Pourquoi la rédaction ne passerait-elle pas en revue ses dernières découvertes ? 3, 2, 1, c’est parti ! L’équipe vous a concocté une petite sélection aux petits oignons, tous styles confondus… Plus connu, moins connu, plus vieux, moins vieux, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 

Sélection proposée par la rédaction d’Heretik Magazine


BRUTUS

NEST

Postrock/Hardcore

Sargent House

Le trio belge Brutus frappe fort avec ce nouvel album Nest – un concentré fougue de Post Rock, Hardcore et Punk aux multiples facettes ! D’ailleurs, la force et le côté atypique de cet opus se retrouvent avec Stefanie Mannaerts, assurant avec brio la puissance émotionnelle au chant et la fougue à la batterie, cette dernière complétée parfaitement avec Stijn Vanhoegaerden (guitare) et Peter Mulders (basse). Sur Nest, le trio nous offre un concentré de sonorités saisissantes et intenses alternant entre dynamisme (« Space », « Techno »), agressivité (« Horde », « Cemetery »), sensibilité (« Carry , « Sugar Dragon”). Les morceaux sont pourvus d’une formule très efficace, mélangeant à la fois hargne, côté atmosphérique et émotions. La pièce majeure de cet album est sans doute « War », qui monte crescendo en intensité avant d’exploser dans un tumultueux solo de batterie et une voix vivifiante ! En résumé, Brutus offre un second opus Nest, simple au premier abord, mais qui n’en reste pas moins puissant, énergique et mélancolique…

Alice Hornez

EXXISTENCE 

PHUSIS 

Death Progressif

M & O Music

Après deux EPs (Revenge Now – 2014, Rise Of Chaos – 2016), il était désormais temps pour ces gars et demoiselles du sud de la France de passer à la vitesse supérieure. Et pour les non-initiés et les plus curieux : prenez un peu d’Arch Enemy, un pincée de Devin Townsend, puis mettez-y un soupçon de Gojira, et vous obtiendrez ce Phusis… En outre, mêlant diverses influences, le combo parvient en neuf titres à instaurer un climat malsain, lourd et parfois empreint de mélancolie, ce qu’il fait trop bien sur des pépites comme « Mother Nature », titre marqué par une nappe de saxophone, il apporte véritable un plus à ce morceau, déjà marqué les couches vocales (la voix d’orfèvre de Morgane est souvent accompagnée par les growls musclés de Roland). En bref, fort d’un opus très visuel, résolument sombre, très cohérent, Exxistence peut désormais partir à la conquête de la France !

Axl Meu

IN VOLT

FREE

Hard Rock 

M & O Music

Free est sans doute l’album le plus abouti que les Franciliens d’In Volt nous aient sorti à ce jour. En fait, ce quatrième rejeton revient aux origines primitives du Hard, et met en exergue un combo qui n’oublie pas d’inculquer à ses pistes un petit « groove » des familles, notamment sur le tonitruant « Here I Am », l’amusant « New Time » et le nonchalant « Calm Down ». L’ensemble, on ne peut plus perverti par le coup de doigt de Mr K. (basse) et accompagné par les vocalises d’Entonner G (à l’origine de ce côté caverneux, celui des vieux clubs) est enjolivé par une production digne, qui ne dénature jamais le propos des Rockers ! Ça pue le Rock ! Le constat est donc sans appel. Free – qui aurait pu pourtant s’offrir une plus belle illustration – nous fait passer un réel bon moment de Rock’n’Roll. Alors, on ne saurait que trop vous conseiller de fermer les yeux, de vous procurer cet album et d’apprécier la chaleur, la simplicité, et la sincérité de ce Rock de haute voltige ! 

Axl Meu

MISERY INDEX

RITUAL OF POWER

Death Metal

Season Of Mist 

Misery Index est de retour avec Ritual Of Power et les gars de Baltimore ne sont pas là pour plaisanter. Le quartette est comme on l’évoque familièrement “au taquet”, délivrant un album incisif, violent qui scotche dès l’intro passée. Les morceaux sont riches et recèlent d’une intensité, d’une brutalité de tous les instants sans omettre les passages mélodico/ambiant comme sur « The Choir Invisible » et également sur le morceau titre qui jouit d’une aura toute particulière. On retrouve avec un plaisir non fin le savoir-faire du quartette et cette capacité d’associer sans aucun mal le Grind, le Death old school, celui plus moderne et la présence non négligeable de l’esprit Hardcore qui émaille très fréquemment les riffs et les parties vocales de Jason Netherton. Adam Jarvis (batterie) fait encore un énorme boulot sur cet album, une master-class sur l’art d’associer, hargne et brutalité avec un « groove » hors du commun. Vous l’aurez compris Ritual Of Power est à écouter de toute urgence, car Misery Index signe ici un grand disque de Death Metal riche et varié !  

Fred

WORMWITCH

HEAVEN THAT DWELLS WITHIN

Black Metal / Crust

Prosthetic Records

Deuxième album, deuxième rafale ! Les Canadiens de Warmwitch font flirter le Black Metal avec la brutalité du Death sans oublier la rythmique agressive du Thrash. Toujours dans une démarche très expérimentale, leurs compositions bouillonnent : une effervescence de riffs incisifs, des myriades de rythmiques à l’identité propre pour chaque morceau !  Et grâce au travail d’orfèvre qui a été mené à bien sur les mélodies, l’auditeur peut s’approprier aisément l’album… D’ailleurs, on notera une qualité d’enregistrement bien appréciable, puisqu’elle met en valeur l’approche à la fois sinistre et lyrique des Canadiens, notamment sur « Dancing In The Ashes ».  Et pour les artistes, l’artwork de l’album, reprenant la toile « The Lady of Shalott » (le poème romantique du poète anglais Alfred Tennyson, ndlr) risque de faire mouche, car elle n’est pas sans rappeler les titres « Iron Woman » ou encore « Alone Before The Door Of The Silent House »… En somme, un album de qualité à se mettre sous la dent, et un arsenal bien conséquent à défendre en live ! 

Thomas Deffrasnes

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.