La première journée du Cernunnos Pagan Fest a été une réussite. Le public était au rendez-vous, les concerts de qualité et la ferme du Buisson a été l’écrin parfait en combinant musique, culture et artisanat. Cette journée de dimanche est très attendue avec un programme chargée avec nombres d’animations pour petits et grands. Dimanche oblige tout commence plus tôt pour éviter une fin trop tardive. Mais cela ne va pas handicaper les premiers groupes, le parking est déjà plein à craquer et l’Abreuvoir va vite être rempli pour la première prestation.

Par Franck Lasselle

Photos : Maurice Delciotto


Cette ouverture se fait avec les français de Frekkr. Ils sont originaires de Nancy et œuvrent depuis 2005 dans un Black Metal teinté de Folk et de Pagan. Auteurs d’un EP et d’un album, ils reviennent sur les anciennes légendes nordiques et mythologiques, le tout chanté en français. Les fans sont au rendez-vous, certains ayant même fait le déplacement exprès. L’intro glaciale donne le ton et pose une ambiance puis avec « Le Prix du Sang », le groupe lance son concert idéalement. Le début très Black colle une belle tarte. Le chant hurlé est intense, puis le chant clair médiéval fait son effet et plonge l’auditoire dans un autre temps. Il y a une force certaine et des mélodies épiques remarquables. Le public ne s’y trompe pas et réserve un bel accueil au groupe. La suite sur « Que Grondent ces Terres » est toute aussi réussie avec la même intensité et les chants parfaitement en osmose. Un esprit médiéval règne sur la salle. La suite avec « Imperator Attila » va amener un côté guerrier épique remarquable porté par un chant clair déclamé avec conviction. Black et Pagan se mixent à merveille et la suite avec « L’Ephémère et l’Immuable » va amplifier cela avec une emphase et de la mélancolie à fleur de peau. Le public n’en perd pas une miette et fait un joli triomphe au groupe. « Des Cendres renaîtront les Mondes » se fait très efficace avec un bon côté Viking, un rythme intense et un break épique porté par le chant clair. Dans le même esprit, « La Lignées des Nains » est une autre réussite. « Brulez Cette Ruine » achève le concert avec un côté Pagan Black remarquable d’intensité. Frekkr a donné un concert remarquable, vivant et authentique. Il a porté les légendes d’antan avec sincérité et a été une belle découverte pour pas mal de personnes. 

Dans le Halle, nous restons en France avec Infinityum pour l’ouverture des hostilités. Originaire de Nantes, le groupe œuvre depuis 2016 dans un Pagan/Metal teinté de Folk avec une facette épique et symphonique. Ce cocktail a donné deux albums teintés de médiéval et d’heroïc-fantasy dans la lignée d’Ensiferum ou Equilibrium. La salle est pleine et chacun attend une fête guerrière et épique. L’intro pose l’ambiance puis avec « Alliance », le concert est lancé sur les chapeaux de roue. Le côté rentre dedans fait son effet avec un côté death costaud. Le chant hurlé typique et un côté guerrier plongeant au cœur de la bataille. Le concert est bien lancé et le public est chaud. Avec « Fangs Claws And Horns », la fête va être encore plus folle. Le rythme est costaud avec un côté dansant et remuant. On nage dans un pur Pagan/Folk festif avec une sacrée puissance de feu et un bon chant clair. « A Glimmer Of Hope » est dans le même ton avec ce mixe entre puissance bruts et aspects accrocheurs. L’accueil est chaleureux et le groupe apprécie cette belle ambiance. Il enfonce le clou avec « Spirits Of The Forest » qui se fait tout aussi entrainant et déclenche de jolis pogos. « Liver To Fight » est l’occasion d’un wall of death dans des premiers rangs bien chauds avec toujours ce ton Pagan chargé de death. Le final va être dantesque et festif. « Holy Warrior » et « Blood Moon » sont de jolies claques mixant les influences du groupe. « Brothers Of Drink » est le titre parfait pour finir ce joli concert avec un côté fédérateur et amical en forme de communion totale avec le public. Infinityum a proposé une prestation fraiche et énergique. Il a ravi son monde avec une bonne humeur communicative et un côté sympathique très agréable.

