#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France peut s’exprimer ! Cette fois-ci, c’est Gunless qui s’est prêté au jeu !
Propos du groupe recueillis par Axl Meu.

Pouvez-vous vous présenter ?

Gunless a vu le jour il y a maintenant deux ans dans un bar de Douai. Tout est parti d’une bière et d’un objectif commun : faire de la musique entre potes, s’éclater, dégager toute l’energie qu’on a à revendre et s’exprimer comme on l’entend. La formation Gunless s’est consolidée, il y a peu, avec l’intégration d’un nouveau batteur, Rémi, qui nous apporte son expérience et son style percutant. Youri est la voix et la guitare rythmique. Pour la guitare solo, c’est Vincent et à la basse, c’est François.

Vous jouez une musique principalement axée autour du Punk Rock et ses dérivés… Quelles sont vos principales influences ?

Pour nous, on joue du Rock, et le Rock, c’est une famille et un esprit. Ça englobe tous les styles. Et jouer au jeu des styles, ça ne sert qu’à diviser. On ne joue pas du Rock pour se coller des étiquettes et des codes-barres sur le front. Les artistes ne sont pas censés être des produits de supermarché bien rangés dans des rayons. Notre genre musical, ça sera au public de le déterminer, on n’aura pas la prétention de le faire pour lui. Alors, bien sûr, on sent des influences, on écoute beaucoup de choses et on essaye de puiser un peu partout ce qui nous plaît, sans pour autant essayer de copier ou obéir aux codes d’un style en particulier. On ne réinvente pas la musique, mais on la joue et on la personnalise à notre manière. Donc, on ne pourra pas citer de groupes en particulier pour nos inspirations, ni de styles… Et on a remarqué que, après nos concerts, chacun nous comparait avec des formations différentes. Il n’y en a jamais eu un qui est revenu plusieurs fois, et c’était souvent des artistes qu’on ne connaissait même pas ou qu’on n’avait pas spécialement écoutés. C’est assez amusant.

Vous avez la particularité, malgré un patronyme anglophone, de chanter en français ? Pourquoi ?

Le petit bout de chemin qu’on a parcouru ensemble nous a souvent fait dire qu’on arrivait « sans armes », à l’improviste ou dans des conditions inattendues. En fin de compte, « Gunless« , ça résume très bien notre état d’esprit : « faire du mieux qu’on peut avec ce qu’on a ». On a carrément symbolisé tout ça dans notre imagerie : Une fronde. C’est pas cher, ça paye pas de mine, et on peut en fabriquer soi-même, mais c’est quand même foutrement efficace. Pour ce qui est du fait que le nom est anglophone, cela s’explique par le fait que le groupe chantait en anglais à ses débuts, comme on peut encore le voir sur Youtube, le français est très récent. Pour ce qui est de l’écriture des textes en français, on répondra tout simplement qu’on est Français et qu’on s’adresse à des francophones. C’est plus logique ainsi. La langue française est jouissive à manipuler. Et on peut dire ce qu’on a à dire, le dire bien, sans se cacher derrière une langue étrangère. Celui qui voudra bien nous écouter comprendra direct à qui il a affaire. C’est un problème d’honnêteté !

Avez-vous un disque ou une démo à défendre ? 

Pour le moment, on n’a pas grand-chose, mais c’est en préparation. On va enregistrer avec nos propres moyens, donc ça demande un peu de préparation et d’investissement. Dans un premier temps, on va sortir quelques morceaux au compte-gouttes sur le net, par le biais de clips et de fichiers dématérialisés. On verra comment la mayonnaise prend, et si ça prend on pensera à sortir des EP en physique. C’est une histoire de deux ou trois mois avant qu’on balance notre premier morceau dans notre nouvelle configuration, avec le nouveau batteur et les paroles en français. Les gens peuvent déjà nous suivre sur les réseaux sociaux. On va mettre en place un site avec une newsletter pour tenir au courant ceux qui nous suivent.

Le groupe commence à se produire un peu partout dans la région. Quel est votre plan pour vous démarquer ?

En fait, on ne cherchait pas forcement à faire des concerts à tout prix. On voulait travailler les morceaux notre nouveau batteur. Cependant, on a été pas mal sollicités pour jouer à droite à gauche, donc on a accepté. Ça nous fait les dents. Ça nous aide également sur le plan financier. Comment se démarquer ? Sûrement en proposant une musique qui est bien la nôtre, avoir un univers artistique complet et jouer sans mentir, sans jouer un rôle. Tout ce qu’on fait, on le fait à fond et ça finira par payer.

On vous a notamment découverts à l’occasion de votre concert dans le cadre du Sudden Fest (le concert d’adieu des Stupid Karate). Racontez-nous un peu cette soirée.

C’était un plan cool qui, en plus, illustre parfaitement l’explication du nom du groupe que je t’ai faite. On nous a invités au dernier moment, suite à un désistement et on a dit : « oui », sans hésiter. On est arrivés sans armes et on s’est bien défendus. Le Red Studio est une belle salle, et on a partagé la scène avec de très bons groupes. Ça nous a fait plaisir d’ouvrir ce festival, vraiment.

Un dernier mot ?

Que vous soyez amateurs ou détracteurs, sachez qu’on n’a pas l’intention de faire taire nos amplis. Ce n’est que le début !

Pour contacter : https://www.facebook.com/gunlessband/

Pour écouter : 

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