrent des salles, créent des magazines et qui permettent encore aux groupes de se produire dans les bars, cette scène n’est pas prête de s’éteindre !

Où pourrons-nous vous voir sur scène prochainement ? 

Nous sommes entrain de booker pas mal de dates. Nous jouons ce samedi 17 février à Noeux-Les-Mines au Pamyoflo avec les groupes Fear Mother Rage et Prayer’s Hate. On fait également partie de la programmation de La Fête de l’Humain, qui aura lieu le dimanche 20 mai à Avion. On se produira également dans ce nouveau bar-concert, La Forge, situé à Arras, le mercredi 9 mai. Notre calendrier ne cesse de se remplir et on a hâte de vous voir bouger la tête, suer et trinquer à l’un de nos concerts.

Contact : https://www.facebook.com/ghosttowndogs/

Pour écouter :

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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