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Les MetalDays : les essayer, c’est les adopter. Et il est désormais impossible pour la rédaction de concevoir un été sans sa traditionnelle escapade Slovène, aux MetalDays, à Tolmin. Plus qu’une colonie de vacances pour mélomanes en quête de dépaysement, les MetalDays restent avant tout un festival « vert » de qualité : sa programmation compte tout autant que son cadre. Comprenez par là : oui, à Tolmin, on aimera à la fois se laisser bercer par le courant de la Soča une petite Laško à la main et assister aux concerts dans les meilleurs conditions possibles ! 

(Partie 1.)

Par Axl Meu

Crédit photos : MetalDays Official Photographers


Samedi 19 juillet / Dimanche 20 juillet : 

Après un trajet qui durera pas moins de 24 heures depuis Lille-Europe, direction la Soča et les concerts de la New Forces Stage, la scène découverte du festival. Et de ce « before », nous aurons retenu la performance des ‘’frenchies’’ de Molybaron et leur Metal à mi-chemin entre celui de Mastodon et de Lamb Of God. Résultat : le public est réceptif, et les français repartent le crâne bourré de souvenirs ! 

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Lundi 21 juillet : 

Première journée officielle, le soleil n’en finit pas de cogner… Donc, après un petit tour à la rivière, nous nous réfugions à l’ombre et assistons aux premiers concerts (Ten Ton Slugs, Fearancy, Unhuman Ressurection). Notre attention s’arrête toutefois sur Lucifer, formation qui, au premier coup d’œil, nous rappelle étrangement Black Sabbath (les tenues à franges etc…). Et voilà un concert sans artifice qui fleure bon la scène des 70’ : des guitares lourdes, et un Rock classique franchement bien huilé… On a adoré !  Deuxième prestation attendue, celle d’Alien Weaponry. Souvenez-vous, la formation Neo-Zélandaise avait fait fort bonne impression l’année dernière… Et en 2019, la formation se retrouve catapultée sur la scène principale et peut présenter quelques-uns de ses nouveaux morceaux et ses ‘’classiques’’ comme « Rū Ana te Whenua », aussi cognant qu’un plaquage assuré par les All-Blacks. 

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Après le service fade proposé par While She Sleeps, on se rend au concert d’October Tide histoire de se décrasser les oreilles avec un Doom Metal classique, mais tellement frappant. En bref, une belle mise en bouche avant la prestation lunaire de Neurosis, qui avait de quoi déconcerter les fans d’Arch Enemy placés aux barrières : peut-être aurait-il été plus judicieux de placer Neurosis sur la Boško Bursać Stage ? La fosse est presque vide, et le public ne se sent pas trop concerné par le voyage cosmique assuré par les Américains. Vient alors Arch Enemy, notre petite déception de la journée. Les compositions sont expédiées à vitesse grand v… Et Alissa White-Gluz et sa bande ne nous offrent pas un concert digne d’une tête d’affiche : quelques hits, mais sans la cérise sur le gâteau… Alors, pour se consoler Necrophobic et une belle dose de Black Metal 100% authentique, livrée par une formation qui se fait rare…

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Mardi 22 juillet : 

Après une petite nuit de sommeil, on se remet en jambe… Et pour reprendre des forces, direction le Hofer, l’enseigne placée à côté du camping, et la Soča. Et on s’arrête d’emblée sur la Boško Bursać Stage avec The Bearded Bastards. Alors sur leur deuxième prestation en Slovénie, les ‘’frenchies’’ remontent les bretelles à toutes les culottes courtes présentes sur place. Bref, la Slovénie se souviendra d’eux ! Après les Belges de Reject The Sickness, direction la scène avec Infected Rain, formation de Neo Metal portée par une Elena « Lena » Kataraga de tout charisme – proche de son public – qui, malgré quelques problèmes de régie (une surchauffe générée par la canicule), se défend vachement bien ! Du Neo Metal, on passe désormais au Rock, avec The Vintage Caravan : de bonnes guitares, de bons amplis et des morceaux qui mettent tout le monde… Un vrai vent de fraicheur diffusé par des Islandais trempés jusqu’aux os, que nous auront plaisir à revoir sur la plage la nuit pour un concert acoustique exclusif, une première ! Une petite pause Laško s’impose, et nous retrouvons les barrières pour Rise Of The Northstar. Et que dire si ce n’est que les Français soulèvent en nous une certaine fierté nationale. Les Européens semblent avoir adopté un « Hardcore mangé à la sauce Taï ».

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Et en cette fin de soirée, un petit dilemme s’offre à nous : Finntroll, c’est l’assurance de faire tartiner la face avec des titres Folk/Black festif, mais j’obtempère pour Tribulation. Et là, gros coup de cœur – aussi bien sur le plan scénique que musical – les Suédois de Johannes Andersson assènent leur public d’un Rock/Goth mis en scène par des musiciens totalement possédés par leur art. Comme Ghost, mais en plus tranchant ! Alors, difficile de se remettre de ce concert, surtout que le deuxième tête d’affiche Architects ne casse pas des briques. C’est beau scéniquement, mais musicalement, ça ne fait clairement pas l’unanimité. Enfin, on se retrouve dans la forêt pour In The Woods…, avec un concert de Metal Expérimental animé par un chanteur « bar-man » qui s’est mis à distribuer quelques bières aux festivaliers avant le deuxième concert de The Vintage Caravan sur la scène de la plage… Ambiance colonie de vacances garanties !

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A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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