C’est le 10 janvier dernier, au Dr Feelgood de Paris, que s’est déroulée la journée promotionnelle du nouvel album d’Except One, Fallen. Mais les Franciliens n’ont pas attendu que nous les interviewons pour lancer les hostilités : de belles chroniques et belles dates se sont déjà présentées à eux les quelques semaines qui ont suivi la sortie de l’album… On a fait le point avec le bassiste du groupe, Crypp.

Propos recueillis par Axl Meu

Crédit photo : Béranger Bazin (Lykh’Arts)


Votre premier album est sorti en novembre dernier, il a pour nom Fallen, mais vous n’assurez les interviews que deux mois après sa sortie… Quelques mots au sujet des premiers retours ? 

Ça s’est bien passé, écoute ! On a eu pas mal de bons retours. Certains d’entre eux sont même très positifs. On en est assez fiers ! Tout s’est fait à la hâte, c’est vrai… Deux semaines avant, on avait même sorti un premier clip (« Break The Wall », ndlr) afin de donner une idée des couleurs de l’album et de la direction prise par le groupe ! Ensuite, on a fait notre release-party au Dr Feelgood (Paris) le 30 novembre dernier… Et on a enchaîné avec quelques belles dates, comme la première partie de Lacuna Coil et celle de Lovebites

Cet album représente un bel aboutissement pour vous. Vous aviez sorti deux EP avant : O.M.N.I. (2015) et Haunted Humanity (2015), mais vous n’aviez pas encore franchi le cap de l’album… 

Il y a eu quelques changements de line-up entre la sortie de ces deux EPs et de ce nouvel album… Je suis arrivé à la basse et Naty, à la batterie en 2015. On a, je pense, apporté de nouvelles influences au groupe. Le line-up du groupe est bien plus stable aujourd’hui et on n’avait pas envie de gâcher cette énergie… On a préféré la faire fructifier en travaillant sur de nouvelles compositions, passer à l’étape supérieure et sortir l’album ! L’album est quand même sensiblement différent par rapport aux deux EPs que le groupe avait sortis avant que nous arrivions Naty et moi-même ! 

Il y a eu d’autres changements de line-up au sein du groupe. Ad’ibou a quitté le groupe dernièrement. Il faut même savoir qu’au départ, vous étiez quatre… Aujourd’hui, cinq ! 

Oui, à l’origine, quand le groupe s’est formé, en 2011, il ne comprenait que quatre musiciens… Après, O.M.N.I., il y a eu l’ajout d’un guitariste/chanteur avec Ad’ibou… Il s’était beaucoup impliqué pour l’EP Haunted Humanity et l’album… On a assuré pas mal de dates avec lui, mais il avait tout simplement envie de se consacrer à d’autres projets. On a continué avec Tim du coup ! 

Oui, son arrivée au sein du groupe a été officialisée en novembre dernier. Il n’a participé à la conception de l’album, il me semble…

Non, c’était encore Ad’ibou à la guitare quand nous avons travaillé sur l’album ! 

Mes premières impressions concernant Fallen… Je dois avouer que c’est le chant d’Estelle qui m’a le plus surpris. Il y a vraiment « quelque chose » dans ses cris… Je pense que je ne suis pas le seul à t’en avoir parlé. 

Estelle a toujours été très impliquée dans le processus d’écriture des morceaux… Elle ne se contente pas d’écrire les paroles ! Elle propose quelques arrangements ici et là… Aujourd’hui, l’album que tu tiens entre tes mains, c’est un album qui reflète vraiment ce qu’était le groupe au moment où il l’a enregistré ! L’implication d’Estelle, ses sensations ont tout simplement sublimé l’album ! 

J’avoue avoir eu du mal à mettre un nom sur le style que vous jouez… Dit grossièrement, c’est du Metal épaulé par un chant growlé. Comment la caractériserais-tu, toi ? 

Pareil, on a du mal à caractériser notre musique, car les membres viennent tout d’horizons musicaux différents. On ne s’est donc pas fixés de limites… Il y a quelques passages qui font plutôt ‘Death’, d’autres plus ‘Black’… 

Qu’aimes-tu comme musique, toi ? 

Je viens un peu du Neo et de l’Indus’. J’écoute un peu de Metalcore également… Junior (guitare), lui, il est plus dans le Metalcore… Estelle est plus dans le Black et d’autres styles viscéraux comme Cavalera Conspiracy. Pour Naty, il écoute tout ce qui renvoie à Parkway Drive et consorts. Tim, lui, est plus dans le Djent et aime beaucoup Meshuggah ! Donc oui, on reste quand même très ouverts et tous ces styles synthétisent bien le son du groupe.

Est-ce que tu peux revenir sur les atmosphères que le groupe développe sur ce nouvel album ? 

