Comprenant en son sein des ex-membres d’In Flames, d’Amaranthe, de Rhapsody et de Shining, les Suédois de CyHra comptent bien marquer au fer au rouge toute l’Europe par le biais d’une musique metal « catchy », archi-moderne, que l’on retrouve une fois encore sur ce No Halos In Halos succédant comme il se doit à Letters To Myself paru en 2017. À la veille de la prestation du groupe au De Kreun de Courtrai (BE) en ouverture de Battle Beast, la rédaction vous propose de lire les propos de Jake E. (chant) qu’elle a recueillis le mois passé.

Propos de Jake E. (Chant) recueillis par Axl Meu


Les Français ne connaissent pas encore CyHra, bien que vous soyez arrivés à votre deuxième album. Est-ce que tu peux me présenter le groupe, ainsi que son histoire ? 

Eh bien, CyHra a vu le jour quand Jesper (Strömblad, guitare) et moi-même sommes partis de nos groupes respectifs. De mon côté, j’ai quitté Amaranthe, groupe que j’ai fondé il y a plus de dix ans… Jesper, lui, officiait également dans In Flames, groupe qu’il avait également fondé… Ayant du temps libre à notre disposition, nous nous sommes résolus à l’idée de monter un groupe ensemble. Et c’était le point de départ pour CyHra… Au départ, nous ignorions encore dans quel style de musique nous allions nous lancer. Nous aspirions tout simplement à écrire de la musique ensemble et à inviter quelques-uns de nos potes à se joindre à nous. Rien de plus ! Donc, c’est à la suite que nous avons contacté Alex Landenburg de Rhapsody pour la batterie et Euge Valovirta de sorte qu’il nous fasse profiter de son sens de la mélodie. Par la suite, c’est devenu CyHra

Ma question est peut-être un peu bête, mais que signifie CyHra ?

En fait, « Cyra » signifie tout simplement « Lune », et si l’on traduit en Anglais, ça donne « Lune » (« moon »). Ça veut également dire « Céline », qui est le nom de ma fille. Donc, on voulait faire un mélange entre les deux. En ajoutant un « H » au milieu, on voulait également s’assurer que les gens puissent nous retrouver plus facilement sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, quand tu tapes « CyHra » avec le « H » sur la barre de recherche, tu nous trouveras automatiquement. Ce qui n’aurait pas été le cas sans le « H ». 

En trois ans d’existence, CyHra a su se faire un nom dans les pays scandinaves. Est-ce que tu penses que c’est forcément lié au succès que rencontrent actuellement vos anciennes formations ? 

Je ne sais pas si notre participation au sein d’In Flames ou Amaranthe soit à l’origine de ce petit engouement que nous rencontrons. Après, il est clair que les fans qui nous suivaient avant ne nous ont pas forcément oubliés. Certains d’entre eux voulaient peut-être tout simplement prendre des nouvelles de nous et savoir ce que nous étions devenus et se sont intéressés de loin ou de près à ce nouveau projet… En tout cas, c’est vrai que le fait d’avoir un passé dans la musique aide énormément. C’est toujours mieux qu’une formation qui vient de nulle part et qui n’a pas réellement d’expérience. Après, c’est toujours aux fans de choisir si le nouveau projet en question vaut le coup ou non. Et pour le coup, le fait de venir d’un groupe connu n’y fait rien. S’ils n’aiment pas, ils n’aiment pas. C’est un peu comme si tu devais faire tes preuves à nouveau. 

À quoi les fans de musique doivent-ils s’attendre à l’écoute de No Halos In Hell, votre nouvel album ? 

Eh bien, à un album qui compile des titres à la fois très accrocheurs et très modernes. Certes, notre musique est très classique, elle comprend son paquet de refrains « catchy », le type de refrains que tu as envie de scander en concert et qui ne te quittent plus pendant un bon moment ! Je dirais également que nous faisons dans le « Happy Metal », dans le sens où notre musique a pour vocation de rendre les gens heureux. On dégage aussi une bonne dose d’énergie. Avis à tous ceux qui ne nous connaissent pas encore !

