Nouveau rendez-vous ! Et pourquoi la rédaction ne passerait-elle pas en revue ses dernières écoutes ? 3, 2, 1, c’est parti ! Pour cette première, l’équipe vous a concocté une petite sélection aux petits oignons, tous styles confondus… Plus connu, moins connu, du plus bon au moins bon, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 


EMBRYONIC CELLS

HORIZON

Death/Black Ambiant 

Apathia Records

Après l’épopée troyenne d’Homère, écoutez le souffle épique de ce groupe troyen créé en 1994, au nom à connotation scientifique, Embryonic Cells ! Son album Horizon est conçu comme un météore qui vise à tracer sa voix/voie hors des sentiers battus et rebattus du black metal. Tels une fusée, les growls et les riffs sombres de Max Beaulieu et de Pierre « Mamuth » Touzanne tourbillonnent tout au long des morceaux de sorte à constituer un tout harmonieux et progressif dont l’oreille ne peut se détacher. L’atmosphère ténébreuse est renforcée par les tambours de Djo Lemay et les synthétiseurs de Pierre Le Pape. La puissance et l’efficacité des compositions s’accompagnent de voix en écho qui viennent soutenir les growls, parfois en continu parfois en pointillés, pour ensuite les remplacer sur des guitares au son clair, de sorte que l’obscurité s’estompe en fin d’album pour laisser place à l’apothéose.

Patrice Gaches

HEIDRA

THE BLACKENING TIDE

Epic/Viking Metal

Time To Kill Records

Heidra, jeune groupe de la scène Epic/Viking/Black danoise, est de retour ! Après un premier album très séduisant, voilà que la formation sort The Blackening Tide. Le voyage sera-t-il au rendez-vous ? On peut dire que ce dernier avait mal démarré, avec un premier titre mou au possible, qui ne démarrera jamais vraiment et emporté par un chant clair peu motivant. Mais “The Price In Blood” nous remettra de suite sur les bons rails grâce à une mélodie comme on les aime : épique, énergique, nous amenant en plein cœur de la bataille… La chute sera d’autant plus brutale après un titre aussi bon, avec un “Rain Of Embers” au mid-tempo moribond, finalement suivi par un reste d’album qui n’apportera jamais de magie et d’étoiles dans nos yeux… Un bon couplet sur “Lady Of The Shade”, un refrain sympathique sur le titre éponyme et… c’est tout ! The Blackening Tide est un album très mid-tempo, plombé par un chant clair ennuyant et n’amenant avec lui aucun entrain. Quel dommage !

Aurel Cip

JASON BECKER 

TRIUMPHANT HEARTS 

Guitar Hero

Music Theories Recordings

Dans la famille Guitar Hero, je demande Jason Becker ! Alors, aussi surprenant que cela puisse paraître, bien que souffrant sclérose latérale amyotrophique, maladie qui ne lui laisse que ses yeux pour communiquer, le guitariste est parvenu à mettre en boîte un nouvel album ! Suite au financement participatif (qui lui a permis de récolter 100. 000 dollars), Jason Becker a enregistré chez lui ces 14 titres qui bénéficient de la participation de nombreux guests (Marty Friedman,  Joe Bonamassa, Uli Jon Roth et Joe Satriani…). En résulte donc ce voyage épique, sorte de bande originale de film d’aventure, mis en relief par de sublimes orchestrations et autres plans de guitare (qui font régulièrement référence à l’oeuvre originale du guitariste, notamment sur « Once Upon A Melody »). On est loin de la dextérité de Perpetual Burn ou de la virtuosité de Go Off! (Cacophony), mais quelle leçon de vie, quelle classe ! 

Axl Meu

 

SODOM 

PARTISAN (EP)

Thrash Metal

Steamhammer/SPV GmbH

Un EP pour Sodom comme pour annoncer la sortie imminente d’un nouvel album… Certes, le MTV Headbangers Tour (Exodus, Sodom, Death Angel, Suicidal Angels) ne passera pas en France, mais rien ne vous empêche de vous procurer l’objet et de vous faire une idée du Sodom des temps modernes avec deux guitaristes ! Partisan renferme donc quatre titres (dont deux pistes ‘live’, « Tired and Red » et « One Step Over The Line ») qui font dans le Thrash classique le temps d’une petite vingtaine de minutes. Seulement deux nouveaux titres – oui, c’est un peu léger – mais « Partisan » et « Conflagration » valent toutefois leur pesant de cacahuètes. On a droit à des rythmiques bien agressives, aux vocalises caractéristiques d’un Tom Angel Ripper qui nous semble bien énervé, lui et son accent Teuton, et surtout une puissance que les Germaniques nous semblaient avoir délaissée ces dernières années. En fait, c’est surtout l’apport de la deuxième guitare qui renforce le tout ! Somme toute, voilà un Sodom qui fait plaisir à entendre surtout après le très moyen Decision Day ! Vite, la suite !

Axl Meu

THE BEARDED BASTARDS

RELEASE THE BEAST

Beardcore

Indépendant 

« Beardcore, moshs velus, concours de bites et bastons de barbes » résumera parfaitement la vingtaine de minutes que tu t’apprêtes à te prendre ici dans la gueule ! Bazardant un mélange Hardcore/Crossover depuis 2011, The Bearded Bastards revient avec un nouvel EP pour proposer les cinq titres les plus déjantés de sa carrière. Eloge des filles faciles, glorification de l’alcool et célébration de la virilité, Release The Beast c’est barbu, c’est poilu et ça pue certainement du cul. Mais en tout cas, lorsqu’il s’agit de dégainer des trucs couillus bien crades, Release The Beast c’est encore mieux que d’essayer de s’épiler les jumelles à la Super Glue (« Shot After Shot », « Bearded Rage », « Dirty Night »). Du coup, les bâtards barbus ne pouvaient que mériter leur place dans notre discographie sélective de la semaine. Bref, comme le nom de cet EP l’indique très bien : libère la bête ! En plus, ça sonne comme un slogan pour le nouveau déo’ Axe…

Romain Richez

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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