Dans l’abreuvoir, la salle affiche complet pour accueillir Veliocasses. Les rouennais se situent dans le cœur de cible du festival avec un Pagan teinté de Metal mettant la face Folk en avant. On retrouve en effet du violon, de la guitare acoustique ou encore de la flute pour un résultat dépaysant au cœur des légendes gauloises. Le voyage est déjà entamé avant le début avec un décor sobre et beau et des musiciens en tenues médiévales. La très belle introduction, « Ratanhos Viros », est parfaite pour entrer dans cet univers avec un côté apaisant et délicat. Le plongeon dans l’univers médiéval se fait avec « Bardos ». Le mariage des genres est parfait. Le growl colle au mur tandis qu’une âme se dégage grâce à un parfait mariage des sons avec notamment une superbe mélodie au violon. L’impression d’écouter une histoire ancienne est palpable et la suite avec « Sequana » va confirmer ce sentiment. Le titre est une belle ritournelle Folk montant savamment en puissance avec un bon côté métallique avec le growl. L’accueil est excellent, le public vit le concert à fond avec une ambiance familiale. « Vaate » démarre parfaitement avec un air de violon superbe. Puis le côté Folk se met en avant avec ce côté Death qui amène la face Pagan. Assez longs, les titres permettent de s’immerger dans un univers ancien et il règne dans la salle une atmosphère particulière pleine de charme. Le groupe mixe force et délicatesse avec classe et fait voyager son auditoire. Tout cela se termine avec « Ad Sireton » et le résultat est envoutant et empreint d’une grande fraicheur. Veliocasses a donné un superbe concert. Il a charmé son public avec un côté envoutant très fort. Le groupe est jeune et on ne peut que lui prédire une belle carrière s’il continue sur cette lancée.

La France est toujours à l’honneur dans la halle avec l’arrivée de Toter Fisch. Formé en 2010 et auteur de deux Ep et un album le groupe évolue dans un Folk Pirate Metal influencé par Alestorm avec un côté Death dansant proche de Finntroll. Accordéon et gouvernail sont de sortie pour un voyage sur un bateau pirate. La fête est en vue et le public ne s’y trompe pas. Il remplit la salle et dès l’intro avec percussions dans cet esprit emmenant en mer, c’est l’explosion. L’enchainement rapide avec « Rise The Black Flag » met le feu. Le côté épique fait son effet, l’accordéon amène la touche Folk et le growl la puissance et l’intensité. L’esprit est là et le passage avec chant clair et chœurs colle le frisson. L’accueil est excellent et on sent le groupe motivé pour en découdre. La suite avec « The Legend » est toute aussi festive. L’ensemble est rythmé et entrainant avec des passages épiques et mélodiques. L’accordéon se fait une belle place et la salle répond très bien. « Maelstrom » est l’occasion de savourer un circle-pit. On y retrouve un ton plus Pagan et Folk avec un esprit sombre et mystérieux prenant. L’enchaînement entre « Cursed » et « Mami Wata » est remarquable. La première instrumentale plonge l’auditeur au cœur des légendes marines, puis la deuxième avec le coté Death mis en avant est un moment furieux et l’occasion d’un wall of death sympathique. Le côté Folk déjanté le fait bien avec l’esprit d’un Finntroll planant sur la salle. Cet esprit se retrouve totalement dans « Undead Crew ». Plus sombre, le titre est une réussite avec un bon refrain et l’esprit des mers qui règne. Le concert approche de son terme et la fête va être totale avec trois excellents titres. « Epilogue » est un joli moment festif. « Back To Nassau » a un joli parfum d’aventures avec une mélodie superbe à l’accordéon, un chant hurlé entrainant et un rythme soutenu donnant envie de danser. « Dancing In The Frog » plonge l’auditeur droit dans le bateau des pirates avec une autre belle mélodie et toujours ce côté rythmé teinté de Folk entrainant porté par des chœurs guerriers. Toter Fisch a proposé un joli voyage au pays de la piraterie. Il a porté son public sous le signe du drapeau noir avec classe et une envie forte et une sympathie communicative. 

