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Avec un patronyme aussi évocateur, il est assez facile d’imaginer le plat que nous proposent les Scandinaves de Baest. Déjà sur leur deuxième album, les gars ne sont pas sont pas là pour prendre le thé… Non, non… En vrai porte-parole du Death Metal à l’ancienne, il y a fort à parier que Beast finira par s’imposer en Europe… Et pour les épauler : Century Media, et cette tournée dont on sait déjà qu’elle cassera des briques puisqu’Aborted et Entombed A.D. sont aussi de la partie !

Propos du groupe recueillis par Axl Meu 


Vous êtes sur le point de publier votre deuxième album, Venenum, un an après Danse Macabre…

Venenum est la deuxième partie du concept de Danse Macabre. L’idée était de mettre en musique notre version à nous de l’Enfer de Dante, en changeant l’idée un peu. Il y aura des « podcasts » pour expliquer tout ça ! Pour ce qui est de Venenum, on a essayé de faire dans l’expérimentation tout en essayant de mieux saisir notre style à nous. L’idée était donc d’essayer de nouvelles choses… Venenum sonne de façon plus progressive que son prédécesseur, mais vous reconnaitrez toutefois notre style sur cet album. Et nous avons signé chez Century Media pour cet album, les représentants du label nous ont vus au Copenhell Freezes, et sont venus nous voir après le concert. 

Vous sortiez quand même votre deuxième album en deux ans. Comment expliquez-vous cette soif de créativité ? Quelles sont vos sources d’inspirations ? 

Nous ne sommes pas inspirés tout le temps, mais je dirais que ce sont les tournées et dates que nous donnons qui nous inspirent au quotidien. Et ça qui nous donne toujours plus envie de nous produire ! Pour jouer le plus possible, c’est simple, il faut être le plus créatif possible, et sortir le plus d’albums ! Mais nous ne nous précipitons pas pour autant. Nous sommes juste chanceux d’être aussi inspirés et d’être productifs ensemble.

Sur Venenum, les riffs sont très lourds, très « crusty »… Baest a pour vocation de revenir aux traditions même du Death Metal : la production est authentique… 

Nous voulions que l’album sonne le plus naturel possible et doté l’album d’un son « live ». Presque rien n’a été retouché et nous avons laissé quelques petites imperfections… mais encore une fois, c’était pour que ça sonne le plus naturel possible : aucun artifice n’a donc été ajouté ! Sur cet album, vous n’écouterez que des guitares pures : d’ailleurs, il n’y a que deux pistes de guitare sur l’album, et non pas cinquante comme on peut trouver sur d’autres albums de Death plus « modernes ». D’ailleurs, nous sommes très reconnaissants, très contents de savoir que la scène Death Metal connaisse un souffle nouveau. En Europe, il y a de nouveaux groupes qui arrivent, qui explosent, notamment Carnation, des Belges qui est une formation avec qui nous aimerions bien nous produireà l’avenir. 

Quels sont les thématiques abordées sur Venenum. La Vie ? La Mort ? La mythologie « grecque » ? 

Venenum est un conte qui s’inspire de la religion – et de la façon dont elle s’offre à vous ; qu’elle soit salvatrice ou bien source de souffrance. Peut-être un peu des deux justement. 

Quel est le rôle de « Styx ». C’est un titre instrumental… D’ailleurs, pourquoi avez-vous choisi de nommer cet morceau « Styx » ? 

Le Styx est la deuxième rivière des Enfers dans la mythologie Greco-Romaine. Et il n’y a que les pêcheurs qui peuvent la traverser. Donc, c’est censé être un titre dynamique qui laisser présager, sous entendre, la puissance qui va être lâchée par la suite ! C’est une sorte de transition… 

Vous allez tourner avec Entombed A.D. et Aborted prochainement. La tournée va durer un mois…

Oui, un mois ! Nous allons donner pas moins de 30 dates en… 31 jours ! Ça va être une tournée très intense, et je sais d’avance que ça sera un peu délicat, car le rythme sera vraiment élevé. C’est certes la première fois que nous tournerons aussi intensivement, mais nous allons faire de notre mieux pour donner le meilleur de nous-mêmes ! Entombed A.D. et Aborted sont des têtes d’affiche tellement énormes que nous espérons rafler quelques fans en plus ! 


Baest, c’est :

Simon Olsen : chant

Svend Karlsson : guitare

Lasse Revsbech : guitare 

Mattias Melchiorsen : basse

Sebastian Abildsten : batterie

Discographie :

Danse Macabre (2018)

Venenum (2019)

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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