Découverts en Slovénie dans le cadre des MetalDays (Tolmin) en 2017 et revus cette année à la même occasion, les jeunes Slovènes de Sober Assault avaient proposé dans leur set un condensé de tout ce qui se fait de mieux en matière de Thrash/Death : des riffs acérés, une voix agressive et des sonorités très old-school… Une recette qui n’est pas sans rappeler les premiers méfaits de Sepultura ! Alors, à peine remise de ses vacances, la rédaction d’Heretik Magazine s’en est allée contacter Rok Novak, le bassiste du groupe ! 

Propos de Rok Novak (basse) recueillis par Axl Meuriche

Crédit photo : Simon Pelko (https://www.facebook.com/simonpelkofotograf/)


Vous venez tout juste de vous produire dans le cadre des MetalDays. Vous faites parties de chanceux qui ont pu s’y produire deux années d’affilée… L’année dernière, vous étiez sur la New Forces Stage, cette fois-ci, vous étiez sur la scène principale… Ça marche comment pour s’y produire deux fois de suite ?

Eh bien, en premier, tu dois envoyer ton CD pour être ensuite sélectionné pour te produire sur la New Forces Stage… Si on te sélectionne et qu’on te donne l’opportunité de te produire sur cette scène, tu dois montrer que tu es assez déterminé pour te produire, ensuite, c’est au public de te pousser et d’accroître ta popularité pour avancer ! 

Quels retours avez-vous eus concernant cette deuxième performance ? Êtes-vous satisfaits du concert que vous avez donné ? 

Les retours ont été très positifs… Néanmoins, nous avons rencontré quelques problèmes techniques avec nos amplis, donc tout ne s’est pas déroulé comme prévu… Nous sommes amenés à nous améliorer, mais tant que le public a aimé notre concert, nous considérons que c’était un bon concert ! 

Les MetalDays mettent en avant la scène slovène. On imagine que ce festival est très important pour vous…

C’est tout simplement le plus gros festival de musiques extrêmes en Slovénie, et aussi une des plus grosses scènes sur laquelle on peut se produire. Nous sommes des habitués des MetalDays, nous nous y sommes rendus en tant que spectateurs plusieurs années avant de pouvoir nous y produire, à deux reprises. Se produire sur la MainStage, c’était tout simplement incroyable pour nous ! Le travail paie ! 

Donc, vous venez de Slovénie, vous jouez du Death/Thrash et vous venez de sortir votre nouvel album, c’est Heralds Of The Disclaimed. Vous avez également quelques démos à votre actif, notamment « The First Assault ». Est-ce vous pouvez y revenir ? 

Nous avons enregistré cette démo dans un vieux moulin qui a été réaménagé en studio et en salle de concert. Nous avons également sorti un autre objet, un EP, c’est Of Violence And Woe. Lui, il a été enregistré chez un ami, dans son propre studio d’enregistrement. Les deux relèvent du processus « D.I.Y. », mais ces deux objets, sont à mon humble avis, révélateurs des progrès qui ont été accomplis ! 

« La scène underground Slovène est très active, il y a beaucoup de petites salles où se produire et pas mal d’événements ! »

Pour faire court, on peut dire que vous jouez une sorte de Death/Thrash, fortement influencé par les pionniers du genre comme Sodom, mais aussi Morbid Angel et tous les autres… 

Nous nous influençons de tout ce que nous écoutons…. Pour compléter ce que tu dis, je dirais que nous sommes également très proches du son de Kreator et de SepulturaSepultura est sans doute le groupe qui nous a le plus inspirés, mais il y a quelques parties qui sont très progressives dans notre musique. Nous n’écoutons pas que du Thrash, ni que du Death ! 

Quelles sont les thématiques abordées sur Heralds Of The Disclaimed ? 

On parle principalement de la cruauté de la vie… Même si c’est quelque chose à laquelle nous essayons de nous échapper, quelque chose que tu renies, ça reste quelque chose à laquelle tu restes soumis… La réalité est en face de toi ! C’est ça l’idée principale développée sur Heralds Of The Disclaimed ! 

En tant que média français, il peut être difficile de se faire une image de ce qui se passe réellement dans votre scène. Est-il facile pour vous de trouver des dates où se produire ? 

La scène underground Slovène est très active, il y a beaucoup de petites salles où se produire et pas mal d’événements ! Parfois, il est facile de se produire, parfois, non. La Slovénie est un petit pays… Il est parfois de difficile de s’y produire sur la durée. J’entends par cela qu’on a vite fait le tour… Parfois, tu es obligé de faire une pause pour attendre que les fans te réclament de nouveau. C’est pour cette raison que nous espérons nous exporter un maximum ! 

Sober Assault est un groupe indépendant. C’est difficile pour vous de trouver des promoteurs ou des labels chez vous en Slovénie ? 

Je pense que nous sommes en bon terme avec la scène Metal slovène. Tout le monde se connaît… Et je pense que notre nationalité ne joue en rien ! Je veux dire par là que si on travaille dur, on ne devrait pas trop avoir de mal à trouver un label ! 

As-tu d’autres groupes Slovènes à nous conseiller ? 

Oui ! Si tu aimes le Thrash avec d’excellents riffs, nous te conseillons le groupe Panikk !

Que sais-tu de la France et de ses groupes ? Connais-tu Loudblast ? Massacra ? 

Bien sûr, quand on nous parle de la France et sa culture musicale, on ne peut s’empêcher d’évoquer Gojira et Benighted ! Il y a aussi Igorrr qui a rencontré beaucoup de succès aux MetalDays ! Nous avons également eu l’opportunité de voir le groupe When Reasons Collapse dans le fameux moulin dont je t’ai parlé précédemment. 

Le dernier mot est le tien ! 

Merci pour l’interview ! J’espère que l’on se croisera à nouveau aux MetalDays… Pour les autres, n’hésitez pas à checker notre page Facebook et à vous procurer notre musique sur BandCamp… En espérant tous vous croiser lors d’un éventuel concert en France ! 


Sober Assault, c’est : 

David Vodopivec : Guitare Lead

Enej Lamovšek : Guitare rythmique/chant

Rok Lukavečki : Batterie

Rok Novak – Basse/backing-vocals

Discographie :

First Assault (demo-2015)

Of Violence and Woe (EP-2016)

Heralds Of The Disclaimed (2018)


SOBER ASSAULT

HERALDS OF THE DISCLAIMED 

Thrash/Death

Indépendant

3,5/5

Premier album pour les jeunes Slovènes de Sober Assault ! Heralds Of The Disclaimed condense le savoir-faire qu’a acquis la bande à Rok Novak ces deux dernières années ! Alors pas d’innovations dans ce premier « vrai » jet, les musiciens déversent des morceaux très typés Death/Thrash, parfois mélodiques, parfois plus progressifs dès le morceau introducteur « Minefield Runner », marqué des accélérations de tempos très prononcés ! Alors, on n’oubliera pas de passer en revue d’autres titres comme « Reaper of the Gods » qui n’est pas sans nous rappeler le style d’un certain Loudblast. Alors, si l’ensemble n’est pas totalement abouti (la production reste terrible crue…), Sober Assault s’en sort bien avec un album qui sera sans doute à l’origine de quelques mouvements de foule dans le pit.

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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