Deadline est un groupe de Hard Rock parisien formé en 2009… Nothing Beside Remains, le deuxième album, a vu le jour en avril dernier et conforte les ambitions de la formation, déjà bien prégnante sur Fire Inside. Alors, à l’aube de l’été, nous sommes allés interroger Sébastien, le bassiste du groupe, pour qu’il nous en dise un peu plus sur son nouveau méfait, un disque imprégné de la « Sunset Strip » californienne. 

Propos de Sébastien (bassiste) recueillis par Axl Meu


Vous êtes revenus sur le devant de la scène avec votre nouvel album, Nothing Beside Remains… Il faut savoir qu’il y a eu un changement de line-up juste avant la phase de composition de l’album ! Que s’est-il passé ? 

Il y a eu des envies de changement de la part de notre ancien guitariste, et du côté des autres membres du groupe… Nous voulions juste faire mûrir notre univers musical ! Cela a abouti sur ce nouvel album, sur lequel nous a rejoints Christophe. L’alchimie entre nous est au beau fixe !

Nothing Beside Remains est un titre particulièrement évocateur… Quelle est sa portée symbolique ? 

Ça donne « plus rien ne subsiste… » si on essaie de traduire ! Après, c’est difficile d’expliquer sans rentrer dans le détail de chaque morceau… L’essentiel est que chacun puisse l’interpréter. Personnellement, il m’évoque une approche radicale et sans concession de la vie, une aventure qui arrive à son terme, une forme de désespoir peut-être, mais aussi l’espoir du renouveau derrière… Bref, nous sommes de grands poètes ! (rires)

Quels progrès pensez-vous avoir accomplis entre Fire Inside et Nothing Beside Remains ? 

On s’accorde tous à dire le groupe a fait un bond en avant. Premièrement, d’un point de vue de la composition, le processus d’écriture a été beaucoup plus libre dans le sens où chacun a pu s’y retrouver. Et je pense que ça se ressent à l’écoute ! Notre musique est plus forte et plus variée. Deuxièmement, Nothing Beside Remains est plus structuré en ce qui concerne les thèmes qu’il aborde. Troisièmement, on a mûri sur le plan personnel et musical. On a pris le temps de le composer, de peaufiner les arrangements et les textes, de réfléchir à sa promotion. On y a mis nos tripes, de la sensibilité et une forme d’intelligence. Autant dire qu’on a du pain sur la planche pour le troisième ! (rires)

En quoi pouvons-nous dire que l’EP acoustique que vous avez sorti en 2015 a eu un impact sur l’écriture de Nothing Beside Remains ? 

Je ne pense pas que l’EP nous ait influencé dans l’écriture des nouveaux morceaux… L’EP a surtout été l’occasion pour nous de réinterpréter les morceaux de l’album Fire Inside, notre premier album. Après, nous nous sommes inspirés de cette approche « acoustique » pour certains titres de Nothing Beside Remains. Quand le morceau claque en acoustique… Il claque en électrique ! L’EP, dont tu parles, n’a pas été édité, et je ne crois pas qu’on l’éditera à l’avenir. On a déjà beaucoup à faire avec le nouvel album ! On aimerait l’éditer en vinyle. C’est très en vogue, mais on aime l’idée. La musique totalement dématérialisée, ça ne passe pas chez nous ! Cependant, si parmi les lecteurs d’Heretik Magazine, il y a de riches mécènes prêts à investir pour que l’EP soit éditer, on ne dira pas non ! L’argent, comme toujours dans ce bas monde, a été le principal frein à une sortie de l’EP acoustique en CD physique. (Rires)

Comme à son habitude, Deadline délivre un Rock, qui s’inscrit dans la suite logique de ce que faisaient des groupes comme Guns N’Roses et Led Zeppelin. C’est notamment les tonalités de votre chanteur qui peut nous suggérer cette idée ! Sa voix reste assez proche de celle d’Axl Rose… 

Pour la voix d’Arnaud, oui et non. Chacun établit des parallèles avec ses propres références… Si tu écoutes plus attentivement les placements et les intentions de sa voix, tu t’apercevras que sa voix est bien plus proche de celle des chanteurs aux racines Blues, comme Robert Plant, Ian Gillian et David Coverdale… Encore une fois, ce ne sont que des références pour situer la voix et inciter le public à écouter ! On n’imite personne. On joue du Rock, on est Deadline ! Au Diable les étiquettes et tout le reste ! 

