Interview plutôt surprenante ce vendredi 4 août ! En effet, pensant m’entretenir avec des humains (chose tout à fait normale), je me retrouve nez à nez avec Bunny Bones, un personnage mi-mort-vivant, mi-lapin, qui se dit être la « stage-manager » du groupe Dead Bones Bunny, le grand gagnant du Headbang Contest (un des tremplins officiels du Motocultor Festival…). Ça tombe bien, la rédaction sera également de la partie à St-Nolff…

Propos de Bunny Bones recueillis par Axl Meu

Crédit photo : Béranger Bazin (https://www.facebook.com/LykhArts/)


Salut ! Est-ce que tu peux te présenter et nous parler du concept du groupe ? 

Je suis Bunny Bones. Je viens d’Angleterre et je suis arrivé à Paris en Novembre 2017… J’ai toujours été une grande fan de musique… J’ai fait de la batterie, j’ai été danseuse et je me suis retrouvé un peu par hasard à fréquenter le milieu « Metal ». J’ai rencontré des gens extrêmement passionnés et je me suis dit qu’il serait bon de monter quelque chose avec eux. Je viens du Rockab’ et c’est vraiment dans les musiques extrêmes que j’ai retrouvé cette ferveur avec des gens extrêmement passionnés ! J’ai été amené à rencontrer Gabriel en premier, le contrebassiste du groupe, et c’est là que le projet a vu le jour. Un « metalhead » contrebassiste, c’est un peu atypique… Ça sort de l’ordinaire, ensuite j’ai rencontré Thibaut, puis les autres membres… On a monté ce projet de groupe ensemble ! 

Comme précisé sur votre compte Facebook, vous proposez un mélange entre Metal et Rockab’… C’est un peu à la frontière de ce que proposaient Lemmy et Elvis… J’ai cependant remarqué que vos morceaux étaient relativement courts ! 

En fait, dans la démo que nous avons publiée, nous restons dans la lignée de tout ce qui a été fait dans la Rockab’… Ce sont en effet des morceaux relativement courts. C’était pour reprendre l’énergie du Metal et l’efficacité de la Rockab’… On a assemblé tout ça, et voilà le résultat ! 

N’ayant pas encore sorti d’album, comment faites-vous tenir une heure lors de vos concerts ? Vous jouez des reprises ?

Je dois t’avouer qu’on a la chance d’avoir des idées constamment. Ça pullule tout le temps… En termes de composition, ça ne s’essouffle pas. Après, nous avons inclus deux reprises dans notre répertoire. Nous reprenons « Cowboys From Hell » de Pantera, et un générique de dessin animé… celui de « Pixou ».

Comme tu disais tout à l’heure, vous n’avez pas un bassiste, mais un contrebassiste. 

Oui… et personnellement, je trouve que la contrebasse apporte quand même plus de rythme. On entend la percussion des cordes vu que ces dernières sont slappées. Ça apporte quelque chose de plus souple, de plus rythmique, mieux qu’une basse électrique classique.

« Lorsque nous nous produisons, c’est un peu comme une fête de famille »

Vous avez lancé une campagne participative dernièrement pour la sortie de votre premier opus. Vous avez récolté 3800e sur les 3500. C’est énorme pour un aussi jeune groupe comme vous. 

En fait, on est tellement à fond, tellement passionnés… Les membres du groupe croient tellement en leur projet… Tout le monde est tellement à fond ! Je pense qu’il est là l’avantage qu’on a eu dans ce financement. On a mis tout en place pour que ça fonctionne ! On voulait que les gens reçoivent des choses sympathiques en retour. On a fait des t-shirts, des bijoux, des poupées… On proposait également des cours de chant et de guitare. Je pense que les participants ont vu que les membres croyaient vraiment en leur projet et que ça les a amenés à participer. 

Quelques mots sur l’album ? 

Nous sommes encore en train de réfléchir sur le nom de l’album. C’est une autoproduction… Nous l’avons enregistré par nos soins, chez Steve. C’est lui qui s’occupe du mixage, du mastering… C’est nous qui nous nous occupons de la distribution de cet album. Personnellement, je ne connais pas trop de monde ici, vu que je viens d’Angleterre… Pour le moment, on garde la main sur notre bébé, après, on reste ouverts à toutes les possibilités qui pourraient s’offrir à nous. On a essayé de retranscrire la sincérité de ces groupes qui nous ressemblent. 

Est-ce que tu peux me parler du Headbang Contest, qui vous a permis de décrocher le fameux sésame qui vous permettra de vous produire au Motocultor dans quelques semaines ? 

Il y avait plusieurs tours, et nous sommes arrivés jusqu’en finale. Il y avait beaucoup de groupes français, donc tu t’imagines que ce fut une sorte de consécration pour nous de remporter ce temple… Surtout que ça ne fait pas trop longtemps que nous existons ! 

Comment vos concerts se déroulent-ils ? 

De mon côté, je suis la « stage-manager »… Je m’occupe des musiciens. On est 11 en tout dans l’équipe… On est 7 sur scène, il y a deux choristes, puis derrière et devant, il y a le « lighteux », l’ingénieur-son, le scénographe… C’est purement de l’entr’aide ! Il y a une sorte de rituel, et lorsque nous nous produisons, c’est un peu comme une fête de famille. 

Vous allez donc vous produire au Motocultor. C’est votre première grosse scène ! 

Oui ! Ça va être très impressionnant pour nous… On va donner le meilleur de nous-mêmes, transmettre au public notre passion !

C’est quand même un festival qui met en avant les musiques extrêmes… Comment allez-vous chercher des fans ? 

Pour commencer, je compte aller à la rencontre du public. Nous jouons le dimanche à 16h, donc, je compte bien assurer personnellement la promotion du groupe. Je vais peut-être demander à mon contrebassiste de venir avec moi. Je vais aller à leur rencontre, discuter avec eux. Je compte sur l’ouverture d’esprit de ces derniers et j’espère les convaincre à venir assister à ce concert. Après, il y a quand même des touches de Metal dans notre musique, donc ça ne devrait pas déranger. 

Le groupe a une dizaine de concerts à son actif. Quel est votre plan pour vous exporter ? 

On travaille sur l’idée que petit à petit, au fur et à mesure, le groupe va rencontrer des gens, d’autres groupes avec qui on sera amené à faire des dates. Nous avons fait nos premières dates sur Paris, mais nous allons commencer à nous exporter, notamment dès la fin de l’année !


DEAD BONES BUNNY, c’est : 

Tim : Chant

Fafa : Chant

Isa : Chant

Steve : Guitare

Gab : Contrebasse

Savi : Batterie

Bunny Bones : Stage Manager

Louis : Chorégraphe/ Accessoiriste

Alex : Light

Matthias : Son

Yann : Vidéo/Photo

Discographie : 

Dead Bunny Bones (Demo-2018)

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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