Pourquoi la rédaction ne passerait-elle pas en revue ses dernières écoutes ? 3, 2, 1, c’est parti ! L’équipe vous a concocté une petite sélection aux petits oignons, tous styles confondus… Plus connu, moins connu, plus vieux, moins vieux, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 

La rédaction


APOCALYPTICA 

CELL-O

Metal Symphonique 

Silver Music Lining

Retour à une formule instrumentale pour Apocalyptica qui nous semble avoir repris du poil de la bête depuis sa tournée « anniversaire » célébrant le deuxième jubilée de Plays Metallica By Four Cellos… Et finalement, malgré nos craintes, les Finlandais s’en sortent plutôt bien. Appuyé par des atmosphères plus lourdes, plus pesantes et plus sombres, ils revoient à leur manière les codes d’un style qu’ils ne maitrisent que trop ! Que dire de « Fire & Ice » qui fait clairement froid dans le dos ? Ou même de la piste éponyme et de son côté « Prog Metal » ? Bref, on sait que le concept d’Apocalyptica a toujours divisé, et qu’il continuera à diviser les années à venir, mais Cell-O est un album franchement pas déconnant. À parier qu’il a déjà trouvé sa place sur les platines vinyle de tous les aficionados du genre. Et en ce qui nous concerne, nous sommes ressortis satisfaits de notre écoute ! 

Axl Meu

BONDED 

REST IN VIOLENCE

Thrash Metal

Century Media

Formé par Bernd Lost et Markus Freiwald, les deux dissidents du line-up classique de Sodom, Bonded aspire à se faire un nom dans le milieu des musiques extrêmes par l’intermédiaire d’une musique certes très scolaire, mais efficace (les compositions suivent à la lettre les gimmicks du morceau standard de Thrash, mais qui serions-nous pour les en blâmer ?). Il faut dire Ingo Bajonczak, le leader d’Assassin tient le micro, et qu’il n’est pas là pour enfiler les perles. C’est l’image que développe la formation sur « Rest In Violence », premier single, soutenu par l’apport viscéral de Bobby Blitz (Overkill). De même que « Je Suis Charlie », un titre foncièrement engagé. Bref, peut-être que Rest In Violence ne fera pas mouche auprès de ses pairs, mais il est clair qu’il mérite une écoute attentive de la part de tous les fans de Sodom et Thrashers qui se respectent.

Axl Meu

DEWOLFF

TASCAM TAPES

Mascot Records

Rock 70’s

Les Néerlandais de DeWolff étaient de retour en janvier dernier avec un concept et un album plutôt ambitieux. Plutôt que mettre en boîte leur nouvel album dans un quelconque studio d’enregistrement, comme le font la plupart des groupes, eux, ils sont allés à contre-courant et ont à la fois composé et enregistré leur opus sur la route, en tournée dans leur van de fortune, à l’aide du minimum syndical : leurs instruments, et un micro « Tascam ». Résultat, un album franchement sympathique de Retro Rock qui combine simplicité, esprit de légéreté et cordes pincées, un album sur lequel les fans de Led Zeppelin (et consorts) – et mêmes ceux qui ne jurent que par les bandes analogiques – ne cracheront pas. Tascam Tapes est un album simple, mais efficace, à écouter aussi bien seul à la maison qu’en soirée avec ses amis.

Axl Meu

GATECREEPER 

DESERTED

Death Metal 

Relapse Records

Depuis leur signature chez Relapse Records pour la sortie de leur premier album, Sonoran Depravation, les Américains de Gatecreeper n’ont cessé de rouler leur bosse et de peaufiner leur image de véritable référence « Death » en devenir. Et ce Deserted ne fait rien d’autre que d’enfoncer le clou : toujours ces même sonorités identifiables, celles tout droit venues de la scène de Tampa (ou de la scène de Stockhölm, à vous de voir), ce souffle bien gras, celui de Chase H. Mason, lui qui a un véritable penchant pour les morceaux plutôt mid-tempo, mais aux rythmiques ravageuses (« From The Ashed », « Ruthless »). Un véritable coup de cœur pour nous, et une formation qu’il nous tarde dès à présent d’apprécier sur scène, notamment cet été dans le cadre du Rock In Bourlon et du Motocultor. Avis aux amateurs de Death à l’ancienne « réactualisé », Gatecreeper est le groupe « espoir » que plus personne n’osait espérer !  

Axl Meu

SPECTRAL WOUND

INFERNAL DECADENCE

Black Metal

Les Fleurs du Mal Productions

Deuxième album des Québecois de Spectral Wound… Et c’est une véritable tempête de glace qui s’inscrit au croisement entre la seconde et troisième vague de Black Metal, un peu comme si se cotoyaient la furie d’At The Heart of Winter (Immortal) et la mélancolie d’Exercises In Futility (Mgła). L’éveil déchirant s’éclipse dans le souffle glacial des blasts qui perfore votre chair, et les riffs éclairs givrent votre sang. Avec une production nette et vivace, l’immersion mystique dans les région septentrionales est infaillible. Enfin, la tempête s’estompe sur la dernière piste « Imperial Thanatosis », rappelant alors une divinité funeste, un titre plus lent qui conclut l’œuvre à la manière d’un dernier soupir. Spectral Wound livre un album de bonne facture qui s’adresse à tous les amateurs du genre. Où le froid du Grand Nord côtoie le culte de la mort… 

Thomas Deffrasnes

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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