L’image contient peut-être : dessin, texte qui dit ’OUROBOROS EP DISPONIBLE LE 15 JANVIER RELEASE PARTY W/ BUKOWSKI & FMR 16 JANVIER 2020 LA BRAT CAVE LILLE Uproar venera ion’

Doit-on encore présenter Dear Liars ? Jeune formation des Hauts-de-France qui a su s’imposer progressivement sur le territoire des Hauts-de-France en cumulant les dates ici et là. Eh bien, figurez-vous que – du haut de ses six ans – cette même formation peut désormais se targuer de voir les choses en grand et de convier, avec l’accord de la Brat Cave et de la Play Loud asso, les gars de Bukowski, d’en faire profiter leurs potes de Fear Mother Rage, le jour de la sortie de son nouvel EP, Ouroboros (sorti via Uproar For Veneration) le jeudi 16 janvier dernier. Pas mal, non ? On y était !

Par Axl Meu


Certes, c’était la soirée des Dear Liars, mais il ne fallait pas compter sur les Fear Mother Rage pour faire de la figuration ! Les Cambrésiens avaient comme objectif de vendre les mérites de leur nouvel EP, Ignition, et ce, même sans leur guitariste, Jean-Yves (dans l’attente d’un heureux événement) remplacé au pied levé par Antoine Desseint. Première date de l’année, et avec l’intérimaire donc, Fear Mother Rage a toutefois su dès les premières minutes éclipser toutes nos craintes. Car en plus d’être un excellent guitariste, Antoine semble s’être – en un temps record – intégré au combo de Power Rock, qui a su livrer un beau panorama de ce qu’il a de mieux à offrir : de gros riffs plaqués, des refrains qui te rentrent dans le crâne, le tout imprégné d’une bonne humeur contaminante. Bref, le temps porte visiblement ses fruits pour le gang nordiste. Et quand bien même, on sait ô combien la route est longue quand on se lance dans ce genre d’aventure, il semble être sur la bonne voie. À surveiller !

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes sur scène, personnes qui jouent des instruments de musique et intérieur, texte possible qui dit  ’KOWSK’

Dear Liars n’avait pas le droit à l’erreur, et pourtant, le quintette ne laisse percevoir aucune marque de stress ce soir. Il faut dire que les Lillois se sentent comme « à la maison » : les proches sont au rendez-vous comme pour les encourager à donner le meilleur d’eux-mêmes. Ce qu’ils ont fait selon toute vraisemblance. Et chose promise, chose due, Ouroboros est présenté dans son intégralité comme il se doit par des musiciens aux gimmicks et jeux de scène désormais bien identifiables. Le dernier de la bande, Maxime (basse) relit – à sa manière – les codes de la danse du ventre sur les rythmiques brutes d’Hugo, le batteur, qui n’hésite pas à placer quelques disquettes amusantes et hommages (notamment à Vincent de The Butcher Rodeo, d’AqME qui a participé sur l’EP). Que dire que Flavien qui n’en manque pas une pour faire hurler les amis du premier rang et de l’efficacité du tandem, Arthur et Loïc ? Efficaces également. Car malgré les quelques couacs rencontrés par l’un des guitaristes, rien ne semble mettre à mal l’énergie Post Punk « à la Every Time I Die » portée par ces cinq de Lille désormais aguerris dans l’art de plaquer au sol les adeptes du « two-steps ». Bref, Dear Liars prouvé en un peu d’une demi-heure de set qu’il pouvait facilement tenir la comparaison avec le gros morceau de la soirée à savoir, Bukowski

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Bukowski, même s’il est loin d’être reconnu à sa juste valeur, reste un monstre de scène. Cinq albums félicités par la presse spécialisée, un style bien identifiable, des prestations en pagaille et des prises de risque, beaucoup de prises de risque. Bref, il en fallait pas plus pour faire exploser la jauge de la jeune salle lilloise qui a su accueillir, malgré les problèmes de climatisation, les portes-parole du Rock US en France. Car la recette, si elle n’innove rien, reste infaillible : des couplets bien pensés et des refrains fédérateurs, portés par un Mathieu Dottel, littéralement méconnaissable depuis son dernier passage chez le coiffeur, tout ça dans un set faisant à la fois la part belle à leurs tubes, parmi eux « Brothers Together », « Vampires » (véritable bras d’honneur à tous ceux qui se sont mis en travers de leur chemin) qu’à leur dernier album, Strangers et leur deuxième galette ! « Un véritable produit du Nord » selon le frontman du groupe, qui souvenez-vous, avait signé sur le label indépendant lillois Ankama à ses tout débuts. Bref, en plus de resserrer les liens qu’entretiennent la formation et notre région, cette énième performance lilloise n’a fait que confirmer le fort potentiel des Franciliens. Qui en doutait cependant ?

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Quelle soirée. Et sans doute THE release-party que les gars de Dear Liars prendront plaisir à se remémorer dans leur chaumière les longues soirées d’hiver à venir ! Après les Hauts-de-France, la France pour le combo nordiste ? C’est bien là tout le mal qu’on lui souhaite !

Pour écouter Ouroboros dans son intégralité : https://dearliars.bandcamp.com/album/ouroboros-ep

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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