« Si tu ne t’appelles pas Iron Maiden, c’est un parcours du combattant pour décrocher des dates »

Avez-vous une anecdote particulière à nous partager à propos du titre « D.O.C. » ? 

Plaisir et douleur ? Femme fatale, fouets et cage humaine ? On laisse chacun prendre connaissance des paroles et de trouver le sens de l’acronyme ! (Rires) Ce qui aurait pu arriver à un des Deadliners – je parle au conditionnel – ne peut être déballé sur la place publique ! (rires)  

On sait que « Silent Tears (November 13) est un titre hommage à l’attention des victimes du 13-Novembre. On imagine que ce morceau vous est cher… Écrire cette chanson, c’était un peu vous libérer d’un poids, on imagine… 

Tout-à-fait ! En fait, on a voulu exprimer deux sentiments forts que sont la tristesse et la colère. Le morceau évolue en lien avec ces sentiments. Dans la première partie, tu peux sentir la tristesse et le recueillement. Puis progressivement, la colère. Une colère sourde et douloureuse finit par sortir comme un cri retenu pendant toute la première partie.

Vous avez fait confiance à Ellie Promotion pour la promotion de l’album. Que cette boite vous a-t-elle apporté ? 

Un fort soutien dans la promotion de l’album qui se poursuit, d’ailleurs ! En effet, un clip pour le morceau « Fly Trap » sera bientôt en ligne ! On avait tout géré tout seul sur Fire Inside. Promouvoir un album, ça prend du temps ! On a voulu mettre le paquet sur ce coup. Il faut s’avoir s’entourer de personnes qui connaissent le job et le milieu.

Vous a-t-on offert de belles opportunités suite à la sortie de cet album ? 

Pour l’instant, le groupe est programmé sur deux festivals. Nous jouons le 21 septembre à Mennecy, au Mennecy Fest, puis un tout jeune festival fin septembre en région parisienne… Tous les détails seront publiés progressivement sur notre page Facebook ! On continue à prospecter en France et en dehors ! Les opportunités tombent rarement du ciel… On est très lucide ! Si tu ne t’appelles pas Iron Maiden, c’est un parcours du combattant pour décrocher des dates. Il faut être tenace, s’inscrire dans la durée, prendre plaisir à jouer ensemble et mettre la barre toujours plus haut niveau « qualité d’album » !

On se souvient de votre prestation au Raismes Fest en 2015. Quelle relation entretenez-vous avec le plus vieux festival de Hard des Hauts-de-France ?

Superbe souvenir ! On fait de la musique pour le live, et le Raismes Fest est un festival de qualité qui accueille très bien les groupes. On espère revenir à la prochaine édition. Si ce n’est pas celle de septembre 2018, ça sera celle de 2019 ? 

Que savez-vous des Hauts-de-France, hormis le Raismes Fest, en termes de musique Rock ?

J’ai vécu trois ans à Lille, il y a dix ans. La scène Rock et Metal de la région bouillonnait déjà à l’époque ! J’ai d’excellents souvenirs de concerts auxquels j’ai assisté de groupes plus « hard » que Deadline : S.U.P, Morbid Angel, Ultra Vomit… Attention je ne dis pas que le Nord est une région de « bourrins » (rires). Je pense que l’esprit Rock est clairement ancré dans ses gènes. Dans tous les cas, si une occasion se présente, on sera là !


Deadline, c’est :

Arnaud Restoueix : Chant

Gabriel Lect : Guitare

Christophe Gatter : Guitare

Sébastien Debbane : Basse/Backing-Vocals

Fabrice Trovato : Batterie/Backing-Vocals

 

 

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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