17ème édition pour le Rock Hard Festival dans le cadre agréable du l’amphithéâtre de Gelsenkirchen. Franck Lasselle et Maurice Delciotto, fidèle à l’appel, nous partagent leur compte rendu de ces trois journées placées sous le signe des musiques extrêmes les plus « old-school ». 

Franck Lasselle (report) // Maurice Delciotto (photos)


VENDREDI 7 JUIN : 

La journée du 07 Juin débute sous le soleil avec Vulture. Les Allemands proposent un Speed Metal tiré des années 80 avec des riffs rapides jouissifs et un chant suraigu digne d’Exciter. Ce concert est une mise en bouche parfaite avec un côté furieux qui a décollé les oreilles. Chapel Of Disease propose un Death Metal à l’ancienne dans l’esprit de Morbid Angel. La technique est au rendez-vous avec une place faite à de longs passages instrumentaux. Le côté furieux de ce Death a marqué les esprits avec un growl puissant et une profondeur d’âme empruntée aux grands anciens. The Idiots nous vient des années 70 et va électriser la foule avec un punk rock direct et une énergie énorme porté par un chanteur furieux. Tygers Of Pan Tang est un des grands noms du heavy des années 80. En pleine forme et porté par Robb Weir et l’excellent Jacopo Meille au chant il va ravir les amateurs de son puissant et mélodique avec des missiles comme « Lonely At The Top » ou « Hellbound ». Avec Lizzy Borden on retrouve une légende du Heavy que l’on savoure rarement en concert. Le célèbre chanteur va sans cesse changer de costume avec un gout particulier pour les masques effrayants et il balance une prestation solide. Il y a cette voix puissante, des riffs et des refrains énormes. Ce concert a été parfait avec des bombes comme « American Metal » ou « Master Of Disguise » dignes représentantes d’un Heavy horrifique entre WASP et Alice Cooper. Il reste un nom, Watain. Le maître du Black va proposer une énorme prestation porté par un Erik charismatique. La puissance et le feu sont au rendez-vous dans un déchainement de décibels qui scotche les gradins. La claque a été intense, la pureté du Black de Watain a fait son effet avec cette haine à fleur de peau.

SAMEDI 8 JUIN : 

La deuxième journée débute avec Tyler Leads. La formation allemande va mettre le feu avec son Heavy Rock. Il y a du Dio dans le chant avec un joli côté accrocheur et une maitrise technique certaine. L’énergie déployée par ces jeunes gens a ravi le public. The Vintage Caravan vient d’Islande et nous plonge dans les années 70 avec un groove et un feeling remarquables. Il y du Led Zeppelin avec un côté psychédélique et une influence 60’s de Cream à Grand Funk Railroad. L’authenticité du groupe a ravi le public qui a savouré ce voyage avec délectation. Carnivore A.D. se donne pour but de faire revivre l’ancien groupe de Peter Steele. En matière de Thrash teinté de Punk et de Hardcore avec un esprit malsain Carnivore fait figure de légende. Ce concert va parfaitement la faire revivre. Il y a le chant habité digne du maître porté par un Baron Misuraca habité par Steele, une intensité énorme, un côté cru prenant et une force d’âme rare. Des missiles comme « Jesus Hitler » ou « God Is Dead » ont fait un carton. Heir Apparent a marqué les esprits dans les années 80 avec un Heavy Power teinté de progressif et est de retour depuis 2000. Sa prestation va être appréciée avec une belle force de frappe et un chant haut perché puissant. Le côté Prog’ s’exprime au sein de passages techniques maitrisés avec clavier et guitare en harmonie. Ce concert a été une claque et ce retour est une réussite.

Les patrons du Metal Progressif enchaînent. Symphony X se fait rare et sa venue est un évènement. Les Américains vont proposer un concert de haute volée avec une set list « best-of ». « Evolution », « Nevermore » ou encore « Without You » ont ravi les fans, le groupe s’est montré en belle forme avec la classe technique de Michael Romeo et la force vocale d’un Russel Allen impérial. Symphony X a montré qu’il avait encore une sacrée fougue et qu’il fallait compter avec lui. Même sans Sebastien Bach Skid Row reste une valeur sure du Hard Rock mélodique. Logiquement il va mettre l’accent sur ses deux disques les plus célèbres. Il faut dire qu’avec « Slave To The Grind », « Youth Gone Wild », la ballade « 18 And Life » ou « Get The Fuck Out », il dispose d’un arsenal redoutable. Au chant ZP Heart est parfait avec un ton éraillé chaleureux et à ses côtés Bolan, The Snake et Hill ont fait le taf et distillé un parfait Hard Rock mélodique. 