Cet album, c’est nos émotions, nos frayeurs, nos doutes, nos incertitudes. D’ailleurs, on peut lier tout ça avec l’actualité qui n’est pas très rassurante en ce moment…

Vous avez sorti un clip pour « Nothing ». Est-ce que vous pouvez un peu me parler de sa réalisation ? 

On s’est concentrés sur le clip de « Nothing » en premier, même si on l’a publié après la « lyric-video » de « Break The Wall ». Le clip de « Nothing » est quand même plus personnel puisque tu peux nous voir dedans. Côté technique, on a pas mal bossé dessus, tous les membres ayant tous été impliqués dans l’écriture du scénario… On a rencontré par la suite Brice Hincker (CHS Prod) qui a bien voulu réalisé notre vidéo…

« Cet album, c’est nos émotions, nos frayeurs, nos doutes, nos incertitudes. »

Le clip est quand même bien tourné en un mois ! Vous êtes quand même à plus de 35. 000 vues ! C’est vraiment pas mal ! Comment avez-vous fait ? 

Je ne gère pas trop ce côté-là ! C’est Junior (guitare) qui s’occupe de toute la participation communication et diffusion. Il sait comment mettre les bons hashtag et orienter la video de sorte que tout le monde puisse la voir. En tout cas, il a fait un travail pertinent, et toutes ces vues, c’est quand même bien cool ! 

Vous avez ouvert pour Lacuna Coil le 7 décembre dernier, à l’Empreinte (Savigny Le Temple). Je dois avouer que ça m’a surpris de vous voir ouvrir pour ce groupe, vos styles étant quand même bien éloignés. 

L’affiche affichait déjà « complet » avant que notre nom ne soit annoncé ! On ne s’est donc produit que devant des fans de Lacuna Coil, mais les retours ont été très positifs côté organisation et public. Beaucoup attendaient Lacuna Coil, c’est vrai, mais je pense qu’on a réussi à tirer notre épingle du jeu ! 

Vous avez assuré la grand majorité de vos dates chez vous, à Paris. Néanmoins, vous êtes-vous déjà produit en province ? 

Pas encore, mais nous sommes vraiment très motivés à l’idée de se produire en province et même à l’étranger. On n’a pas vraiment de limites, mais, comme tu sais, la musique, c’est beaucoup d’investissement : que ce soit en temps, en argent… Il faut pouvoir se déplacer, mettre de l’argent et essayer de se produire dans de bonnes conditions, ce qui n’est pas toujours gagné ! Pour le moment, on essaie de trouver tous les plans possibles pour nous produire le maximum… On connait bien Paris, maintenant, on a envie de rencontrer le maximum de gens. 

Cet album, Fallen, vous l’avez sorti en autoproduction ? 

En totale autoproduction, oui ! Pour le moment, on n’a pas de labels, mais on ne te cache qu’on n’a pas hésité à envoyer notre album à des labels. J’espère que ça pourra se faire à l’avenir ! 

Quelles sont tes attentes en termes de sorties d’album pour 2019 ? 

J’adore Slipknot et j’ai appris qu’ils allaient sans doute sortir quelque chose cette année ! Pareil pour Rammstein, j’ai lu qu’il allait sortir un nouvel album ! Après, j’attends également les nouveaux albums d’Any Given Day et de For I Am King

As-tu écouté le nouvel album d’Emigrate, A Million Degrees ? 

Oui ! Till Lindemann apparait même sur un des morceaux de l’album (« Let’s Go », ndlr). Je l’écoute en boucle en ce moment ! J’adore Emigrate, j’écoute tout, mais là, j’ai vraiment eu un coup de coeur pour ce morceau ! La voix de Till est vraiment sublime dessus ! Après, je n’aime pas toutes les productions de Till, le dernier rap qu’il a sorti ne m’a pas trop convaincu (« Mathematik » en collaboration avec le rapport Haftbefehl, ndlr). Donc, oui, je suis vraiment très impatient d’écouter le nouvel album de Rammstein

Oomph! aussi va sortir son nouvel album ! 

Oui, j’en ai entendu parler ! Il y a tellement d’albums qui sortent, que j’oublie l’existence de certains groupes ! En général, quand un nouvel album sort et qu’il me plaît, je l’écoute en boucle pendant trois mois ! 

Heretik Magazine est particulièrement attaché à la scène des Hauts-de-France. Connais-tu des groupes de chez nous ? 

Je vais peut-être te dire une bêtise, mais il me semble que la chanteuse d’Ianwill (Audrey Ebrotié, ndlr) vient du nord de la France (« exact ! » ndlr) ! J’adore ce groupe ! Après, je dois t’avouer que je ne connais pas trop votre scène ! 


Except One, c’est : 

Estelle : Chant 

Junior : Guitare 

Tim : Guitare/Backing-vocals 

Crypp : Basse

Naty : Batterie 

Discographie : 

O.M.N.I. (2015) 

Haunted Humanity (2015)

Fallen (2018)

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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