#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France peut s’exprimer ! Cette semaine, c’est Bill The Dog qui s’est confié à nous !

Propos du groupe recueillis par Axl Meu


Présentez-vous ! 

Bill The Dog est un groupe de « Grunk » picard, tout droit sorti du terreau amiénois en février 2018. Il comprend trois furieux, « Doc Bad » à la guitare, « Stear » aux futs et « NJ » à la guitare à quatre cordes, et pour ce qui est du chant, on s’y colle tous ! Du sexe, des substances plus ou moins licites et de la bière bon marché : C’est ça notre recette ! 

Vous êtes un groupe qui fait à la fois dans le Punk, dans le Hardcore, le Death… Comment êtes-vous parvenus à créer un tel crossover ? 

On a chacun des influences musicales différentes. Quand on met tout dans le mixeur ça donne du Bill The Dog. Pour le nommer, on a trouvé le « Grunk ». Style qui s’inscrit entre le Groove Metal et le Punk. En plus, ça ressemble à un grognement ! (Rires)

Ce style, vous le présentez via votre premier album, Lundi De Chien. Est-ce que vous pouvez m’en parler ? Où l’avez-vous conçu ? 

Cet album on l’a enregistré en avril 2018, trois mois après la formation du groupe, certains morceaux étaient déjà composés et d’autres sont arrivés sur le tard au cours des répétitions. Pour la conception, ça s’est fait principalement à la Cité Carter, studios de répétitions, d’enregistrement et salle de concert, dont l’équipe nous a beaucoup aidé depuis nos débuts. On leur passe le bonjour !

Vous avez opté pour le français pour parler de votre quotidien, car j’imagine qu’il est question de tout ça sur cet album… 

On chante en effet en français sur tous les morceaux, car on affirme une identité Picarde… mais aussi parce que on n’y comprend rien à l’anglais, surtout « Doc Bad » ! En ce qui concerne les textes, on parle beaucoup plus de notre quotidien dans le deuxième album, qui devrait sortir prochainement. Le premier tourne plus autour de sujets de sociétés et de débauche qui, il est vrai font aussi partie de notre quotidien. 

Vous avez mis en images un morceau de votre album, « La Bagarre ». Par l’intermédiaire de ce clip, vous retranscrivez bien le côté « décalé » du groupe ! 

C’est pour nous un morceaux important, il marche toujours bien en live et puis même pour le sujet qu’il dégage et ce qu’il raconte. C’est un pur concentré de violence, notre philosophie quoi !  

Il se trouve que très prochainement, vous allez dévoiler un deuxième clip, pour « Elf Machine »… Parlez moi un peu de ce titre et de sa video ! 

Ce titre parle de l’hallucination l’Elf Machine, qui peut se manifester quand on fait une overdose de LSD. Une espèce de monstre mi « mécanique » mi « elfique ». Pour ce qui est de la vidéo, on l’a tourné chez « NJ » en trois heures avec un budget de 7 euros 12, le prix de la « vinasse » et des bières. On a voulu retranscrire les effets de cette drogue sur le corps, mais puisqu’on est étudiants donc fauchés, on n’a pas pu tester en vrai. 

Vous allez prochainement vous produire à la Lune des Pirates d’Amiens (le 14 mars prochain, ndlr)/. Quels sont les enjeux de ce concert ? 

Après un premier concert dans cette salle en février à la suite d’une résidence, organisé par la Cité Carter, qui pour nous a été une expérience très enrichissante, ce deuxième concert ne peut que nous motiver. Il se déroule dans le cadre d’un tremplin étudiant, on espère décrocher le prix du jury ou du public et surtout la mâchoire des copains ! (Rires)

Que pensez-vous de la scène des Hauts-de-France ?
C’est une scène qui a beaucoup à offrir, notamment du côté des petits groupes « underground ». On a eu l’occasion de rencontrer beaucoup de musiciens formidables et on espère les recroiser d’aussitôt ! 

Pour suivre : https://www.facebook.com/BillTheDogband/

Pour écouter :


A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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