Les éternelles retrouvaille avec le public Nordistes, Mouss et sa bande n’y manqueraient pour rien au monde ! Nous de mêmes, car bien que Mass Hysteria soit loin d’être le groupe de prédilection de la rédaction, il nous faut quand même avouer que leurs prestations scéniques valent le détour…

Et le 5 octobre dernier, la rédaction a assisté à ce qui était sans doute l’un des passages les marquants de Mass Hysteria dans les Hauts-de-France ; après le Splendid en 2016, après le BetiZFest en 2016 et 2019, après Liévin en 2018, place à l’Aéronef de Lille, 20 ans après leurs débuts dans cette salle mythique ! Et ce sont les gars de Redemption, les éternels gagnants du tremplin Hellfest « The Voice Of Hell 2018 » qui se sont occupés de faire préchauffer le four…

Par Axl Meu

Crédit photos : Virgil Marescaux


Redemption, c’est un peu le rêve d’une fratrie qui s’est réalisé : Brancher les guitares et faire pousser les watts avec son daron, et par chance se retrouver catapulté sur les plus belles scènes de France. Alors, là, ce n’est plus de la rigolade ; surtout que les gamins et leur père en ont sous le capot, surtout le môme qui ne cesse de martyriser sa peau de caisse claire : un véritable phénomène ! Tous trois expédient avec passion une musique que l’on pourrait qualifier de « Heavy/Thrash ». Alors, ça joue bien, c’est propre, un peu trop d’ailleurs…

… Autant on aura adoré les bonnes idées de riffs, autant la scénographie nous aura laissés sur notre faim. Peut-être trop bridé dans ses intentions, le trio n’a pas su se libérer des contraintes occasionnées par une scène réduite. Ainsi la performance s’est résumée à un concert statique assuré par deux jeunes frères et de leur père, qui provoquent fébrilement la fosse en faisant passer un message clair contre les violences faites aux femmes (« Angel ») et en reprenant « Call Me » (Blondie) façon « Heavy/Thrash ».

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Vous vous les pelez ? Passez un coup de fil à Mouss, il aura sans doute la solution à tous vos problèmes. Un nouvel exemple frappant : la nouvelle prestation Lilloise des gars de Mass Hysteria, toujours sur la tournée promotionnelle de Maniac, sans doute leur album le plus sombre à ce jour. Cela dit, pas question pour la formation de nous rabattre longuement les oreilles avec Maniac : elle en profite également pour revenir sur nombre de ses standards de sorte à rattacher toutes les générations (et elles sont nombreuses…) à sa cause : « Positif à Bloc », malgré tout. Car, que serait un concert de Mass Hysteria sans toutes les punchlines de Mouss ? Portant aussi bien sur des sujets légers que graves à l’image des attentats meurtriers perpétrés en France (« L’Enfer Des Dieux »), elles ont le mérite de faire réagir le public lillois qui, selon l’ex-Breton, aurait comme point commun leur même penchant pour les boissons alcoolisées. 

Sur fond d’explosions de lumières, Mass Hysteria remet en selle toute une fosse à l’aide de titres lourds de sens, notamment « Notre Complot » (qui voit un Mouss tellement exténué qu’il feint ne plus pouvoir chanter), « Contraddiction » (l’album culte du combo fête alors ses vingt ans !)… Et ce soir, il nous fallait avoir un bon cardio pour prétendre pouvoir arpenter en long, en large et en travers la fosse de l’Aéronef. Mais pas de trop de problèmes du côté « public », ce dernier étant mené à la baguette par un leader qui prend plaisir à se jeter dans la fosse dès le lancement des hostilités. Bref, c’est un joyeux bordel, surtout lorsque ce dernier se rend dans la fosse, à ses risques et périls, avant l’interprétation rocambolesque de « P4 »… De la pacotille quand on sait à quelle sauce seront mangés les fans par la suite sur « Plus que du métal » occasionnant alors le featuring surprise d’un membre de l’Armée des Ombres, le fan club offciel de Mass Hysteria

Enfin, ce n’est plus un secret pour personne : Mass Hysteria a le cœur sur la main, chose qui s’est avérée vraie lorsque Fred Duquesne a demandé à sa compagne Emma de venir souffler sa 34ème bougie avec nous, sur scène ! La classe ! Mais, toutes celles restées sur le carreau ont pu se rattraper une nouvelle fois en se rendant sur scène de sorte à festoyer sur le sempiternel « Respect To The Dancefloor », suivi de près par l’incontournable « Furia »…

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Alors, peut-être regretterons-nous que Mouss nous ait semblé à bout de souffle… Un détail pour certains, car il est fort possible que le public n’ai retenu de cette soirée que le meilleur : la simple communion entre son groupe et son public nordiste ! 

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