Les retours des festivaliers sont souvent unanimes quand on évoque des MetalDays (ex-MetalCamp). Se déroulant tous les ans courant fin juillet à Tolmin (Slovénie), le « festival-camp de vacances » pour Metalleux permet à plus de 15 000 festi-vacanciers de rompre avec la routine du quotidien, le tout sur fond de musique Metal, dans un cadre exotique : montagnes et somptueuse rivière à la clé ! À l’occasion de la journée promotionnelle parisienne du festival, Nika Brunet, organisatrice de l’évènement, a prêché un convaincu… À vous maintenant d’y adhérer ! 

Propos de Nika Brunet recueillis par Axl Meu


La dernière édition des MetalDays était sans doute l’une des meilleures… 

Oui, je pense aussi ! Le festival a fait son plein et la météo, je pense, a joué pour beaucoup dans sa réussite ! Puis, l’année dernière, on avait aussi réussi à faire venir Judas Priest, sans doute le plus gros groupe à s’être produit chez nous. J’espère vraiment que la prochaine édition des MetalDays rencontrera le même succès.

Cette année, vous semblez avoir préféré programmer des groupes plus « modernes »… Il y a moins de Thrash Metal, moins de Heavy Metal par rapport aux autres années…

Oui, mais pour ce qui est de la programmation, nous procédons de la même manière que les autres années. Nous étudions toutes les propositions qui s’offrent à nous et essayons toujours d’être les plus éclectiques possibles, de sorte à faire plaisir à tout le monde… Notre but étant non pas de privilégier un style, mais plusieurs styles de musique ! Après, il est vrai que nous essayons de mettre en avant les jeunes formations. Malgré tout, je pense que les festivaliers y trouvent tous leur compte, et c’est le principal.

L’année dernière, Boban, avec qui tu organises le festival, m’avait expliqué que vous aviez comme projet de faire venir Gojira… Ce n’est pas encore cette année que Joe Duplantier foulera la scène principale du festival…

C’est un peu plus compliqué que prévu, oui, il faut qu’on entame de nouvelles conversations pour l’édition de 2020. Nous avons démarché le groupe et son booker et leur avons fait part de notre engagement écologique, un sujet dont est également sensible Gojira Mais pour le moment, nos démarchages n’ont pas encore abouti… On verra bien pour l’année prochaine !

Y a-t-il d’autres noms à annoncer pour ce qui est de la prochaine édition ? 

Il n’y a plus aucune tête d’affiche à annoncer, mais ce vendredi, on présentera l’affiche finale ! (Tiamat, Helstar, Noctiferia et Leeched ont complété l’affiche, ndlr)

Aujourd’hui, vous avez annoncé que vous mettriez en vente, à partir du 12 avril prochain, quelques générateurs d’électricité pour les festivaliers. Il faudra se dépêcher, il n’y en a que 80 !

Oui. À partir de cette année, il ne sera plus possible d’utiliser de groupes électrogènes fonctionnant au diesel. Non seulement ils polluent beaucoup, mais ils sont aussi très voire trop, bruyants. Nous avons reçu quelques plaintes de la part des habitants de Tolmin, notamment ceux qui habitent à proximité du camping… Désormais, et depuis quelques années, nous imposons des « silent hours » la nuit, histoire de ne pas déranger les locaux. Les fêtards pourront toujours se rendre à la plage pour faire la fête. Enfin, pour revenir au sujet, nous encourageons vivement les festivaliers à se procurer des générateurs d’électricité fonctionnant à base d’énergie solaire.

« Celui qui va aux MetalDays est très sensible à l’environnement, et c’est ça qui change la donne ! »

Ils font moins de bruit, oui.

Oui, vraiment. Il y aura également d’autres spots pour tous ceux qui veulent charger leur portable. Car on sait que beaucoup ont besoin de l’électricité au quotidien, mais vraiment, pour moi, le groupe électrogène fonctionnant à base d’énergie solaire reste la meilleure option !

