Deuxième journée du Main Square Festival… Le France est désormais qualifiée pour les demi-finales et le week-end s’annonce toujours plus chaud bouillant ! Alors si la première journée avait pu satisfaire les fans de Rock dur, la deuxième, elle, s’est mis pas mal de fans de Rock alternatif – typé « British – dans la poche. La programmation de groupes et chanteurs cultes, comme BB Brune, Liam Gallagher et surtout Depeche Mode annonce encore une belle journée en perspective. 3, 2, 1, c’est parti !

Report par Hyacinthe Gomérieux et Axl Meu.

Crédit Photos : Yann Charles


Samedi 07 juillet 2018

OKAY MONDAY – Green Room – 15h/15h30

Si les premiers lauréats du tremplin Main Square nous avaient laissés de marbre la veille, il n’en fut rien pour les deuxièmes : Okay Monday ! En quelques mots, une très belle prestation pour un groupe qui ne fait usage d’aucun artifice sur scène pour se mettre le public dans la poche. En effet, chez eux, c’est une guitare, une basse, une batterie, et la voix androgyne de son leader… Bref, musicalement, ça tient la route et le groupe nous présente dans les meilleures conditions possibles son premier album, I Love You, Keep Driving : des titres assez courts, très Grunge dans l’âme et terriblement bien exécutés… Un argument parmi tant d’autres qui prouve que les Okay Monday finiront par se faire un nom sur notre territoire ! À noter la reprise du cultisme « Like A Virgin » de Madonna… Bref, on a adoré ! (Axl)

COURTEENERS – Main Stage – 15h30/16h30

Si les Courteeners ont ressorti leur premier album, St. Jude, en version acoustique, c’est bien un concert électrique que nous ont proposé les Britanniques. En une heure de temps, les Courteeners sont parvenus tant bien que mal à sensibiliser les fans de Depeche Mode – déjà disposés aux barrières – avec un Rock Alternatif efficace, vantant les mérites de leurs différents albums : Mapping The Rendezvous, St. Jude, ANNA, Concrete Love et Falcon… Et ils le font avec énergie, et hargne ! Dommage cependant que l’ensemble reste un poil trop redondant, ça groove, certes, mais ce n’est pas du tout original. Malheureusement, il a fort à parier que cette formation sera une éternelle première partie… (Axl)

BLACK FOXXES – Green Room – 16h15/17h15

Le trio britanique Black Foxxes fait de plus en plus parler de lui depuis la sortie de son second album, Reiði, en mars dernier. Son Rock alternatif, mâtiné de pop et patiné de dépression, s’exprime avec force au travers de son charismatique chanteur Mark Holley, qui se déchaîne littéralement sur scène. Un frontman qui occupe beaucoup le terrain, voire un peu trop car le contraste avec les autres musiciens est saisissant et suscite les questions. En effet, si le batteur peut difficilement exhorté la foule (encore que), le bassiste lui tire la tronche et souffle entre les morceaux… On ne peut pas douter de la sincérité du projet mais étaient-ils vraiment heureux d’être présents devant nous en ce milieu d’après-midi ? Peut-être était-ce un jour sans, mais malgré l’ennui qui gagne petit à petit les premiers rangs, le groupe réussit ce paradoxe de nous donner l’envie d’en voir plus, d’en écouter plus. A charge de revanche, dans d’autres conditions ! (Hyass)

WOLF ALICE – Main Stage – 17h/18h

Eux aussi sont anglais, de Londres plus exactement. Emmenée par la gracile et élégante Ellie Rowsell, le groupe offre un Rock alternatif qui lorgne vers le Grunge, la Pop et le Folk. Bien campé sur la Main Stage, on sent d’emblée que Wolf Alice n’en est pas à son coup d’essai et que le public, qui grossit d’heure en heure, ne lui fait pas peur. Sans en faire des tonnes, le groupe égraine les titres de ces EPs et albums, notamment le second, Visions Of A Life, sorti en septembre 2017. Et c’est tout naturellement qu’il monte en puissance et prend de l’ampleur. Passées les 30 premières minutes de set, les premières variations, les premières montées d’adrénaline se font sentir et force est de reconnaître que le groupe en a sur le pied. Ça joue et plutôt bien. Bref, une prestation digne d’un groupe d’ouverture. A suivre ! (Hyass)

KID FRANCESCOLI – Green Room – 17h45/18h45

Voilà un trio Electro/Pop français, mené par Mathieu Hocine (aux claviers). Dans l’air du temps, la musique de Kid Francescoli a servi d’habillage aux publicités de Lacoste, Chanel, Lancôme… et c’est ce petit côté branchouille parisien qui ressort, bien que son créateur soit Marseillais. Avec un batteur et une chanteuse qui use et abuse de son côté femme-enfant pour séduire les chalands, l’ensemble sonne bon l’été. Nombreux sont ceux qui ont investi l’herbe de la Green Room pour boire en tailleur une bière ou un cola entre potes. On se laisse donc porter par quelques moments de grâce même si les attaques sont simples et que parfois les effets tombent à plat. L’ensemble ne laisse pas de marbre mais le souvenir ne restera pas gravé. C’était rafraîchissant, tout simplement. (Hyass)

