De plus en plus populaire, Amon Amarth s’est lancé pour la promotion de son petit dernier, Berserker, dans une tournée « grand format ». Il investit ce soir la mythique salle de Bruxelles, Forest National, et a emmené dans ses bagages deux noms prestigieux en accompagnement…

Photos : Maurice Delciotto

C-R : Frank Lasselle


Le premier, c’est Hypocrisy… En matière de Death Metal, les Suédois sont une légende reconnue. La formation ne dispose que de trente minutes de jeu, un temps assez court au vu de sa discographie. Il aurait sans doute mérité mieux, mais cela lui permet aussi de s’ouvrir à un nouveau public. Il ne va pas perdre de temps ni faire de quartiers et envoyer la sauce avec énergie. En sept titres il va proposer un parfait « best-of ». En vrac, « Fractured Millennium », « Fire In The Sky », « Eraser » ou « The Final Chapter » ont ravi le public avec ce parfait mixe entre puissance et mélodie. Avec ses airs de baroudeur qui a bien vécu Peter Tägtgren domine les débats avec charisme et cette voix d’écorché vif. Hypocrisy a été un parfait hors d’œuvre qui a ravi les amateurs.

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L’ambiance grimpe de plusieurs crans pour l’arrivée d’Arch Enemy. La trilogie suédoise continue avec une formation qui elle aussi rencontre un franc succès qui ne cesse de grandir depuis l’arrivée d’Alissa White-Gluz. Devant un public bien en forme le groupe, qui dispose d’un temps de jeu correct d’une heure et quart, va faire un sacré carton. Il faut dire que ce mixe entre la voix impressionnante d’Alissa et une musique rapide et mélodique est toujours aussi parfait. Aux guitares Loomis et Amott balancent riffs et soli virtuoses avec une facilité déconcertante. Le son est parfait et le groupe enflamme la scène en début de concert avec « The World Is Ours « ou « My Apocalypse ». « Ravenous » est ensuite toujours un immense moment de Death Mélodique avec ce refrain parfait. Le groupe ne va jamais relâcher la pression et envoyer ensuite du lourd avec « The Eagle Flies Alone », « No Gods, No Masters » ou « Dead Bury Their Dead ». En fin de concert, « Nemesis » est parfaite pour achever un public qui aura apprécié cette prestation de haut vol, très carré et professionnelle.

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Amon Amarth mène parfaitement son drakkar et du haut de ses onze albums, il domine la scène Death mélodique avec cette imagerie « viking » si forte. Un immense rideau portant le nom de son dernier album, cache la scène et on devine que derrière le groupe a préparé l’artillerie lourde niveau mise en scène. L’intro sur « Run To The Hills » d’Iron Maiden fait son effet puis le concert se lance sur les chapeaux de roues dès le rideau tombé. Le spectacle va être total avec de la pyrotechnie, cette batterie casque impressionnante et au centre un Johan Hegg toujours aussi charismatique avec ses airs de guerriers comme s’il était le « Berserker ». Les tubes vont s’enchainer sans temps morts avec une folle énergie, ces mélodies imparables et ce côté épique si fort qui donne le frisson. Berseker est logiquement mis en avant et les quatre extraits proposés vont faire une belle unanimité. « Crack The Sky », « Raven’s Flight » ou « Shield Wall » s’intègrent parfaitement à la set-list avec ce parfait équilibre entre puissance métallique et mélodie accrocheuses. 

Le succès est logiquement au rendez-vous et on sent le groupe heureux de communier avec ses fans. À côté de ces nouveautés, il déroule un sacré best-of de sa carrière. En balançant entre autre « Runes To My Memory », « Deceiver Of The Gods » ou encore « First Kill » et « The Way Of Vikings », Amon Amarth fait un sacré carton et ravi un public qui lui mange dans la main. Le groupe est au point et en forme en distillant le meilleur de ce Death Mélodique si épique et accrocheur. Le final du concert va être dantesque, et les hits vont s’enchaîner sans pause avec une belle hargne. « Guardian Of Asgaard » et « Raise Your Horns » demeurent deux fabuleux hymnes parfaits pour mettre le feu. Enfin, en rappel « The Pursuit Of Vikings » et « Twilight Of The Thunder God » achèvent leur monde en beauté dans le feu et mettent la fosse en fusion. 

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Amon Amarth a prouvé qu’il était bien un monstre scénique digne des grands anciens du Heavy Metal. Il transcende les genres à merveille et fédère un large public, la soirée a en tout cas été parfaite en forme de consécration pour une scène suédoise florissante.

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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