Avec Ymyrgar, nous partons en Tunisie avec un groupe formé en 2012 qui fait office de pionnier sur son continent en matière de Pagan/Folk.Le groupe joue pour la première fois en France et sur la petite scène les sept musiciens emplissent l’espace. Ils sont tous maquillés dans un pur esprit Folk et cela fait son effet. Auteur de deux albums, le groupe s’inspire de la mythologie du nord avec un nom renvoyant au géant primitif Ymir. La salle est pleine et après que Minato ait rapidement présenté le groupe le ton est donné avec « For Whom Blood Shall Be Shed ». Ce long titre est un excellent moment taillé dans un Pagan Folk costaud avec un growl féroce. Le mixe entre puissance et mélodie se fait bien avec une âme Folk présente. Le passage en voix clair est parfait avec un côté épique et guerrier. Cet excellent titre plein d’emphase ravit le public et le succès est au rendez-vous. Le groupe est heureux d’être là et la suite avec « Beyond Utgard’s Wall » est parfaite. Le mélange fonctionne toujours avec le violon se mixant à la puissance métallique pour un gros trip intense. Les passages Black sont costauds, et le final calme et Folk avec chant clair est superbe. Derrière « The Frozen Abyss » est de la même force. Le groupe joue sur les ambiances avec classe. Il propose un excellent un Pagan/Folk et ravit le public avec un parfait équilibre entre chant clair et growl. Plus sombre, « Throne Of The Damned » est portée par le violon. Elle entraine le public dans un tourbillon émotionnel avec un joli final Folk et une bonne dose de puissance. Dans la suite, le groupe ne va pas relâcher la pression et confirmer un talent certain pour un genre nordique qu’on ne l’imaginait pas proposer à priori. Ymyrgar a proposé un concert remarquable, il a fait taire les préjugés avec talent en montrant qu’on pouvait excellent dans le Pagan/Folk quel que soit l’endroit d’où on vient. Il a ravi le public, et on lui souhaite de continuer sur cette belle lancée avec cette sympathie et cette bonne humeur. 

Avec Sojourner, nous retrouvons un groupe basé en Nouvelle–Zélande, mais avec des musiciens de tous les horizons, de l’Italie à la Suède en passant par les USA et le Royaume-Uni. Entre Black Metal atmosphérique et Metal épique teinté de Folk, le groupe propose un mariage des genres en forme d’hymne à la nature avec un gout pour l’heroïc-fantasy. Ce mélange prometteur a attiré la foule et d’entrée le groupe frappe fort avec « Bound By Blood ». Le titre mélange les ambiances avec un growl costaud et une mélodie folk très agréable. Il y a aussi un côté atmosphérique superbe pour un résultat parfait. La suite va être remarquable. Entre un début calme à fleur de peau teinté de Folk, un growl teinté Black tout s’emboite parfaitement. Il y a un côté mystique habité et une classe remarquable. De plus, l’intervention au chant de Chloé embarque le titre dans une autre dimension et fait un carton auprès du public. Le concert est lancé parfaitement, le public est ravi et avec « Aerons Of Valon », le groupe enfonce le clou. Puissance, mélodie et passages atmosphériques se mixent avec force et avec une belle teinte épique qui fait voyager. Le chant délicat de Chloé amenant une belle force d’âme. « An Oath Sworn In Sorrow » est un très bon moment du concert. Le titre alterne les ambiances avec classe. Quand la puissance prime cela fait mal et quand le côté atmosphérique prime il y a du Tiamat pour la force mélancolique. Les chants masculins et féminins se mixent bien et le résultat est brillant. Le concert est une réussite qui fait partir loin. La suite va être aussi brillante. « Titan » démonte, tous les ingrédients y sont avec le charme du Folk, la puissance Death et le chant féminin apaisant. Le groupe apprécie l’accueil et avec « The Shadowed Road », il confirme ses qualités musicales avec toujours ce mélange si subtil des ambiances. Le concert donné par Sojourner restera comme un des grands moments du week-end. Le groupe mixe les influences avec intelligence, son côté international lui donne un côté fédérateur, on suivra ses aventures, notamment un nouvel album prévu bientôt, avec impatience et curiosité.

