Pourquoi la rédaction ne passerait-elle pas en revue ses dernières découvertes ? 3, 2, 1, c’est parti ! L’équipe vous a concocté une petite sélection aux petits oignons, tous styles confondus… Plus connu, moins connu, plus vieux, moins vieux, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 

Sélection proposée par la rédaction d’Heretik Magazine


EDGE OF PARADISE

ALIVE (EP)

Dooweet Records

Rock Alternatif

C’est l’artwork de ce Alive qui a poussé mes oreilles dans les bras d’Edge Of Paradise. Sans réellement savoir à quoi s’attendre le tympan découvrit soudain un Rock Alternatif lourd saupoudré par des sons relativement industriels. En cinq titres, Alive plonge l’auditeur dans un monde numérique au sein duquel l’humanité n’a guère d’espoir quant à sa survie. Au contraire, Edge Of Paradise dresse un portrait dystopique des années post-suprématie des nouvelles technologies (« Dust To Dust », « Alive »). Edge Of Paradise tout comme son Alive sont donc d’excellentes découvertes que je ne saurai que recommander. Entre Rock, émotions, Metal, abandon, addictions et fin du quotient intellectuel, Alive propose un concept relativement complet pour un EP (« Humanoid », « Shade Of Crazy »). Un disque à écouter en réalité virtuelle (en plus, il est garanti sans pub !). 

Romain Richez

EARTHLESS

BLACK HEAVEN

Nuclear Blast

Rock / Sludge

En marge des trois dates que la formation Américaine Earthless donnera sur notre sol (le 29.04 à Epinal, le 07.05. à Paris et le 08.05. à Bordeaux), il convient tout simplement de revenir sur l’excellent album qu’elle a sorti l’année dernière via Nuclear Blast. Black Heaven, s’il a bouleversé les habitudes des fans, revient à un Rock très typé années 70. En effet, adieu les longues pistes de 15 minutes ! Et bienvenue aux titres plus concis (6 au total) pour un peu moins de 40 minutes… Cela-dit, Earthless s’adonne toujours à l’expérimentation, alterne entre une sorte de Hard Rock « free-style » (« Gifted By The Wind ») et un bon vieux Southern Rock des familles (« Sudden End »), fait preuve d’un feeling sans bornes et inculque une petit dose de psychédélisme à des morceaux qui auraient très bien pu figurer dans le répertoire de Led Zeppelin et de Black Sabbath. Une vraie réussite !

FOREIGN

THE SYMPHONY OF THE WANDERING JEW PART 1

Autoproduction

Opera Metal

A l’approche de la sortie de The Symphony Of The Wandering Jew Part 2, je ne pouvais que me pencher de nouveau sur la première partie de cette symphonie. Plus précisément, The Symphony Of The Wandering Jew Part 1 est un Opera Metal en treize actes narrant la vie mouvementée d’un célèbre être maudit de la main même de Dieu. Musicalement, la patte lyrique et compositrice de Ivan Jacquin traine ici tour-à-tour faire des tendances progressives, Heavy, Rock voire classiques (« Eternal Enemies », « Xuanzang », « The Running »).The Symphony Of The Wandering Jew Part 1 est un périple sonore trépident de plus d’une heure dix. Pas de temps d’arrêts ni de points morts, The Symphony Of The Wandering Jew Part 1 avance et avec lui ce personnage en quête d’identité et de raison d’être (« Cursed », « By The Sea », « The Worst Pain Ever Felt »). L’histoire tout comme l’univers étant desservies par de sublimes et longues compositions. Un univers complet, épique et envoûtant qu’il me tarde de redécouvrir avec The Symphony Of The Wandering Jew Part 2 !

Romain Richez

MORK 

DET DVARTE JUV

Peaceville Music

Black Metal

Garanti sans parabène, sans huile artificielle, Det Dvart Juv, le quatrième album du « one man band », Mork, lancé par le Norvégien Thomas Eriksen, revient à l’essence-même du Black Metal : celui qui ne fait pas dans la demi-mesure, celui qui installe une ambiance pesante, par le biais de riffs de guitare planants et crus, de cris caverneux, le tout soutenu par une batterie inspirant le chaos de tout part. C’est tout cela que vous retrouverez dans ce Det Dvarte Juv et ses dix pistes personnelles qui s’étalent sur une cinquantaine de minutes, que le multi-instrumentiste a pris le temps de polir au cours de quelques mois d’hibernation. Une vraie leçon d’authenticité de la part du Norvégien qui a décidé de naviguer à contre-courant de tout ce qui fait aujourd’hui en matière de Black Metal.

Axl Meu

ONCE AWAKE 

INSIDE THE STORM

Thrash/Groove

Reaper Entertainment Europe

Fan de Parkway Drive, Architects, Dagoba, Gojira, In Flames, Pantera, le groupe Once Awake voit le jour en Norvège en 2004 et affiche son goût pour le Thrash/Death Groove Metal. Son second album Inside The Storm est conçu comme une tornade qui se propulse au son des growls à double tonalité incluant la voix Hardcore de Frode Hennoe et qui s’appuie sur les longs solos de guitare lissés et récurrents de Hans Petter Solen. Tout au long de l’opus, la batterie de Orjan Paulsen produit des sonorités sourdes et sous-tend les grattements rapides de guitare de Andre Kongestol Solberg et de basse de Pal Martin Antonsen. Les thématiques y sont celles du death metal : « Death Trap », « Cynical Era », « Soul Eater », et la parenté avec In Flames pour le jeu de guitare et le ton de growl s’affiche particulièrement dans « Stanglehold ».

Patrice Gaches



A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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