Depuis 2001, l’association du Chti Rock promeut la scène locale des Hauts-de-France et, partenaire du Raismes Fest, elle a la lourde tâche d’organiser le tremplin du plus vieux festivals de Hard de la région. Souvenez-vous, la dernière édition avait été marquée par une situation cocasse. En effet, tous les groupes qui concouraient au tremplin avaient finalement pu poser leurs fly-cases à Raismes ! Après cet épisode haut en couleurs, l’association a toutefois continué à faire parler d’elle, et en bien ! Les groupes sélectionnés par l’équipe pour la prochaine édition (Kinderfield, By’ce Project, Emo Roid, The Strikes et Raspy Junker) ont été présentés comme il se doit sur les réseaux sociaux. De plus, la tête d’affiche, Hellectrokuters avait de quoi sensibiliser : C’est « El Butcho » (ex-Watcha) qui tient le micro…

Report et photos par Eric Meuriche.


Bref, des dispositifs ont été mis en place pour faire de cet événement un futur incontournable de la région. Ajoutons à cela, ce beau logo, cette équipe au top et cette omniprésence sur les réseaux sociaux et dans les spots (les flyers étaient régulièrement distribués lors des foires aux disques). Malgré tout, à notre arrivée sur les lieux, il n’y a pas foule ! La salle est pourtant facilement accessible, il y a de la place pour se garer… Il y a même quelques disquaires qui ont été conviés au festin. Néanmoins, il en faut plus pour démoraliser les organisateurs. L’ambiance reste conviviale. Mais du côté des groupes, on peut comprendre que ce soit déstabilisant de se produire devant un public clairsemé, surtout pour un tremplin de cette envergure. 

C’est Kinderfield qui ouvre les hostilités. Et que dire si ce n’est que, avec un peu plus de monde, il aurait cassé la baraque. Souvenez-vous, la rédaction d’Heretik Magazine avait déjà vanté les mérites du groupe, et de son premier opus, Doppelgänger. Bref, comme sur l’album, le groupe fait une belle impression. Chose que nous apprenons, les musiciens sont tous accoutrés de masques et de combinaisons, affinant donc leur concept ! Il faut dire que ce mélange entre Sludge/Metal Indus’ n’est pas dégueulasse ! Et dire que le groupe a passé plus d’un an à répéter dans son local avant de faire des dates. Ça se sent… Il ne méritait vraiment pas de se produire devant si peu de personnes – à revoir, donc – peut-être au Raismes Fest ? 

Seul avec une boite à rythmes, nous découvrons By’ce Project. Surprenant – le guitariste arrive sur scène, cette dernière jonchée de pédales d’effets diverses et variées. Néanmoins, si le guitariste fait bien son boulot, s’il nous invite à explorer ses différents univers (Hard Rock, Rock Alternatif…), le concept atteint vite ses limites. Ça finit par devenir ennuyeux – C’est comme un DJ pour finir, mais avec des guitares à la place des platines. Vite, la suite ! 

Emo Roid… En espérant que le groupe nous botte les fesses ! Pas franchement innovant dans sa marche, les Parisiens vantent les mérites d’un Stoner Rock. Mais les musiciens s’éclatent sur scène – Ça c’est sûr – mais où le batteur se trouve-t-il ? Il semblerait qu’il soit resté chez lui… Non ! Pour finir, on apprend que le groupe a du mal à en trouver un… Bref, c’est assez consternant. Le groupe n’aurait-il pas dû attendre que le line-up soit complet avant de postuler à ce genre de tremplin ? Bref, à défaut d’être complet, le groupe distille une musique qui fait du bien par où ça passe, bien que nous ayons surpris son chanteur en train de chanter faux.  

La suite, c’est The Strikes. Groupe que nous connaissons au sein de la rédaction. Souvenez-vous, The Strikes avait participé à la rubrique #TouchePasàMonUnderground. L’heure est donc à la confirmation – son Hard Rock, déjà séduisant sur Cd, le sera-t-il aussi sur scène ? Déjà, il y a plus de monde ! Les membres auraient-ils convié leurs amis à se joindre à eux ? Devant une foule d’initiés, le groupe s’en sort bien. C’est carré et ça bouge bien sur scène, même si les membres s’emmêlent dans leur jack. Et le soliste manie très bien sa pelle – Pareil pour David, le chanteur – il surprend. Bref, The Strikes est sans doute que le groupe que la rédaction aimerait voir se produire dans le cadre du Raismes ! Résultats imminents ! 

Il investit la scène avec une cape de couleur marron, c’est lui, c’est le chanteur de Raspy Junker : Nicolas Lory – mais il a malheureusement dû l’enlever ! C’est-à-dire que le système de climatisation n’est pas très efficace. Bref, les Parisiens s’en sortent bien lors de ce qui était leur deuxième prestation de la journée – Le groupe en avait profité pour faire un showcase au Cultura d’Hénin Beaumont quelques heures avant d’investir la scène de Barlin. Néanmoins, ce n’est pas très innovant – leur Hard Rock sent parfois le réchauffé – c’est assez classique dans l’ensemble !

Il se fait tard, et c’est au dernier groupe de la soirée de se produire : Hellectrokuters. Le concert qui ne s’inscrivait pas dans le cadre du tremplin du Raismes Fest étaiet donc sans enjeu. Dommage que la réputation du frontman n’ait pas réussi à faire venir plus de monde que ça. Le groupe tarde à faire cracher les amplis, et on pouvait même voir le chanteur attendre désespérément le public sur le côté de la scène, comme s’il allait s’amasser suite à l’annonce du groupe. Une petite centaine de personnes finit par s’intéresser au groupe, et ils en auront pour leur argent. Fortement influencés par les standards du genre (AC/DC pour ne citer que lui), les Hellectrokers sont donc menés par un El Butcho survolté, qui passera le concert à jouer avec le zoom des photographes. Ses postures sont bien pensées, et l’artiste essayera tant bien que mal à faire monter l’ambiance. Rien à redire de ce côté, ça bouge, et le tout est de bonne facture : Le public finit par se faire électrocuter lors d’un final réunissant tous les groupes sur scène !

À ce jour, les membres du jury n’ont pas encore délibéré. Mais tous les groupes (participants au tremplin) sont parvenus à tirer leur épingle du jeu, en affichant leur personnalité et leur passion pour la musique Hard. Dommage que le public n’ait pas répondu présent. Le soleil ? Les vacances ? Le chassé-croisé ? Bref, toutes les raisons ont été évoquées pour expliquer ce manque d’affluence… En espérant que ce manque de fréquentation ne condamne pas la tenue de la prochaine édition du Chti Rock festival.

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A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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