Pour la suite dans l’abreuvoir, le terme de voyage va s’avérer être le plus adapté du week-end. Avec Bloody Tyrant, nous partons vers Nantou à Taiwan. Depuis 2009, le groupe a sorti quatre albums et œuvre dans un Folk Metal teinté de Death et de Black avec des sonorités asiatiques au travers de la Pipa, un instrument chinois de la famille du Luth. La petite salle est blindée, le groupe joue peu en Europe et personne ne veut rater un concert événementiel. L’ambiance est chaude à l’approche du début, puis après une rapide présentation la chaleur monte d’un cran avec le premier morceau. « Genesis » lance la sauce avec force. On retrouve un ton bien hargneux très Black avec un chant hurlé impressionnant. Les passages traditionnels le font bien et tout cela fonctionne dans l’esprit de The Hu et autres formations du genre. La voix claire du bassiste amène une force d’âme et tout cela fait un carton. « Final Battle Of Sun-Moon Lake » est encore plus costaud en forme de tartine Black Metal intense. Le public apprécie et un passage oriental fait son effet et illumine la furie avec un solo furieux efficace. L’ensemble est dynamique et festif avec un petit côté Finntroll. « Ode To The Falling Rain » est plus mélancolique sur son début avec un beau passage traditionnel qui ravit le public. Puis, le ton se fait plus violent et entraine tout le monde dans un océan d’une rare brutalité. Car il ne faut pas s’y tromper le groupe n’est pas là pour s’amuser et sait envoyer du lourd. Après un court « Are Your Ready », tout repart de plus belle et cela donne avec « Eagle Fly Free », puis « Whale », des titres qui assomment l’auditoire avec force. De temps en temps, les aérations avec chant clair et passages orientaux permettent de souffler. En fin de prestation, le groupe offre exprès pour Paris un titre jamais joué encore en concert et fait le même carton avec cette belle combinaison des ambiances. Bloody Tyrant a été une belle découverte pour pas mal de monde. Le groupe joue sur l’effet de mode des groupes dits exotiques, mais il a tout pour percer tant il sait combiner puissance et mélodie.

Après cette belle tempête, nous approchons du final de la journée, le soleil se cache et la Halle s’apprête à accueillir un gros nom de la scène Folk Metal avec les Allemands de Finsterforst. Depuis 2004, dans les pas de Moonsorrow, ils mettent à l’honneur l’esprit de la nature avec de longues chansons empruntes d’humanisme. La salle est bien remplie et dès l’intro épique et grandiloquente l’accueil est parfait avec une ambiance chaleureuse. L’entame se fait sur « Nichts Als Asche ». Avec ce pavé de plus de 13 minutes, le groupe frappe fort d’entrée. Le titre prend le temps de monter en puissance puis éclate avec puissance. On y retrouve un ton Folk teinté de Pagan habité avec un growl costaud et un chant clair fort en âme. Prenant le temps de développer les ambiances, il est un superbe voyage émotionnel qui charme le public. Issu du nouvel album, « Fluch Der Seins » est un plongeon total en pays Pagan. Le groupe y montre une belle force de frappe et envoute, notamment grâce à des chœurs splendides. L’enchainement avec le titre suivant est rapide et permet de garder le public dans cet univers à part loin des modes fugaces. Le titre est épique et guerrier et porté par des chœurs impressionnants. « Fremd » se fait plus sauvage sur son début avant de partir très loin avec ce mixe d’ambiances remarquable et ce chant clair pur et profond. Autre titre récent, « Zerfall » est tout aussi efficace et prenante. Elle fait passer par tous les sentiments avec un côté Black costaud, du chant clair et des chœurs et une face guerrière épique entrainante. Au détour d’un superbe break Folk, chacun a pu ressentir toute une âme se dégager. Avec « Des Waldes Macht », le groupe repart vers son premier album et le ton se bien costaud tout en gardant l’âme Pagan/Folk au détour d’un break. Après un dernier titre tout aussi fort Finsterforst se retire après une prestation splendide. Il a su charmer son public, et l’entrainer loin et il ne fait nul doute que beaucoup se souviendront longtemps de ce concert envoutant.

La fin de la journée approche et dans l’Abreuvoir, place à la tête d’affiche et celle-ci est très attendue. En effet, le festival est allé chercher la petite pépite qui fait la différence sur une affiche avec Kalevala. Originaire de Moscou, le groupe est très rare hors de ses frontières et effectue actuellement une petite tournée européenne.  Porté par sa chanteuse Ksenia, il œuvre dans un Folk Metal chanté en russe depuis 2007 et a déjà une solide carrière avec pas mal d’albums dans l’esprit d’un Finntroll ou de Korpiklaani et d’Arkona. Chacun attend de ce concert un voyage au cœur de l’âme slave avec le charme et le mystère propres aux légendes folk des plaines de Russie. Après une intro épique grandiloquente, le groupe pénètre sur scène dans le noir et l’accordéon se fait entendre pour un début très dynamique. Puis vêtue d’une longue robe noire, Ksenia arrive et charme le public avec une voix très claire, angélique et puissante. La setlist va revisiter la riche carrière du groupe avec des titres courts et directs frais et dansants. Tout cela fait voyager avec un bon mixe entre folk par l’accordéon et métal. L’impression d’écouter de la polka dynamisée est très forte et cela donne un concert vivant et dynamique. La communion avec le public se fait rapidement dans un bel esprit de partage des cultures. Au détour d’un interlude, le groupe sort la balalaïka pour un résultat fort en âme plein de cette âme slave. Il sait aussi faire parler la poudre avec une batterie mise en avant et de bonnes parties de guitare. Au centre de tout cela le gros atout est bien le chant angélique de Ksenia et son accent russe charmant. Ce concert a clôturé en beauté la programmation de l’Abreuvoir. Kalevala a donné un concert festif sympathique. Son Folk donne la pêche et a ravi un public sous le charme de cette belle prestation.

