#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, tous les jeudis, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France pourra s’exprimer ! Cette semaine, c’est Nornes qui s’est confié à nous !

Propos recueillis par Axl Meu.


Présentez-vous ! 

Nornes est un jeune groupe de Doom de Valenciennes. Nous avons tous les quatre de bonnes expériences musicales, de scènes et d’enregistrements  Nos influences vont des piliers du genre comme Candlemass, Cathedral, My Dying Bride, In the Woods aux acteurs actuels Warning, Pallbearer et Bell Witch. 

Vous êtes encore inconnus dans la région. Quel est votre plan pour vous démarquer ? 

Il n’y a pas de plan pour nous démarquer. Nous voulons surtout partager et échanger avec le public, les groupes et les acteurs de la scène. C’est à travers Nornes que l’on peut exprimer ce que nous ressentons tous les quatre. Le retour des premiers concerts de Nornes est très positif et nous encourage pour la suite. On donne une impression d’osmose, d’un groupe qui se connaît depuis longtemps.

La musique de Nornes est principalement instrumentale, vous annoncez la couleur dès le premier morceau… Quel était le projet de base ? 

C’est vrai qu’on laisse la part belle à la musique, car il n’y a pas de raison de chanter quand ce n’est pas nécessaire. La musique est aussi un langage parfois plus parlant que les mots. Nous avons une thématique Doom, et celle-ci en est la base. La redondance d’un rythme, la pesanteur d’une ligne de guitare ou de basse… On pourrait comparer ça au fait d’être à genoux et d’avoir quelqu’un au-dessus de nos épaules, une personne qui nous empêcherait de nous relever. C’est un peu notre vision du projet !

Vos titres sont particulièrement longs. On imagine que vous faites en sorte de prolonger les riffs afin de véhiculer une ambiance sombre et morose…

Le Doom, le plus souvent dans sa forme, tend à nous entraîner dans une spirale descendante. La chute est longue et entraînante. En toute franchise, on fait en sorte de rien et ce sont les morceaux qui nous entraînent eux-mêmes. La réponse de Sleep à la question : « Pourquoi le titre « Dopesmoker » fait-il plus d’une heure ? » est assez amusante et sensée en même temps.

Vanity est votre seul EP. On peut imaginer que l’album est en cours de conception… Comment travaillez-vous ? 

On songe dans un premier temps, en tout cas les deux premières années, à rester productifs et être présents sur la scène. Le travail est collégial, l’échange est continu et non exhaustif. On ne se refuse rien dans l’idée de construire quelque chose que l’on ne conçoit pas obligatoirement dans le Doom. Nos influences personnelles sont larges en matière de musique. C’est pour cette raison que l’on envisage surtout d’enregistrer un deuxième EP, si possible pour début 2019. 

Vous traitez donc de la vanité… Quel regard portez-vous sur le travail accompli par Pascal dans ses Pensées ?

On traite surtout nos sujets en portant un regard sur nos vies et nos expériences. On reste très dépendants de notre environnement, de circonstances, des autres puisqu’on vit en société. Il est un peu vain de croire qu’on maîtrise vraiment notre vie. C’est l’esprit du Doom selon notre conception. Le destin, la fatalité, notre place dans ce monde, l’acceptation.

La production de Vanity est assez crue dans son ensemble…

L’EP a été enregistré et mixé par Guillaume Delachat. C’est lui qui a travaillé sur l’album de Sunstare. C’est ce type de sonorités qui nous envoûte. À la fois plaintive, massive et pesante, sans être dans le son actuel de la nouvel scène Doom américaine… On est très satisfaits de son travail. Merci à lui !  

Où pourrons-nous vous voir par la suite ? 

En Belgique et à nouveau sur Lille cet automne ! Avec Lethum et Absynth au Titan’s Club. Puis avec TreyHarsh (Douai) et Angakok de Liège. Et puis Doug de Riffeater vient de nous programmer avec les Américains d’Apostle Of Solitude en novembre au Bobble Café. Et d’ailleurs, on tient à le remercier encore pour tout ce qu’il fait, ainsi que Fabrice du Midland ! 

Pour suivre : https://www.facebook.com/Nornescult/

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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