Pourquoi la rédaction ne passerait-elle pas en revue ses dernières découvertes ? 3, 2, 1, c’est parti ! L’équipe vous a concocté une petite sélection aux petits oignons, tous styles confondus… Plus connu, moins connu, plus vieux, moins vieux, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 


CATALYST

THE GREAT PURPOSE OF THE LORDS

Death Metal

Great Dane Records

Immense targnole dans les oreilles en écoute ! Premier album de Catalyst, The Great Purpose Of The Lords est bien plus poussé que son prédécesseur, l’EP Dawn Of A Dreadful Fate. Travaillées à souhait, les douze pistes de cet opus sonnent comme  une ode tant attendue auprès du tympan. Orchestralement sublime, The Great Purpose Of The Lords mêle à brio l’aspect le plus sauvage du death metal avec son aspect le plus harmonique. Envoûtant, le son des quatre hexagonaux a clairement franchi un cap. Aucune fausse note n’est à relever, que ce soit en termes de composition, d’inspiration ou de production. Des titres tels que « An Unworthy Covenant » ou « Celestial Resurrection » revêtant des airs d’anthologie complète de ce qu’était le death hier, de ce qu’il est aujourd’hui et de ce qu’il sera demain. Ne reste parfois que quelques rares moments d’éclaircies pour définitivement inscrire The Great Purpose Of The Lords comme un grand album. Un opus d’une qualité rare qui ravira autant les fans de musiques extrêmes de longue haleine comme les néophytes. À écouter puis réécouter jusqu’à en violer le bouton « lecture » !

Romain Richez


DOG BLESS YOU

BLANKSTERS

Rock’n’Roll

Autoproduction

Autre style, autre registre, Dog Bless You laisse paraître au grand jour ma patte la plus rock’n’roll. Pas d’effets inutiles ni de lyrics niais, Dog Bless You envoie directement ce Blanksters à l’essentiel du propos : le Rock’n’Roll. Brut et épuré, Blanksters ne lésine en rien lorsqu’il s’agit de décibels. Une voix suave et entrainante, un son sudiste ainsi que des enchainements de notes entêtants et voici ce second opus des sudistes de Dog Bless You bien résumé. Entre Pearl Jam, Kyuss et Soundgarden, Dog Bless You revêt des airs américains malgré un cœur bien français. Si ses membres ont le sang chaud à l’heure du pastis, Dog Bless You a lui le son chaud à toute heure. Blanksters ne retient donc du rock’n’roll que l’essentiel : sa faculté de devenir, à tout moment, une bande-son à la fois épique, alcoolisée et surtout illustrant tous les excès. De la bibine aux plaisirs de la chair et du fricotage au goût du sang giclant entre des dents éclatées. Sex, drugs & rock’n’roll

Romain Richez

FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES

END OF SUFFERING 

Pop Punk 

International Death Cult 

Décidément, on n’arrête pas le changement avec Frank Carter. Le Punk, qui a toujours plus d’un serpent dans sa botte, continue dans l’expérimentation. Et quoi de mieux qu’une pochette « archi-flashy » pour en attester ? Et c’est dire si on est loin du Punk de ses débuts avec End Of Suffering ! Place au Rock alternatif aux compositions personnelles assez mielleuses (dès « Why a Butterfly Can’t Love A Spider ?), très ‘’Pop’’ dans l’ensemble (« Tyrant Lizard King », « Kitty Sucker »…), aux refrains parfois nerveuses (« Heartbreaker », « Crowbar ») qui puisent leurs thématiques dans ce que le tattoueur vit au quotidien, à savoir l’Amour, avec un grand A, sous toutes ses formes et l’anxiété (« Anxiety ») ! Très pop, trop pop, pas sûr que Frank raccroche les fans de Gallows à sa cause avec ce End Of Suffering, mais voilà un album de Pop Rock varié qui nous accompagnera sans doute lors de nos virée nocturnes cet été ! 