Il reste un groupe pour finir la journée dans la Halle. Les finlandais de Turisas ont l’honneur d’achever le festival et malgré une activité réduite ces dernières années ils peuvent toujours compter sur un public fidèle qui va blinder la salle. Le groupe n’a rien sorti depuis 2013 et a juste parcouru les routes avec plus de régularité depuis deux ans. Il a prouvé qu’il restait un excellent groupe de scène avec un métal épique et symphonique teinté de folk entrainant. Le décor est splendide avec un immense backdrop et le public est impatient d’en découdre. Le concert va servir de voyage nostalgique avec une set list se concentrant sur les premiers albums évitant en grande partie un Turisas2013 mal perçu. On signalera aussi qu’au violon on retrouve Meri Tadice en invitée spéciale. L’intro épique et parlée est idéale pour instaurer une atmosphère. On retrouve le côté cinématographique propre au groupe avec un air d’Indiana Jones sympathique. Puis, le groupe lance l’artillerie lourde avec « The March Of The Varangian Guard ». Porté par un air épique irrésistible, le titre est un tube qui fait son effet avec un chant clair très pur, des harmonies vocales superbes, une emphase énorme et un refrain splendide. Le côté guerrier et accrocheur du titre entrainant le public au cœur de la bataille. Porté par un air d’accordéon « A Portage To The Unknown » est une charge épique porté par le chant limpide de Waylord. Le titre alterne les tons avec une pincée de growl en forme de claque heavy qui envoie du vent dans les cheveux. L’accueil est excellent et un après un speech sympathique le groupe fait la seule incursion de la soirée vers Turisas2013 avec « Piece By Piece ». Le titre est efficace avec la même charge épique, un growl bien costaud et des chœurs impeccables. Bien speed, le titre est porté par un excellent refrain et un bon côté folk au détour d’un break bien amené. L’ambiance monte d’un cran avec un Waylord sachant y faire pour aller chercher le public en parfait chef de meute.

Turisas a gagné son pari avec cette entame parfaite, mais il va enfoncer le clou joliment. « To Holmgard And Beyond » est séduisante avec un côté cinématographique renforcé et un excellent refrain. Waylord est bavard, on le sent heureux d’être sur scène. Il présente son invité au violon qui a évolué dans Eluveitie et lance un classique avec « The Great Escape ».  Porté par une superbe mélodie, le titre est tout aussi prenant avec de bonnes parties de growl, une intensité certaine avec ce côté épique si prenant. Avec « Cursed Be Iron », on retrouve le même ton rapide et le parfait mixe d’ambiances avec un bel air de violon et un chant hurlé qui scotche. Avant « One More », Waylord s’embarque dans un petit discours sur les bières locales qu’il semble avoir appréciées et sur le merch du groupe même si celui-ci date un peu vu le peu d’activité du groupe. Le titre fait un carton avec un côté festif et Folk. Le final approche et il va être royal. Premier gros classique balancé « Battle Metal » est précédé d’un autre discours dans lequel le chanteur évoque les débuts du groupe avec une pointe de nostalgie. La chanson fait un carton avec une énorme force épique qui fait dresser les poils. Derrière le groupe propose « Miklagard Overture ». Très épique, le titre fait un carton, la chaleur est intense et chacun apprécie le joli voyage. Il reste un titre pour finir le concert. Il s’agit bien sur de « Stand Up And Fight ». Précédé d’un compte à rebours malicieux, il met le feu à la salle. Entre son refrain fédérateur, les chœurs, le côté épique et guerrier il est taillé pour le live et donne envie de lever le poing haut. Cela achève un bon concert, Turisas joue certes sur son passé, mais il le fait avec efficacité. Le public a apprécié cette charge et ressort de la salle le sourire aux lèvres. Il reste à espérer à présent que le groupe se décide à remettre la machine en route assez rapidement.

Cela conclut un festival très sympathique, à taille humaine et qui permet de voyager de manière agréable avec une équipe très professionnelle et amicale. On souhaite au festival une belle et longue vie.

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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