Après une soirée marquée au fer rouge par les musiques sombres, Heretik Magazine remet le couvert pour la dernière soirée de cette troisième édition. Alors, n’y allons pas par quatre chemins, l’affiche du dimanche, pourtant bien sympathique, n’a guère suscité l’intérêt de ses pairs. Seule une petite cinquantaine de pèlerins a trouvé bon faire le déplacement jusque Huy pour assister au concert de Vathya, Atrystos, Max Pie et Ultra-Violence pour une programmation placée sous le signe de la diversité, avec du Metalcore, du Death Metal parodique, du Power Metal et du Thrash « revival ». 

Texte : Axl Meu

Crédit photos : Maurice Delciotto


Et il n’est point aisée de lancer les hostilités quand la foule ne se bouscule pas au premier rang. Et pourtant, Vathya, du haut de ses deux ans, est venu, s’est produit dans la seule optique de convaincre. En effet, la formation Belge n’a peut-être pas encore l’étoffe des plus grands, mais en a tout l’air. Il faut dire que leur prestation ne laisse que trop peu de place à la fioriture à cet ensemble que l’on pourrait qualifier de « Modern Metal », lieu de rencontre de toutes les fantaisies de ses membres qui se livrent aussi bien à des expérimentations « Djent » qu’à des expérimentations  »ambiantes ». Bref, il y a fort à parier que la jeune formation est ressortie grandie de cette expérience ! 

La région des Hauts-de-France regorge en formations toutes plus prometteuses les unes que les autres. Et Atrystos aspire à devenir l’une d’entre elles. Pour ce faire, le gang amiénois multiplie les dates ici et là… C’est donc une semaine après leur prestation dans le cadre du festival « Les Griffes du Nord » que nous retrouvons ces cinq joyeux guerriers « venus du futur » à Huy, toujours partants pour faire profiter les fans de musique « Metal » de leur sens de l’humour, bien à eux, avec des morceaux decalés qui parfois rendent hommage à Charles Ingalls (« Charles Ingalls Forever »), sur un ensemble Death/Thrash, parfois mal exécuté et banal à souhait. Certes, il faut reconnaître que les membres y mettent du leur (surtout que vu le manque d’audience, beaucoup se seraient défiler à leur place), mais le concert était bien trop poussif, voire lourd, pour que nous nous y retrouvions. 

Avec Max Pie, le niveau monte d’un cran, voire de deux ! En effet, les Belges bousculent le Thrash/Death poisseux de ses prédécesseurs, avec un gig, certes, on ne peut plus classique, mais mené avec charisme et fermeté par Tony (superbement en voix d’ailleurs) et ses compagnons de route pour un show grandiloquent estampillé « Power/Prog Metal cosmique ». En effet, la formation tire profit des conditions de jeu proposé par la salle et semble nous livrer le concert de sa vie, marqué par des clins d’œil solennels envers « Lucy » – ancêtre du genre humaine, épaulés par des vocalises aiguës d’une rare efficacité, eux-mêmes soulignés par les solis gargantuesques de Thibaut Basely. Bref, pas besoin d’en faire plus quand on semble prendre autant de plaisir à se produire sur scène. Bravo ! 

Tête d’affiche le temps d’une soirée, les Italiens d’Ultra-Violence auraient sans doute fait carton-plein s’il s’était produit la veille. Car il est évident que le Thrash « Revival » des Italiens se prête particulièrement au headbanging et toute autre animations du genre que seuls les riffs « Thrash » (en ‘triolet’, plaqués, aux tempos effrénés) sont capables de susciter. Alors, certes, ceux qui ont fait le déplacement  n’ont pas boudé leur plaisir en faisant honneur comme il se doit au show d’Ultra-Violence, introduit par la bande originale d’Orange Mécanique, puis reprenant une partie les gros morceaux de la formation (notamment « LFDY » et « The Way I’ll Stay »), mais auront été toutefois déconcertés par la pauvreté du set. Quelques petits tours de piste, et puis s’en vont pour un concert ultra-maigre, mais ultra-efficace pour finir. 

Un samedi bien mémorable, un dimanche qui le sera moins. Gageons que cette troisième journée en demi-teinte poussera l’équipe du Heretic Metal Fest à modérer ses idées et à revoir sa copie pour la prochaine édition ! 

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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