#TouchePasÀMonUnderground, le principe est simple, une semaine sur deux, un groupe de la scène underground des Hauts-de-France peut s’exprimer ! Cette semaine, c’est Sleazard qui s’est confié à nous !

Propos recueillis par Axl Meu


Est-ce que vous pouvez vous présenter ? 

Julien : Nous sommes un power trio originaire de Douai, orienté Sludge, Thrash et Doom Metal. En gros, début 2019, j’ai composé des morceaux, et j’ai proposé à Vivien avec qui j’ai joué dans un autre projet de se joindre à moi à la basse. Je savais que ça collerait, je connais son approche musicale et je sais de quoi il est capable niveau arrangements. À l’époque, un pote nous a « dépannés » pour les pistes batterie, il a joué ce que j’avais programmé sur les maquettes. La démo « 5 titres », //HATE IS A SPREADING DISEASE\\, est sortie le 29 septembre 2019. Aujourd’hui, nous sommes au complet, le groupe est composé de Vivien à la basse, d’Alban à la batterie, et moi même à la guitare et au chant. Alban nous a rejoints à la mi-décembre 2019, il s’est très vite adapté au style et a très vite assimilé les titres. C’est pile le gars qu’il nous fallait.

Vous venez de publier votre premier démo : elle fait l’objet d’une belle carte de visite, celle d’un groupe de Doom qui joue énormément sur les nuances de styles, mais encore ? 

On ne se considère pas vraiment comme un groupe de Doom. On ne va pas nier les ambiances plombées, mais on est souvent à plus de 160 BPM, voire 200 sur certains passages… Mais, quand il faut écraser, on écrase. Les compositions sont le plus épurées possible, avec un retour aux sources au niveau des influences, c’est-à-dire, reprendre l’essentiel de celles-ci plutôt que de tout mélanger… 

Pour un premier jet, la démo vaut clairement son pesant de couronnes. Faut-il forcément mettre les moyens pour obtenir une démo de si bonne qualité ? 

Merci du compliment ! Et bien, tu vas être surpris : figure-toi que tout a été réalisé en « D.I.Y. ». On l’a enregistré à la maison, avec du matériel que j’ai accumulé sur dix ans. J’ai fait les prises de son, mixé et masterisé cette démo. J’ai juste eu besoin de temps et de ‘’plug-in’’ pour compresser, et « équaliser » la batterie correctement. Ça m’a coûté précisément 69,99e. J’ai utilisé un « pre-amp » que j’ai depuis des années pour les enregistrements de la guitare, de la basse et du chant, je l’ai bidouillé à fond, pendant des heures, tous les réglages ont été faits à la prise. Le plus embêtant a été d’enregistrer le chant tout seul, ça a requiert une logistique millimétrée !

Vous apparaissez à une époque où les musiques « sombres » sont clairement en vogue. Pourquoi avez-vous opté pour la carte du « Doom » et non pas un autre style ? 

Ça s’est imposé. Entre la fin de mon ancien groupe et le lancement de Sleazard, j’ai perdu mes parents, et suis devenu père tout ça en deux ans. Émotionnellement parlant, c’est chargé. Ajoute à ça le climat social actuel. De plus, ce que j’écrivais pour mon ancien projet n’était déjà pas très jouasse non plus… C’est plus ou moins une suite logique, il n’y a pas eu de choix volontaire. J’ai toujours écrit de manière cathartique, donc j’expulse tout.

Quel est le plan de Sleazard pour se démarquer ? Axer sa communication un domaine particulier ? 

Le plan, c’est qu’il n’y a pas de plan ! Je ne sais pas si on peut appeler ça un plan « com », mais la musique sera illustrée par des créations originales, histoire d’offrir aux gens un packaging artistique sympathique autour de la musique. Notre premier poster « God Damn You » va sortir d’ici peu ! Ça vient plus d’une envie de créer plutôt que d’un plan à proprement parler, il n’y a rien d’original dans la démarche.

Quelles sont vos projets par la suite ? Sortir un album ? Donner le maximum de concerts ? Avec qui ? 

Sortir un album, pourquoi pas. On a accumulé six titres, on verra la matière qu’on aura au moment d’enregistrer… Un max de concerts ? Non. Nous jouerons uniquement ponctuellement. Mais, un show tellement intense que tu auras envie de revenir nous voir. On préfère miser sur la qualité plutôt que sur la quantité.

Quel regard portez-vous sur la scène des Hauts-de-France ? 

Pour être francs avec toi, nous nous sommes déconnectés de tout ça depuis début 2019. Il a dû se passer des choses, mais on n’est incapables de t’en parler !

Pour plus d’informations : https://www.facebook.com/wearesleazard/

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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