Quand on fait partie de l’organisation de ce genre de festivals, je pense qu’il est difficile de se mettre dans la peau d’un festivalier… Mais peux-tu me dire ce que, toi, tu ferais aux MetalDays si tu étais une festivalière lambda…

Alors, si j’étais festivalière… Après une bonne nuit de sommeil, j’irais sans doute boire un petit café et me restaurer sur un des nombreux stands de nourriture vegan présents sur le site. Ensuite, j’irais sans doute me procurer le programme de la journée, vérifier l’actualité sur les réseaux sociaux. Je prendrais une douche, et par la suite, un petit cours de Yoga sur la plage, sur fond de musique Metal. Et bien sûr, je profiterais des concerts qui m’intéressent vraiment… Après une journée bien remplie, au lit !

D’autres festivaliers aiment vivre la nuit aux MetalDays… Certains ne dorment pas beaucoup ! (Rires)

Oui, mais eux tiennent sans doute mieux que moi ! (Rires) 

En attendant les concerts, on peut également faire un tour sur la Soča paré d’une magnifique bouée en forme de licorne ! (Rires) Selon toi, quels sont les atouts des MetalDays ? 

Les atouts du festivals ? Sa programmation, son cadre, sa rivière justement, ses montagnes, les rencontres que l’on y fait, sa population, ses locaux qui sont très accueillants et la propreté du site… Et cela ne serait sans doute pas possible sans la contribution des festivaliers qui, en partie, jouent tous le jeu. Celui qui va aux MetalDays est très sensible à l’environnement, et c’est ça qui change la donne !

Les MetalDays accueillent beaucoup de festivaliers venant d’un peu partout en Europe. Est-ce que tu as constaté que le comportement des festivaliers évoluait, différait, en fonction de la nationalité des festivaliers ? 

Oui, bien sûr, il y a des différences. D’un côté, certains préféreront rester aux campings, d’autres voudront visiter Tolmin, se faire une petite terrasse, d’autres feront les paillasse et se doreront au soleil… Et de l’autre, il y a ceux qui veulent voir le plus de concerts possibles. Mais pour répondre à ta question, il faut savoir que, l’année dernière, nous avons accueilli pas moins de 18 nationalités différentes, donc , il est impossible pour nous de faire une étude approfondie des mœurs des festivaliers en fonction de leur nationalité ! 

J’ai toujours eu l’impression que les Allemands se sentaient un peu chez eux au camping. Certains d’entre eux ramènent même leur propre canapé ! (Rires)

Oui… Ça ne nous dérange pas à la seule condition qu’ils repartent avec chez eux, ce qui n’est pas toujours le cas ! Après, les festivaliers venant des pays du nord, comme la Suède, ne sont pas forcément habitués à la chaleur de la région de Balkan ! Il fait très chaud par chez nous, et c’est quelque chose à laquelle ils ne sont pas forcément habitués ! (Rires)

Vous avez, cette année encore, fait le choix de programmer ce groupe Neo-Zélandais : Alien Weaponry. Pour beaucoup, c’était la grosse révélation de l’année dernière. Pourquoi les faire jouer une nouvelle fois ? 

Alien Weaponry fait partie de ces groupes qui ont vraiment fait leurs débuts aux MetalDays. L’année dernière, c’était la première fois qu’il se produisait en Slovénie. Les groupes grandissent avec nous, un peu comme Alestorm, Arch Enemy, Skindred… Ils ont évolué aux MetalDays, et nous leur avons, au fur et à mesure, offert la possibilité de se produire sur la grande scène. C’est le cas cette année avec Alien Weaponry. L’année dernière, le groupe avait vraiment tout déchiré sur la Boško Bursać (la deuxième scène des MetalDays, ndlr), il était donc normal que nous les invitions une deuxième fois, cette fois-ci sur la Ian Fraser ‘’Lemmy’’ Kilmister Stage. Nous sommes très contents de voir que nous avons contribué à l’évolution de leur carrière. Je pense personnellement que cette nouvelle performance sera gravée dans nos mémoires. Ils pourront désormais défendre leur musique devant un public plus conséquent !

