Le TYRANT FEST 2018 approche… et la rédaction vous a préparé ce focus sur les 8 groupes qui se partageront l’affiche le samedi 17 novembre au Métaphone de Oignies. A noter, que 2 formations se produiront en Annex, dans l’Auditorium, où l’entrée est gratuite mais les places limitées. Premiers arrivés, premiers servis !

Infos : www.tyrantfest.com – Pass 1 jour : 18/20€ – Pass 2 jours : 28/30€


AURA NOIR (Norvège) / Le Métaphone – 22h30/23h45

Groupe culte, Aura Noir c’est l’alchimie d’un trio qui a su garder son identité. Aggressor (Dødheimsgard), Blasphemer (Mayhem) et Apollyon (Immortal), influencés par les premiers Darkthrone et Sodom, font parler d’eux en 1996 avec l’album Black Thrash Attack où ils posent les bases de ce qui deviendra leur étendard. On retrouve leur patte unique sur chacun des opus suivants (The Merciless – 2004, Hades Rise – 2008) et ce, malgré l’accident d’Aggressor qui le privera de scène pendant plusieurs années… 2012, le groupe sort Out To Die. S’en suit de nombreuses tournées en tête d’affiche et dans la plupart des gros festivals. En 2018, c’est Aura Noire qui signe la continuité…  Un groupe sans concession !

DER WEG EINER FREIHEIT (Allemagne) / Le Métaphone – 21h/21h45

Après un EP en 2009, Nikita Kamprad et Tobias Jaschinsky, fondateurs de la formation, sortent en 2012, Unstille, qui lorgne vers la technicité d’un Emperor et les mélodies d’un Dissection. Le Summer Breeze Festvial ne s’y trompe pas et les programme en bonne place leur permettant d’asseoir leur réputation, mais c’est en 2015, avec l’album Stellar, que les choses commencent vraiment. Le quatuor ne s’arrête plus et l’album Finisterre, acclamé par la presse internationale, voit le jour en 2017. Et ce ne sont pas les nombreuses dates données depuis, dont une tournée européenne remarquée avec Regarde Les Hommes Tomber, qui vont changer la donne : Le show au Tyrant Fest est donc très attendu…

SCHAMMASCH (Suisse) / Le Métaphone – 19h45/20h30 

Fondé en 2009, Schammasch est un groupe qui surprend. Son premier album (2010) pose déjà les bases d’un Black Death avant-gardiste. En 2014, la formation débute un cycle créatif intense avec Contradiction, un double album – véritable condensé de talent. Deux ans plus tard, le groupe ne se fixe aucune limite et sort Triangle, un triple album ! Les clips et les shows sont de plus en plus travaillés et la formation devient, selon certains magazines, « The Next Big Thing ». En 2017, le groupe frappe encore avec une nouvelle série inspirée par l’œuvre du Comte de Lautréamont. The Maldoror Chants (Hermaphrodite) prouve que le Black est un art bien plus complexe qu’un simple registre musical.

TREHA SEKTORI (France) / Auditorium – 19h15/20h

« We don’t wear masks. We’re born with the knowledge of death. » C’est par ces quelques mots que se présente Treha Sektori, l’un des projets musicaux de Dehn Sora. Depuis 2006, la formation travaille sur un univers où visuels et musique ne font qu’un. Du premier album Sorieh paru en 2009, aux splits de 2017 avec Innerwound ou Sadon, Treha Sektori dépeint un univers sombre à l’image de The Sensation Of Being One Of Them, un EP auquel il a participé et qui accompagne un book de 100 pages compilant des œuvres visuelles de Sora. C’est dire si l’un ne va pas sans l’autre ! Avant de partir pour Tokyo fin novembre en support d’Amenra, Treha Sektori fera donc halte à Oignies. Une occasion à ne pas manquer !

HANGMAN’S CHAIR (France) / Le Métaphone – 18h30/19h15

Depuis 2005, le groupe se singularise par le spleen que dégage sa musique. Un premier disque voit le jour en 2007, (A Lament For…) The Addicts, à classer parmi les meilleurs albums de Stoner Doom. Revenu fin 2015 avec l’album This Is Not Suppose To Be Positive, Hangman’s Chair a depuis parcouru du chemin, notamment jusqu’au Hellfest, au Impetus Festival ou au très classieux Roadburn. Mêlant lenteur Doom, crasse Sludge et chant qui sent les 90’s, le nouvel album Banlieue Triste (2018) est à nouveau salué par la presse et devient même « Album de la semaine » sur Canal + ! C’est que son évolution vers la « Cold Wave » rappelle Tears For Fears ou Type O Negative : Imparable !

THAW (Pologne) / Le Métaphone – 17h15/18h

M., A., G. et P. forment le groupe en 2010. S’en suit deux EPs, Decay et Advance, avant la sortie du premier album éponyme en 2013. Le groupe entretient un certain anonymat et applique avec aisance les codes du Black Metal classique parsemés de nombreuses touches Doom Sludge. Impressionnant en studio comme en live, les sorties s’enchaînent : de 2012 à 2015, ce ne sont pas moins de cinq galettes qui sont mises en bacs leur permettant de devenir un des fers de lance de la nouvelle scène de l’Est avec Furia et Au-Dessus. C’est en 2018 que le groupe revient avec Grains, un album plus Doom, plus sombre, plus lourd. Thaw risque fort d’être la surprise de ce festival !

ZATOKREV (Suisse) / Le Métaphone – 16h/16h45

Zatokrev voit le jour en 2002. Influencés par la scène Post Hardcore sombre qui se développe à cette époque avec Neurosis et Cult Of Luna, les Helvètes signent un premier album qui passe quasi inaperçu alors que son second, Bury The Ashes, confirmera leurs espoirs. Remarqué rapidement pour sa précision et un certain talent de composition, le groupe enchaîne les festivals et salles d’Europe jusque 2012, puis entre en studio pour accoucher de ce qui est son opus le plus connu à ce jour : The Bat, The Wheel And A Long Road To Nowhere.  Dernière production en date, Silk Spiders Underwater (2015) confirme que la formation est à découvrir de toute urgence…

THROANE (France) / Auditorium – 15h15/16h

Découvrir Throane, c’est partir à la frontière du Post Black, du Dark Ambiant et du PostCore. C’est aussi partir à la rencontre d’un homme, Dehn Sora, qui, depuis 2016 et le premier LP Derrière-Nous, La Lumière, navigue dans les eaux noires de la dépression. Dans ce Triangle des Bermudes glacial, difficile de ne pas céder à l’esthétique organique, mais sans couleurs des vidéos qui accompagnent le show. Difficile aussi de ne pas sombrer avec le navire tant l’écriture même du projet allie avec brio suspense, climax et chute dans les abîmes. Il en faut plus pour vous convaincre ? Allez écouter Plus Une Main À Mordre, album de 2017 où les Sieurs Valnoir (Glaciation) et Colin H. Van Eeckhout (Amenra) ont également posé leur voix.

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