#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France peut s’exprimer ! Cette semaine, c’est Mad Act qui s’est confié à nous !

Propos recueillis par Axl Meu


Est-ce que vous pouvez vous présenter ? Quel est le concept de Mad Act ?

François : Nous sommes trois : Félix (batterie), François (basse), Gaëtan (guitare). Ça fait plus de 10 ans que l’on joue ensemble à Cité Carter, le groupe se nomme Mad Act depuis 2010 et a connu quelques mutations avant d’aboutir l’an dernier à un trio instrumental.

Gaëtan : On se fixe peu de limites pour composer, de toute façon on ne passera pas à la radio !

En novembre dernier, vous avez publié un morceau, « Stand By », il figurera dans un EP à venir très prochainement. Dans ce premier morceau, on retrouve pas mal d’influences, parfois plus Rock Stoner, parfois plus progressif. Comment faites-vous pour fabriquer votre musique ?

Gaëtan : On fabrique tout ça à trois au studio de répétition. il arrive que l’un ou l’autre débarque avec des idées, mais on modèle et construit tout ensemble. Pas de Guitar Pro, juste un Zoom pour enregistrer les maquettes. C’est un peu fastidieux, mais spontané. Je suis plutôt orienté Death et ses déclinaisons.

François : j’écoute essentiellement du Stoner, du Doom, du Sludge, du post-metal et quelques groupes de Hardcore “cross-over”. D’où mon intérêt pour les effets et les morceaux longs et progressifs. Les polonais de Sunnata m’ont beaucoup influencé cette année. Mais on a tous les trois baigné dans le Heavy et le Thrash classique. Félix écoute aussi du trip-hop et de la Dub.

Comment votre EP va-t-il s’intituler ? De combien de morceaux sera-t-il composé ? 

Gaëtan : L’EP s’initule Stand By/ON, mais ne sortira pas physiquement. Deux morceaux pour un total 25 minutes. Le second morceau est peut être plus agressif. Il va falloir patienter encore quelques petites semaines pour découvrir ça !

François : Le processus de composition a été long. Dans cet EP, les riffs s’installent, s’empilent, évoluent, puis disparaissent. Pas de structure couplet/refrain, un peu de chant dans “Stand By”, pas du tout dans “ON”… Mais préparez-vous à un long break lourd et psyché dans le morceau à paraître !

Est-ce que vous pouvez revenir sur votre collaboration avec le Walnut Groove Studio ?

Gaëtan : On a toujours enregistré chez Axel, il nous connaît bien ! On bénéficie de son honnêteté et des ses conseils. L’EP est le résultat d’une réelle collaboration.

François : Axel est adorable, efficace et a une véritable culture Rock/Metal. Il n’est absolument pas envahissant dans nos compositions, et ce qui sort du studio reflète toujours notre identité. On ne travaillerait pas avec quelqu’un qui dénaturerait nos compositions et notre son.

Est-ce que vous pouvez revenir sur cette fameuse date dans le cadre du Cité Carter Metal Fest ? À quel niveau étiez-vous impliqué dans l’organisation de ce festival ?

François : Nous avons toujours répété à Cité Carter, je m’inscris chaque année depuis… 2004 ! Ce lieu est une institution ici, une véritable pépinière, qui n’est pas reconnue à sa juste valeur… On était un peu timides après plus de deux ans sans donner de concert. Alors on a sollicité Cité Carter pour organiser une soirée metal et permettre à Mad Act de rejouer en public dans de bonnes conditions, dans un lieu où on se sent à l’aise. Finalement, ça a aboutit à ces deux soirées, et on m’a confié la programmation. Il y avait trois groupes qui répètent à Cité Carter (Magnence, Cathartik, Mad Act), les Amiénois de Sycomore, et j’ai invité deux groupes lillois (Sunstare, Soul-X) pour créer du lien et ne pas jouer qu’entre Amiénois…

Quel bilan tirez-vous de cette année 2020 ? Pensez-vous qu’il est toujours plus difficile de se produire par chez vous, à Amiens ?

François : Un set tout neuf, un EP, une chouette date, et un clip à venir : on est plutôt enthousiastes. Il y a plein de lieux où se produire à Amiens… à condition de jouer des reprises lourde ou de diffuser une playlist sur un Macbook… Sérieusement, ça craint pour la musique en général, et le Punk et le Metal en particulier… Mais voyons aussi le positif, deux festivals sont nés cette année : le Cité Cater Metal Fest, le Sama’rock (sur le site archéologique de Samara, à 15 minutes d’Amiens). La Taverne Elektrik programme encore du Punk/Hardcore, en témoignait hier la soirée Lifescarred/Elephants, et l’Accueil Froid continue de mener sa barque “underground”.

Quels sont les groupes avec lesquels vous avez le plus d’affinité ?

François : Nous sommes très copains avec les trois punks de chez Dépassés ! On a partagé l’affiche avec Sycomore, Lifescarred ou encore Freedom Of Speech. Et on côtoie plein de musiciens très différents à Cité Carter.

Pour plus d’informations : https://www.facebook.com/MADACTband/

Pour écouter :

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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