« Alien Weaponry fait partie de ces groupes qui ont vraiment fait leurs débuts aux MetalDays et nous sommes très contents de voir que nous avons contribué à l’évolution de leur carrière ! »

On y découvre pas mal de groupes de moins envergure aux MetalDays, même des groupes Français. L’année dernière, Malemort, Asylum Pyre et The Bearded Bastards que nous connaissons bien en France s’étaient produit sur la « New Forces Stage ». Cette année, c’est au tour des Français de Dead Season et Moly Baron de défendre nos couleurs sur la scène découverte ! Comment faire pour s’y produire sur cette fameuse scène ? 

Si une formation est intéressée, elle doit se rendre sur notre site, remplir un formulaire et par la suite, un membre du groupe doit se rendre sur place nous remettre un CD, un EP ou une démo, et remplir un questionnaire. Ensuite, à partir du mois d’octobre, nous commençons à sélectionner les groupes selon différents critères. En tout, 33 groupes se produiront sur la New Forces Stage… Et en fonction des tickets qu’ils vendront pour l’édition qui leur est concernée, ils obtiendront un meilleur créneau et un meilleur placement sur l’affiche ! Après, ça dépend, si les ventes de ticket sont vraiment excellentes, ils peuvent également remporter un deuxième créneau et se produire sur une autre scène l’année suivante ou même au Winter Days Of Metal. Il faut, quoi qu’il en soit, que le groupe intéressé soit sérieux et un minimum professionnel. En tout cas, c’est le seul moyen que nous avons trouvé pour garantir aux groupes de moindre envergure de se produire aux MetalDays. C’est vraiment une belle opportunité que nous offrons-là, et il n’y a, à ma connaissance, aucun autre festival qui propose de telle alternative ! 

Il est difficile de s’ennuyer aux MetalDays… Tu peux nous faire une liste exhaustive de tout ce qu’il y a à faire sur place et par la même occasion nous dire s’il y aura quelques innovations ? 

Il y a des stands de massage, des séances de yoga le matin, des cours de fitness, toutes sortes d’animations… On peut se reposer, mais aussi aller piquer une tête dans la Soča… Pour ce qui est des innovations, on ne sait pas encore. Peut-être qu’il y en aura ! On est encore en train de travailler sur le programme ! 

À côté du festival, il y a également la ville de Tolmin à visiter. Y a-t-il un  partenariat entre la ville de Tolmin et les MetalDays qui a été établi au fil des années ? 

Je ne dirais pas qu’il y a un partenariat, mais les relations sont bonnes, voire excellentes entre les villageois et les organisateurs du festival. Plus les années passent, plus la ville est impliquée le festival en lui-même. Les villageois se sont rendu compte à quel point le festival était source de bénéfices pour toute l’agglomération de Tolmin. Il n’y a que 2000 habitants à l’année dans ce village… Je ne t’apprendrai rien si je te dis que l’impact économique est très important lorsque plus de 15 000 festivaliers débarquent ! En termes de promotion, la ville ne pouvait pas rêver mieux ! Pendant une semaine, Tolmin est vraiment au centre de l’intérêt de tous les fans de musique Metal.

Le festival s’apprête une nouvelle fois à faire son plein. Il ne reste plus trop de tickets !

Oui ! Au moment où nous nous parlons, il doit nous rester un peu plus de 1000 tickets ! Attention, ça part assez vite ! 

Ma dernière question portera sur les Winter Days Of Metal… Est-ce que tu peux me parler de son concept rapidement ? 

Le concept est un peu le même sauf que ça se déroule l’Hiver et que ça dure trois jours ! Les vacanciers ont le choix entre plusieurs « packs ». Ils peuvent choisir entre l’hôtel, chalet et les activités qu’ils veulent faire la journée, soit skier, soit se détendre dans un spa… Et le soir, tout le monde se réunit pour assister à quelques concerts !


Les MetalDays, c’est du 21 au 27 juillet prochain à Tolmin (Slovénie) !

Tu n’as pas le permis de conduire ou tu n’as tout simplement pas envie de conduire ? Pars avec OnTours depuis Lille, Strasbourg, Besançon, Grenoble, Bruxelles, Paris… : https://www.ontours.fr/pack-bus-metaldays-3350-p4201.html

Le line-up de cette année :

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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