Avec Cannibal Corpse on retrouve le patron du Death Brutal sans concessions. Le groupe va faire honneur à ce statut avec une rare intensité sans temps morts à la manière d’une machine de guerre. Fisher éructe avec conviction en faisant tourner son cou intensivement. Ses compères tissent cet ensemble death qui arrache tout sur son passage. Ce concert aura été une baffe énorme, le maitre est venu et a vaincu. Gamma Ray met fin à un long silence de trois ans profitant de la pause d’Helloween. Mais Kai Hansen et ses hommes, dont le chanteur Frank Beck, ne sont pas rouillés. Ils vont nous délivrer un excellent set taillé dans le meilleur d’un speed métal mélodique qui a fait leur gloire dans les années 90. Le groupe va multiplier les tubes pour le plus grand plaisir du public. « Man On A Mission », « Gardens Of The Sinner » ainsi que « Dethrone Tyranny », « Rebellion In Dreamland » ou « Heaven Can Wait » auront ravi les amateurs de ce son épique, mélodique et rapide. La journée se terminant en beauté avec cette splendide prestation.

DIMANCHE 8 JUIN : 

Le dernier jour démarre avec The Spirit. Les allemands vont lancer la journée idéalement avec un black death à l’ancienne dans l’esprit de Dissection. Cette prestation intense, glaciale mais avec des moments plus mélodiques a été remarquable et confirme le talent de ce jeune groupe. Zodiac va ravir avec un hard teinté de Blues plein de feeling. Il y a cette voix grave teintée de bourbon, ces riffs 70’s et ce groove sudiste. « Coming Home » en fin de concert a montré sur plus de 10 minutes que le groupe restait l’un des meilleurs en renouveau Hard Rock. 

Visigoth est un grand espoir pour le Heavy Speed. Inspiré par les grands des années 80, il va donner un concert formidable avec des duels de guitares intenses, un côté épique remarquable et ce chant haut perché digne d’un King Diamond. Le groupe a donné une leçon de heavy, une claque dont on se souvient longtemps. Long Distance Calling va nous plonger dans son univers Post Rock et instrumental. Le voyage va être total avec âme forte, une puissance de frappe énorme et un côté aérien et planant astral profond. Après cette expérience le Heavy revient avec Fifth Angel. Rescapé des années 80 le groupe est de retour depuis 2017. Il nous plonge dans un power de grande qualité avec un chant puissant maitrisé et des riffs et soli teintés de progressif. Ce retour est gagnant et à ravit les fans qui aiment ce côté puissant teinté d’une belle force mélodique. Avec Magnum l’histoire est devant les fans. Plus de 40 ans de carrière au service d’un hard rock racé et puissant. Porté par un Bob Catley éblouissant il va proposer ses meilleurs titres avec une fougue certaine. « Crazy Old Mothers », « How far Jerusalem » ou « Vigilante » ont fait un effet bœuf avec cette force mélodique incomparable, ce concert restera comme un grand moment du festival. 

Autre grand ancien Possessed va tout défoncer sur son passage. Porté par un Jeff impérial de force et d’une rare détermination le groupe va proposer le meilleur d’un Death Metal racé d’une violence qui prend à la gorge.  Pendant plus d’une heure la fosse va bouillir face à ces titres légendaires comme « Burning In Hell », « Death Metal » ou « Burning In Hell » et « The Heretic ». L’amphithéâtre a bien tremblé avec cette démonstration de force. Anthrax a l’honneur d’achever le festival. La venue de l’un des 4 géants du trash est un événement et l’amphi est bondé. La communion va être totale avec un public qui chante les paroles avec ferveur et qui apprécie ces tubes légendaires. Belladonna et sa troupe sont en forme et les classiques comme « Got The Time », « Caught In A Mosh », « I Am The Law » ou « Be All, End All » ont fait un sacré carton. En rappel « In The End », le classique « Antisocial » et « Indians » ont achevé le concert de la meilleure des manières. Anthrax a proposé une formidable prestation, son Thrash reste d’une rare fraicheur et cela achève en beauté le festival.

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A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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