Petit retour sur la soirée du 6 novembre dernier, placée sous le signe des musiques Rock avec Mark Lanegan, alors accompagné de Simon Bonney. L’un était alors sur la promotion de son nouvel album, Somebody’s Knocking, et l’autre, inconnu au bataillon, avait comme seul objectif de faire patienter le public lillois en tirant de son répertoire des titres de Past, Present, Future avant l’arrivée l’ex-Queens Of The Stone Age et éternel ami de Kurt Cobain…

Par Axl Meu (photos + texte)


Mercredi soir oblige, un public clairsemé, mais pas moins enthousiaste, accueille alors le duo américain, Simon Bonney épaulé par la grâce de Bronwyn Adams au chant et au violon. Aucune production mirobolante, une mise en scène ultra-sobre à la place, juste deux amis qui nous déroulent un répertoire simple, des morceaux simples de Country, guitare/voix, feutrés par des instants de violon dépaysant alors plus d’un Lillois dans la salle. Toujours plein de sincérité, laissant alors à Simon Bonney le temps de reprendre son souffle, Bronwyn Adams se fend même d’un petit « moment » personnel au cours duquel elle rendra hommage à son frère, avant la reprise de son compagnon. Alors, rien de très folichon, juste une représentation « éclair » d’un peu plus de 25 minutes, qui ne nous a pas plus transcendés que ça ! 

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Il fait chaud, l’Aéronef n’a toujours pas fait le plein, mais l’enthousiasme est à son comble lorsque l’Américain fait son entrée sur scène avec son groupe – à priori uniquement composé de musiciens belges – le fameux Mark Lanegan Band. À l’instar de la première partie, aucune grande folie, aucun goût pour la démesure, juste l’ex-Screaming Trees agrippé à son micro, sa voix rauque qui passe son temps à narrer les histoires de sa vie, des histoires que boivent avec attention les nordistes, l’éco-cup à la main. C’est tout… L’Américain ne prend pas la peine de s’adresser à son public, enchaîne sans discontinuité les morceaux, parfois à dominante « guitarististe », parfois à dominante « atmosphérique », au doux parfum de « Spleen » Baudelairien… Le tout sous un feu d’artifice de lumières !

Ce soir, le set de Mark Lanegan défend la carrière post « Joshua ‘Josh’ Homme » de l’Américain, et une grosse partie des morceaux qu’il a composés après 2003 (les albums Blues FuneralBubblegumGargoylePhantom Radio, et surtout son tout dernier album en date, Somebody’s Knocking, avec pas moins de six morceaux : « Dark Disco Jeg », « Disbelief », « Name and Number », « Night Flight To Kabul », « Penthouse High » et « Stitch It Up »). En résulte alors d’un concert aussi sombre que lumineux que Mark et son timbre atypique ont mené tout simplement ce soir sans grande prétention. Un vrai moment partage en quelque sorte, concrétisé en fin de jeu lors de ce fameux ‘meet & greet’ improvisé sur son stand de merchandising pour le plus grand plaisir de ses fans. 

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Une bonne soirée, réservée à un public de nostalgiques, de connaisseurs et de curieux, qui ont su se laisser bercer par la grâce et la simplicité d’un Rockeur qui, on l’espère, continuera à faire parler de lui à l’avenir.

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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