#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France peut s’exprimer ! Cette semaine, c’est Dépassés qui s’est confié à nous !

Propos d’Hugo recueillis par Axl Meu


Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

Salut ! On est le groupe Dépassés, on fait du Punk/Rock chanté en français, on existe depuis quatre ans. Bob est à la batterie, Kévin à la guitare, et, moi, Hugo à la basse et au chant ! 

Vous avez sorti votre premier album en 2017. Il s’intitule On en est là. Grâce à cet album, on peut facilement se faire une idée de vos sources d’inspiration, de vos influences ‘pop-punk’… Est-ce que vous pouvez détailler là-dessus ?

Oui, on peut lire nos influences à travers cet album, et on ne s’en cache pas. Pour ma part, j’aime beaucoup les groupes qui chantent en français peu importe le style, même si j’écoute beaucoup de Punk Rock et ces groupes comme Corbillard, Justin(e), Primate Joke, Charly Fiasco… J’aime aussi les groupes qui chantent en anglais, mais en dehors des classiques comme NOFX, Anti-Flag et Against Me, j’avoue ne pas connaître grand-chose. Néanmoins, j’aime beaucoup Masked Intruders dans le genre « chanson d’amour » et Tim Vantol dans le genre plus acoustique, guitare en bois. J’adore les génériques de Manga aussi et… Magic System ! Kévin écoute plus de groupes Punk, Pop Punk, Hardcore qui chantent en anglais comme Neeckdeep et Bring Me The Horizon… Bob, lui, écoute de tout et notamment du gros « brutal » pour s’endormir, Comeback Kid et Meshuggah… mais malgré toutes ces influences diverses, on se retrouve tous dans notre groupe !

Les dix morceaux de On en est là sont un peu le reflet de vos vies respectives. Peut-on parler d’une oeuvre autobiographique ? 

C’est moi qui écris tous les textes, mais je ne pense pas qu’on puisse parler d’œuvre autobiographique. Certes, je m’inspire de tout ce que je vis, mais généralement j’essaie de parler de sujets qui nous concernent tous en tant qu’humains. Je pense toujours à Kévin et Bob quand j’écris… Je me dis qu’il faut que les textes leur parlent et leur ressemblent. Comme on est potes, c’est très facile ! Même si je suis seul à écrire, je préfère envisager les créations du groupe comme un ensemble unique. Je traite des relations qui évoluent dans le mauvais sens, de la vanité, de l’envie de se couper de toute appartenance à la politique… Que des sujets joyeux ! (Rires) 

Je dis ça… mais en vrai, on a une chanson un peu plus positive : « On est est là », qui parle de concerts, des tournées, de rencontres, des nouveaux copains et de notre envie à recommencer, à dépasser nos limites. Ça devient un besoin pour un groupe d’aller jouer ailleurs, d’aller rencontrer d’autres groupes, d’autres organisateurs de concerts !

Pourquoi avoir opté pour la langue française ? 

Parce que je suis beaucoup moins bon en anglais ! C’est une belle langue aussi, pas très mélodique, mais en dehors du Punk Rock, j’aime aussi beaucoup Jacques Brel par exemple. Je trouve ça incroyable ! De toute façon, quand cette langue française est bien maîtrisée, on arrive à faire des choses dingues ! Je parle de Jacques Brel, mais j’apprécie des choses totalement différentes comme Orelsan, Kery James, Soprano et Magic System ! Pour résumer, c’est « facile » d’écrire en français, puisque c’est ma langue maternelle, mais c’est aussi quelque chose de « difficile » ; il faut écrire quelque chose qui ait du sens, qui soit être musicalement sympa à chanter sans que ce soit trop explicit, ni trop implicite. Ce n’est pas évident… J’ai mis des années à me satisfaire de ce que je pouvais écrire ! 

Où avez-vous enregistré l’album ? 

Nous avons enregistré notre album avec un certain Nicolas qui travaille dans un studio où il reconstitue des bandes audio d’anciens films en récupérant les vielles bobines, si j’ai bien compris… Du coup, le week-end, il a le droit d’utiliser le studio pour faire ce qu’il veut dedans… Et comme il est super cool, il a accepté de nous enregistrer et de supporter notre humour douteux pendant une semaine. (Rires)

Quel regard portez-vous sur la scène picarde, vous qui venez d’Amiens ?

Beaucoup de groupes, pas assez de lieux pour jouer ! C’est le triste constat qu’on a fait avec plein de groupes et avec l’association « On Joue Où ? »… Il ne reste que deux bars concerts à Amiens, le Sombrero Café et la Taverne Elektrik depuis la fermeture du Grand Wazoo.

On a un bon vivier du groupes… Personnellement, j’ai deux groupes sur Amiens, Dépassés et Mazonit, mais après t’as les Notépok, Immatures, Demain Encore, Last Night We Killed A Pineapple, Monsieur Samou, Lifescarred… Et je ne te parle que de ceux que je connais ! Je suis sûr qu’il y en a des dizaines d’autres… mais le problème, encore une fois, ce sont les lieux pour les accueillir. C’est un peu délicat. Je fais partie d’une association avec Kévin, No Name For Asso. On organise des concerts sur Amiens, et on ne sait jamais s’il y aura 15, 25 ou 35 personnes aux gigs. Pourtant les groupes sont là, il y a des passionnés, mais parfois le public manque à l’appel. On passe de superbes soirées comme de moins bonnes… C’est assez irrégulier dans l’ensemble. 

Pour suivre : https://www.facebook.com/depassespunkrock/

Pour écouter : 

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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