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#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France peut s’exprimer ! Cette semaine, c’est Sumeria qui s’est confié à nous !

Propos recueillis par Axl Meu


Je pense qu’une présentation s’impose d’elle-même…

Tout d’abord, Sumeria, c’est cinq potes passionnés de musique aux goûts divers et variés. C’est en 2008 que Fred (chant) et Olivier (guitare rythmique) montent un projet qui, en 2012, deviendra Sumeria à l’arrivée de Bertrand (guitare). Si la formation évoluait dans un registre plutôt Rock à ses débuts, c’est au fil des changements de line-up que le groupe a commencé à explorer des contrées de plus en plus sombres. Le ton se durcit alors, prenant un virage jusqu’aux frontières du Metal, lourd et progressif. L’intégration d’Alain (2016) à la batterie et de Matthieu (2018) à la basse confirment largement cette direction. Depuis son arrivée, Matthieu assure également quelques chœurs, scream ou growl, qui apportent davantage de puissance et contribuent efficacement à l’ambiance de nos titres. Notre quintet affirmera ainsi son style : la musique Sumérienne alterne entre énergie et atmosphères sombres, peut-être parfois un peu influencée par les goûts musicaux des membres du groupe : Klone, Meshuggah, Tool, No One Is Innocent, A Perfect Circle, Russian Circles… 

Parmi vos influences, vous citez No One Is Innocent… On imagine dès lors que l’usage de la langue française est totalement revendiqué chez vous. Il s’agit là de faire passer un message clair et précis, mais lequel ? 

Concrètement, nous ne cherchons pas à véhiculer de messages particuliers. En chant dans notre langue, Fred (chant) s’emploie à donner un maximum de sens à ses écrits en fonction de ce que lui inspire la partie instrumentale sur le moment. Cela peut passer par le choix d’un thème, par les actualités, ou simplement par ses influences. L’objectif est de coller le plus possible à l’ambiance « instrumentale ».

La musique est-elle forcément un acte engagé pour vous ? N’est-elle pas plutôt un défouloir ? 

Le côté engagé n’est pas une fin en soi chez nous. Par contre, il n’est pas possible de se déconnecter totalement et d’être étanche aux actualités. Quelques textes ont donc été marqués de leurs empreintes. Nous sommes juste des potes et aimons nous retrouver chaque semaine autour de notre passion commune. Les répétitions sont très, très, très détendues ! Cet état d’esprit aide beaucoup dans le processus créatif. L’aspect défouloir est par conséquent extrêmement présent, c’est un peu notre essence, et c’est tant mieux ! Néanmoins, on se donne à fond pour tout faire le mieux possible.

Comment devons-nous écouter Nos Lames et Nos Vices, votre premier EP dès lors ?

Tous nos titres ont été construits par des riffs improvisés lors de « jam sessions ». Tout est enregistré pour ensuite faire le tri, et au final garder ce qui nous intéresse le plus. Chacun participe au processus créatif, les idées fusent et s’épurent avec le temps. Donc, cet EP est le fruit d’une réelle collaboration de chacun des membres du groupe. Nos Lames et Nos Vices est sorti fin 2016 et, justement, la sortie du second EP est imminente ! Actuellement, nous travaillons avec nos amis proches en totale autoproduction. Chaque titre finalisé fait donc l’objet d’un premier enregistrement en « piste témoin » au clic. Ils sont ensuite décortiqués, instrument par instrument, de sorte à nous permettre de déceler les éléments à corriger et les améliorations potentielles. C’est seulement après ces étapes que nous repassons par la case « enregistrement » avec notre ingéson. Cela prend énormément de temps, on ne s’imagine pas tout le travail qu’il y a en amont ! En tout cas, cela reste d’excellents moments passés entre potes, et c’est ce qui compte le plus.

Il me semble que Sumeria va entreprendre une nouvelle série de concerts prochainement. À quoi devons-nous nous attendre ? 

Une boucherie ! Plus sérieusement, oui, notre calendrier est chargé en ce moment. D’ailleurs, nous commençons au Midland (Lille) ce samedi 19 octobre, puis enchaînons directement avec le Kraken Pub sur St-Quentin, le Red Studio sur Douai, le Titans Club à Lens (BE), le Dropkick Bar à Reims, le Cornwall à Tournai… Nos dates, vous pouvez toutes les retrouver sur notre page Facebook. D’autres sont également en cours de validation.

La scène des Hauts-de-France est énorme : vous qui venez de Douai, avez-vous des affinités particulières ? Des groupes que vous aimeriez conseiller à nos lecteurs ? 

Effectivement, la région des Hauts-de-France est un sacré vivier d’énormes talents ! Au fil du temps, à travers les connaissances et les affiches qu’on a partagées, de nombreuses et belles affinités se sont créées. Nous avons tissé des liens avec d’excellents groupes que nous vous exhortons à (re)décourvrir : Billsnatch, Elcam, Bunker Project… Mais il y a aussi : Out The Monster, Max Pie, Jei, Storuption, etc… Bref, beaucoup de groupes à découvrir sur scène !

Pour contacter : https://www.facebook.com/sumeriaMusique/

Pour écouter :

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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