En bons Scandinaves que vous faites, vous savez vous y prendre pour écrire des mélodies prenantes et dansantes. Est-ce que tu penses que le fait d’être Suédois t’a, d’une manière ou d’une autre, aidé à composer ce genre de mélodies, un peu à la manière d’ABBA ? 

(Rires) Il y a une légende qui dit que tous les musiciens Suédois seraient tous nés avec l’A.D.N. d’ABBA en eux ! (Rires) Je ne sais pas en toute sincérité ! Mais, c’est vrai que les Suédois ont une vision de la musique qui leur est propre, celle qui consiste à écrire de belles mélodies. La base d’une bonne chanson, c’est sa mélodie, non ? Si elle ne te prend pas aux tripes, si elle ne t’invite à danser, ce n’est pas une bonne chanson ! 

« Le fait de venir d’un groupe connu n’y fait rien. S’ils n’aiment pas, ils n’aiment pas. C’est un peu comme si tu devais faire tes preuves à nouveau. » 

Comment composez-vous au sein du groupe ? Comment parvenez-vous à canaliser l’énergie de toutes ces personnalités qui participent à ce projet ?

En général, c’est moi qui écris le morceau dans sa globalité, et je vois avec Euge (Valovirta, guitare) et Marcus (Sunesson, guitare) s’ils ont des idées à ajouter. On voit, on essaie de travailler ensemble. Après, ce n’est pas toujours évident de nous réunir puisque nous venons tous de trois pays différents. Donc, en général, quand nous sommes en pleine phase de composition, nous procédons par envoie de fichier… Néanmoins, on fonctionne vraiment comme une idée. Chacun ne prêt pas attention au style joué, ni à la formation d’origine d’un membre en question. Chacun avait donc son mot à dire sur l’élaboration de l’album. Tout ce dont nous aspirions le plus, c’était de proposer le meilleur album possible ! 

Serais-ce exagéré de dire qu’il y a un peu de « Power Metal » dans la musique de CyHra ? 

Je ne pense pas qu’il y ait des traces de Power Metal dans ce que nous faisons… Après, je ne suis pas du genre à coller des étiquettes sur la musique que je compose. Il doit y avoir des influences ici et là… Néanmoins, je trouve que le Power Metal est un style assez simpliste, qui n’a rien à voir avec la musique de Cyhra. La musique No Halos In Hell est bien plus profonde que ça. Après, il y a tellement de styles de musique, différentes textures qu’il est difficile de qualifier quoi que ce soit aujourd’hui. C’est ça qui fait la bonne santé du Heavy Metal aujourd’hui. C’est aussi pour cette raison qu’un fan qui tombe dans la marmite continuera d’écouter cette musique quoi qu’il arrive. Tant que la musique évoluera, il y aura des fans pour écouter, pour s’accrocher à cette passion qui nous unie tous ! 

Il y a une ballade sur No Halos In Hell, c’est « Lost In Time ». Est-ce que tu peux la présenter ? 

C’est un morceau que j’ai écrit avec un de mes amis, quelqu’un de très réputé dans le milieu chez nous. L’idée était simplement de composer un morceau qui ne comprendrait uniquement des parties de piano et de parties de chant. Rien de plus. Je pense que, moins tu as d’instruments, plus il est facile de s’exprimer, car ta voix ressort mieux. Car on n’entend plus que toi et l’unique instrument qui t’accompagne… Rien de mieux pour redécouvrir tes cordes vocales pour finir ! Je pense que c’est ce que nous avons essayé de faire avec cette chanson. Un titre simple, un piano-voix qui a pour seule vocation d’exprimer le plus d’émotions possible. 

Pour finir, selon toi, quel est titre tiré de No Halos In Hell résumerait le mieux votre style ? 

Je dirais tout simplement « No Halos In Hell », car il allie à la fois de belles parties mélodiques et de gros refrains. Il y a également un côté mélancolique qui se dégage de certaines parties… Après, il y a également le morceau « Out Of My Life » que l’on a clippé dernièrement…


Cyhra, c’est :

Jake E : Chant

Euge Valovirta : Guitare

Alex Landenburg : Batterie

Marcus Sunesson : Guitare (live)

Jesper Strömblad : Guitare

Discographie : 

Letters To Myself (2017)

No Halos In Hell (2019)

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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