Axl Meu

RENDEZVOUS POINT

UNIVERSAL CHAOS

Metal Progressif 

Long Branch Records

Groupe norvégien de Melodic Progressive Metal créé en 2010 à Kristiansand, RendezVous Point sort son second album le 24 mai 2019. Universal Chaos, qui fait suite à Solar Storm sorti en 2015, se compose de morceaux qui durent de quatre à cinq minutes. Ils permettent à la voix claire,  mélodieuse et aérienne de Geirmund Hansen de se dérouler de façon maîtrisée en suscitant émotion et rêverie parmi les claviers discrets de Nicolas Tangen Svennæs, les solos de guitare de Petter Hallaråker qui tendent vers l’aigu et le son étouffé et posé de la basse de  Gunn-Hilde Erstad et de la batterie de Baard Kolstad. Dans la lignée de Leprouth et de Opeth, RendezVous Point alterne compositions lyriques, épiques et atmosphériques. L’objectif de Universal Chaos est de narrer une histoire qui progresse dans le froid norvégien faisant référence au sens propre au climat et au sens figuré à la mort.

Patrice Gaches

ST-VITUS 

ST-VITUS 

Season Of Mist 

Doom Metal 

St-Vitus a beau être considéré comme la formation ‘’mère’’ du Doom Metal aux côtés de Pentagram, sa carrière – car marquée par des changements de line-up, une tragédie et d’autres complications du genre (notamment lors de la tournée « anniversaire » de Born Too Late…) – n’a jamais été un long fleuve tranquille. Cela-dit, la formation Américaine, sept ans après Lillie : F-65, nous revient avec un deuxième opus éponyme (le premier opus du groupe l’était déjà), le premier avec Scott Reagers, depuis Die Healing (1996). Donc, c’est déjà un véritable événement en soi ! Néanmoins, difficile là de se renouveler, St-Vitus est un album de Doom assez banal, avec les caractéristiques qu’on attend de lui : du gras, des riffs sabbatiens (« Remains », « Wormhole », « Last Breath »…), une basse assez dominante, du triton, et bien d’autres saletés du genre, ici entrecoupées par des expérimentations cinématographiques comme « City Park » et une conclusion punk, « Useless », rompant avec la dynamique générale d’un album, qui, s’il ne marquera sans doute pas les esprits, a le mérite d’exister. Car, on ne peut faire plus culte que St-Vitus en 2019. 

Axl Meu

TEMPLE OF THE STARS

NIGHTSPIRIT

Folk / Prog Metal

Inverse Records

Un voyage entre les forêts et les astres, c’est la promesse de Nightspirit, premier ouvrage de Temple Of The Stars. L’œuvre du polyvalent Tobias Tåg (Thoby Loth)  est  un album hors du temps. Et voici sa recette : de la subtilité ; une dose de Folk, une pincée de Rock, un soupçon de Metal et le tout très progressif. Bien que lisse et berceur, il se veut aussi dansant et grandiose. C’est d’ailleurs l’axe de composition de cet opus. Créer une atmosphère mystique et magique, toujours accrocheuse avec une belle mélodie. L’artiste Finlandais assure tous les instruments, à l’exception de la basse dont les cordes vibrent  grâce à Niklas Norrgrann. Quelques notes de tin-whistle, une flûte irlandaise entendues dans le morceau « Nightspirit », dévoilent sa majestuosité. Très  éthérée, l’œuvre se déploie somptueusement tel un paon, et la voix du chanteur laisse percevoir un parfum d’onirisme comme sur le titre « Land of Old »… Cependant les structures de compositions, parfois floues entre elles, donnent l’impression de redondance. Mais on ne peut pas leur reprocher leur cohérence… Quoi qu’il en soit, Temple Of The Stars nous offre un premier opus correct, riche et intéressant, le tout à apprécier les yeux fermés. 

Thomas Deffrasnes


A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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