BB BRUNES – Main Stage – 18h30/19h30

Qui programme encore BB Brunes aujourd’hui en 2018 ? Formation plébiscitée dans les années 2000, on se demande encore ce qui motive les Parisiens à se produire sur scène. À vrai dire, on apprendra dans la foulée qu’ils ont en fait une nouvel album à promouvoir : Puzzles. Et vu le nombre de partisans aux abords de la scène, on comprend tout de suite qu’ils n’ont plus grand chose à prouver, surtout auprès de la gent féminine. Au court de ce concert, on a droit à un flopée de nouveaux morceaux, mais pas que… Le concert est principalement axé sur les plus grands hits, comme  » Dis-moi « ,  » Le Gang  » ou  » Lalalove You « . Bref, l’ensemble est maîtrisé de bout en bout, et on comprend vite ce qui fait le succès des Beatles français. Le charisme, le charme… Et de belles chansons qui parlent aux jeunes filles. Bref, ils étaient attendus et ont tout déchiré ! (Axl)

BASEMENT – Green Room – 19h15/20h15

Bon ok, Basement vient lui aussi d’Angleterre et d’aucuns disent qu’ils œuvrent dans le Rock Alternatif mais franchement, la rédaction aurait préféré voir le groupe programmé la veille avec Gojira et Pleymo. Car ce qui ressort de ce quintet, c’est bien plus son esprit Punk, sa vision Emo, voire sa pointe Grunge. Et le public n’était pas du tout prêt à ce déferlement sur scène… Dommage, car si l’ensemble était un peu brouillon par moments, c’est une dose d’énergie salvatrice que nous a injectée le groupe. Une performance qui a rappelé que tout n’est pas « Luxe, calme et volupté » et que, pendant qu’Arras se la coule douce au soleil, le monde, lui, continue à « mal » tourner. (Hyass)

LIAM GALLAGHER – Main Stage – 20h/21

À mesure que la journée défile, on comprend que la grosse majorité du public est venu pour le concert de Depeche Mode, mais aussi pour voir l’ex-Oasis, Liam Gallagher ! Alors, avec ce genre de Rockstar, on ne sait jamais de quel pied il s’est levé, mais il se trouve que le public du Main Square a été chanceux puisque le chanteur semble être en forme. Une humeur sans doute provoquée par la récente victoire de l’Angleterre à la Coupe du Monde, lui qui a ouvert le concert avec un hymne dédié à l’équipe de Manchester City ! Conséquence, le concert fut très honorable pour le chanteur protégé du soleil par un anorak conséquent… Lui et ses lunettes de soleil, toujours plein d’arrogance, entonne un nombre conséquent de tubes d’Oasis complété par d’autres morceaux, en commençant par « Rock ’n’ Roll Star », « Morning Glory », en passant par « Whatever », « Supersonic » et bien sûr l’incontournable « Wonderwall » chanté en sing-along par une grosse partie de l’audience. En bref, ce concert a certainement permis de réconcilier quelques fans et l’ex-Oasis, bien que l’on sache pertinemment qu’une réunion des deux frères est encore inimaginable aujourd’hui. Un très beau concert pour une figure du genre qui n’hésite pas à montrer toute sa révérence envers Depeche Mode ! (Axl)

DEPECHE MODE – Main Stage – 21h30/23h

Nous prenons le parti de rester aux abords de la Main Stage et de faire l’impasse sur Oscar & The Wolf qui prend le relais sur la Green Room, car dès à présent les places sont chères pour qui veut approcher le mythe Depeche Mode. La fan base est présente et joue des coudes pour être aux premières loges. Et la tension est réellement palpable quand le groupe se paie le luxe du seul retard à signaler du festival : 10 minutes ! Oui, tout de même ! C’est très long quand on est fan et qu’on attend depuis l’ouverture des portes… mais dès les premiers notes, c’est l’hystérie ! Le groupe est en terrain conquis et tout y passe : les plus grands hits réorchestrés comme « Never Let Me Down Again »,  » Walking In My Shoes » ou « Personal Jesus » laissent tout de même de la place à des titres plus calmes comme « Where’s The Revolution », « Stripped » ou « In Your Room ». Dave Gahan sort le grand jeu en enchaînant les poses suggestives quand Martin Gore lui s’offre ses traditionnelles 5 min de sado-masochisme en chantant seul devant un public impassible… Certains diront que le groupe a confondu de temps à autres vitesse et précipitation mais comment faire le tour d’une telle oeuvre en seulement 1h30 de jeu ? Un rappel plus tard, Depeche Mode quitte la scène sur un « Just Can’t Get Enough » qui traduit bien la frustration de part et d’autre de la scène. Et c’est avec une émotion non feinte qu’Arras laisse le groupe partir. (Hyass)

La nuit n’est pas encore finie pour qui veut faire la fête. Si le public du jour était dans l’ensemble plus âgé que la veille, la jeunesse, elle, attend encore avec impatience Feder, le DJ français « qui monte, qui monte » suivi de son homologue allemand, Boris Brejcha. La rédaction quant à elle rentre de cette deuxième journée légèrement frustrée en gros son mais heureuse des prestations de Liam Gallagher et Depeche Mode – sans oublier la découverte du jour : Okay Monday ! Un dodo pour se remettre sur pied et nous reprendrons la route pour le troisième et dernier jour avec en ligne de mire The Hunna, IAM, Girls In Hawaii, Jamiroquai ou encore Orelsan… 

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