#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France peut s’exprimer ! Cette semaine, c’est Sweet Fury qui s’est confié à nous !

Propos recueillis par Axl Meu


Est-ce que Sweet Fury est la suite logique de The Real Nelly Olson ? 

Pas du tout. Je suis la seule membre de The Real Nelly Olson dans Sweet Fury et le groupe existait depuis un moment déjà, sans chanteur. Pour moi les influences sont différentes, et l’ambiance générale des morceaux et la composition ne ressemblent pas aux « Nelly ». Je dirais que la musique de Sweet Fury est plus sombre, plus vindicative. 

Après quelques titres sortis en autoproduction, vous avez décidé de réaliser un EP, il s’intitule Your Flag. Est-ce que vous pouvez nous le présenter ? 

En fait, c’est notre deuxième EP. Nous avons sorti le premier avant même notre premier concert. Celui-ci nous ressemble donc davantage, car les morceaux sont plus récents. Ils ont eu le temps d’évoluer au fur et à mesure des répètes et des concerts. Le premier morceau de l’EP est « Battery Fire ». Cette chanson me tient à cœur, car j’ai écrit les paroles après les attentats du « 13-Novembre ». Elles expriment le désarroi, la souffrance et la colère qu’on a tous ressentis à ce moment-là. Le deuxième titre est « Don’t Be a Bad Guy. J’avoue que c’est mon préféré, je m’éclate vraiment à le chanter. Pour moi, il faut l’écouter sur la route, avec le son à fond et les vitres baissées. « Banal Ferocity » est plus sombre, tout comme son thème. Quand t’es une fille, t’es forcément confrontée à un moment donné à une forme ou une autre de harcèlement sexuel. Ça raconte quelques expériences malheureusement trop fréquentes. « Your Flag » est hyper libérateur, c’est un morceau fait pour se défouler. Et enfin « 8 Days » est lui aussi très sombre, tout comme ses paroles. Il y a pas mal de souffrance exprimée dans ce dernier.

On sent que votre musique est inspirée par la scène Punk Alternative, mais pas que, on sent que les styles entrepris pour le groupe sont divers et variés. Comment faites-vous pour vous imprégner de ces styles ? 

C’est vraiment surprenant que tu cites la scène Punk comme première influence ! C’est un style dans lequel mes acolytes ne se reconnaissent pas du tout. Mais il est vrai que je les entraîne vers ce qui est mon inclinaison naturelle. À vrai dire, on a bien du mal à décrire notre style quand on nous le demande. Nos influences sont diverses et finalement on ne ressemble à rien ! En fait, on a chacun des goûts différents, mais on se retrouve sur certaines choses : Rage Against The Machine, la scène Stoner, Nirvana

Où avez-vous enregistré votre album ? Qui s’est occupé du mixage et du mastering ? 

On a enregistré les instruments chez Julien, notre batteur, et le chant chez un ami qui a un « home studio ». Le mixage a été réalisé par Julien également. Et on a confié le mastering à Ludovic Machu, qui fait du mastering professionnel et qui nous connaît bien, car il est aussi notre technicien-son.

Quelle est la portée du morceau « Your Flag » ? Y’a-t-il une dimension politique derrière ? 

Bien sûr qu’il y a un message politique derrière ! Je parle des personnes qui se complaisent dans des réponses faciles et haineuses à des problèmes complexes, et qui ne cherchent pas à en savoir plus. Généralement, ces personnes sont très attachées à leur drapeau…

Où pourrons-nous vous voir en concert prochainement ?

Nous fêterons la sortie de notre EP le 8 décembre au Biplan, avec John Rattray.  C’est pour l’instant notre seule date de prévue car, avec trois intermittents du spectacle dans le groupe, nous avons beaucoup de mal à trouver des disponibilités communes pour jouer.

La scène locale des Hauts-de-France pullule de groupes de qualité, néanmoins, il est difficile de sortir du lot. Avez-vous une technique pour vous démarquer ? Y a-t-il des groupes locaux que vous conseillerez à nos lecteurs ? 

On n’a aucune technique pour se démarquer, on n’a pas de plan de com’, on ne réfléchit pas trop à ce genre de choses. Ce qui nous importe est avant tout d’avoir plaisir à jouer, d’être fiers de nos compositions et de nos prestations scéniques. Mais il est vrai que la sortie de notre clip a pour but de nous faire gagner en visibilité. Et c’était très sympa à faire ! Des groupes locaux je pourrais t’en citer plein : il y a vraiment beaucoup de groupes intéressants dans le coin. Ceux que j’apprécie depuis longtemps sont Zoe, Noise Emission Control, Tyson Boogie et Paranoid.

Pour suivre : https://www.facebook.com/sweetfurytheband/

Pour écouter : 

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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